DAKAR, 13 février 2026(JVFE)-Depuis le 3 février 2026, le Togo préside effectivement la Cour de justice de l’UEMA ,à l’issue d’une assemblée intérieure élective pour un mandat de trois ans.
Il succède ainsi au magistrat sénégalais Mahawa Sémou Diouf, dont le mandat est arrivé à terme après trois années à la tête de la juridiction communautaire.
Magistrat hors hiérarchie, né en 1958, Kuami Gameli Lodonou est membre de la Cour depuis février 2021, à la suite d’un acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union. Il y exerce notamment les fonctions d’avocat général. Avant son entrée à la Cour, il était secrétaire exécutif de la Commission nationale OHADA au Togo, rapporte la presse togolaise.
JVFE vous donne les détails clés de cette nomination :
- Le Président : Le magistrat togolais Kuami Gameli Lodonou a été désigné par ses pairs pour diriger l’institution.
- Mandat : Il a été élu pour une durée de trois ans, succédant au Sénégalais Mahawa Sémou Diouf.
- Installation : Son installation officielle s’est déroulée en février 2026 à Ouagadougou, au siège de la Cour.
- Profil : Avant cette élection, Kuami Gameli Lodonou siégeait déjà en tant que juge à la cour depuis 2021.
Cette élection marque une étape importante pour la diplomatie juridique du Togo au sein de l’espace communautaire.
Kuami Gameli Lodonou est diplômé de l’École nationale de la magistrature de Paris et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires obtenue à l’Université de Lomé. Le magistrat a également occupé des fonctions au sein de l’appareil judiciaire togolais, notamment à la Cour suprême.
Rappelons que la Cour de Justice de l’UEMOA est une institution créée par le Traité modifié de l’Union, qui veille à l’application et à l’interprétation du droit communautaire dans les huit États membres. Elle arbitre les conflits entre les États membres ou entre l’Union et ses agents.
À ce poste, Kuami Gameli Lodonou aura pour mission de garantir la cohérence juridique au sein de l’espace UEMOA, notamment en ce qui concerne les manquements des États à leurs obligations communautaires. Il prend les rênes de l’institution alors que l’intégration économique régionale est confrontée à des défis politiques et économiques, dans un contexte où la solidité du cadre communautaire demeure déterminante face aux enjeux régionaux.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

