Ankara poursuivra ses opérations contre le PKK « jusqu’à ce que la région soit nettoyée »

Le PKK a annoncé lundi sa dissolution et la fin de plus de quatre décennies d’une guérilla qui a fait plus de 40 000 morts

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprimant au palais présidentiel d’Ankara, en Turquie, le 4 septembre 2024. (Crédit : Francisco Seco/AP)

L’armée turque continuera ses opérations contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) « jusqu’à ce que la région soit nettoyée », a affirmé jeudi le ministère turc de la Défense, après l’annonce lundi de la dissolution du groupe armé kurde, présent principalement dans le nord de l’Irak.

Les activités conduites par l’armée d’Ankara « dans les zones utilisées par l’organisation terroriste séparatiste PKK se poursuivront avec détermination jusqu’à ce qu’il soit certain que la région est nettoyée et ne constitue plus une menace pour notre pays », a indiqué un porte-parole du ministère lors d’un point-presse avec des journalistes.

Selon une source au sein du ministère, les services de renseignements turcs superviseront la collecte des armes du PKK, avec la coopération des forces irakiennes et syriennes mais sans participation d’observateurs internationaux de l’ONU.

L’armée turque entretient des dizaines de positions au Kurdistan autonome, dans le nord irakien, d’où elle mène depuis des années des opérations terrestres et aériennes contre le PKK, qui avait été contraint de s’y replier.

Mazloum Abdi (3e à droite), commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), et Hamid Darbandi (2e à droite), envoyé du politicien kurde irakien Masoud Barzani (chef du Parti démocratique du Kurdistan), assistant à la conférence pan-kurde « Unité et consensus », à Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, le 26 avril 2025. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Ankara, qui annonce régulièrement la mort de soldats dans la région, continuera d’y mener des inspections et d’y détruire des abris, grottes et armes utilisés ou appartenant au groupe armé kurde, a ajouté le porte-parole du ministère de la Défense.

Le PKK a annoncé lundi sa dissolution et la fin de plus de quatre décennies d’une guérilla qui a fait plus de 40 000 morts, répondant à un appel en ce sens lancé fin février par son chef historique, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999.

« Le démantèlement [du PKK] doit être mis en œuvre sans délai », a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense.

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