Sénégal : installation et élection de Ousmane Sonko, entre autorité présidentielle et continuité parlementaire
Dakar ,26 mai 2026 (JVFE)– Après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a démissionné, ouvrant une séquence parlementaire accélérée. Les députés ont été convoqués à une séance plénière pour, d’abord, réintégrer Sonko comme député, puis élire un nouveau président de l’assemblée nationale . Cette décision reflète des divergences de longue date entre les deux dirigeants, qui avaient auparavant partagé un projet politique Le débat principal porte sur le statut parlementaire de Sonko. Alors qu’il avait annoncé lors de l’installation des nouveaux députés en novembre 2024 qu’il « déposait sa démission » de son mandat, plusieurs interprétations juridiques s’affrontent. Selon certains, la démission est implicite et Sonko aurait perdu définitivement son siège D’autres estiment qu’il s’agit d’une suspension temporaire, conformément aux dispositions révisées de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ouvrant la possibilité à Sonko de retrouver son siège dès qu’il quitte les fonctions gouvernementales Parallèlement, Sonko a récemment repris une activité active au sein de la Primature et continue de jouer un rôle stratégique au sein de son parti, le Pastef, renforçant sa position politique tout en affichant sa loyauté institutionnelle envers le président Le parti prévoit également un congrès le 6 juin 2026, confirmant Sonko comme candidat unique à sa présidence. En résumé, la situation de Sonko reste en grande partie déterminée par l’interprétation juridique en cours et l’évolution du contexte politique sénégalais, avec des implications importantes pour la stabilité de la majorité parlementaire et la recomposition des forces au pouvoir. Les semaines à venir seront cruciales pour clarifier son statut à l’Assemblée et le futur équilibre au sein de l’exécutif sénégalais. Des observateurs politiques suggèrent qu’une adaptation institutionnelle, par exemple vers un parlementarisme plus assumé ou dualiste, pourrait mieux clarifier les responsabilités entre président et Premier ministre La procédure suit le Règlement intérieur (réintégration d’un député ayant suspendu son mandat, convocation par le vice-président, Conférence des présidents pour fixer l’ordre du jour), illustrant que, malgré la crise à l’exécutif, la chambre maintient ses mécanismes de continuité. La majorité Pastef…
