Marchés:Actualités du vendredi 21 novembre 2025

A l’instar de ses homologues européennes, la Bourse de Paris a débuté la semaine dans le rouge. Le CAC 40 a même aligné une troisième séance consécutive de repli et a perdu sur cette période 1,48%. La tendance a été toujours fragilisée par les craintes entourant la politique monétaire de la Fed, mais aussi par l’attente des résultats du géant Nvidia, mercredi, et des publications macro-économiques américaines retardées par le «shutdown». De son côté, l’Euro Stoxx 50 s’est replié de 0,89%, à 5 642,93 points. Côté statistiques, la croissance annuelle de l’ensemble de l’Union européenne devrait s’élever à 1,4% en 2025 et 2026, puis accélérer à 1,5% en 2027, selon les prévisions économiques de l’automne, la Commission européenne. Pour la zone euro, le PIB devrait croître de 1,3% cette année, puis de 1,2% en 2026 et enfin de 1,4% en 2027. Une hausse de 0,9% était auparavant attendue cette année et de 1,4% l’année prochaine.

C’est la même ambiance à New York avec un indice Dow Jones qui a cédé 1,18%, à 46.590,24 points. Le S&P 500 a perdu 0,92%, à 6.672,41 points et le Nasdaq Composite a reculé de 0,84%, à 22.708,075 points. La prudence domine à l’approche des rendez-vous clés de la semaine, qui pourraient être déterminants pour influencer l’opinion des investisseurs sur le secteur de l’IA et la politique monétaire américaine. Tous les regards sont tournés vers le rapport sur l’emploi du mois de septembre, dont la publication a été reportée à jeudi, et qui devrait confirmer les indicateurs privés précédents montrant un ralentissement du marché du travail.

Valeurs en vue

Dassault a survolé la séance alors qu’Emmanuel Macron a reçu Volodymyr Zelensky ce lundi à Paris. A cette occasion, l’Élysée a annoncé que l’Ukraine allait acheter jusqu’à 100 Rafale à la France. Après une brève rencontre avec des responsables de l’industrie française de l’armement à son arrivée sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, Volodimir Zelensky et Emmanuel Macron, venu l’accueillir, ont signé une “lettre d’intention” sur une estrade installée sur le tarmac, où étaient exposés un Rafale et d’autres équipements militaires de défense antiaérienne et de missiles, devant des drapeaux des deux pays. Les réunions de lundi pourraient également donner lieu à des accords portant sur des systèmes de défense aérienne SAMP/T supplémentaires ainsi que sur des systèmes et des missiles anti-drones, ont déclaré deux sources, sans être toutefois en mesure de préciser comment ces accords seraient financés.

Mardi 18 novembre

CAC 40 : -1,86% à 7.967,93 points et 4 milliards d’euros échangés

La séance

La Bourse de Paris conclut la séance sur un repli marqué, plombée par le secteur auto (-4,4% pour Stellantis, -3,8% pour Renault) ou encore par Pernod Ricard (-3,6%) 39 des 40 valeurs du CAC sont en rouge, seul Euronext se maintient hors de l’eau, à +1,3%. Le décrochage des cours ne se limite pas à Paris : l’Euro Stoxx 50 lâche 1,9%, Londres recule de 1,4%, le DAX cède 1,8%. La flambée de 8,5% du VIX, qui franchit les 24, valide d’ailleurs un mauvais scénario technique où la volatilité pourrait s’enflammer à tout moment en direction des 30 points, signe de stress maximum. La nervosité s’accentue sur les marchés la veille de la publication très attendue des résultats trimestriels de Nvidia, qui donneront sans doute aux marchés la direction à suivre pour les séances et les semaines à venir.

Le climat est aussi morose de l’autre côté de l’Atlantique. L’indice Dow Jones a cédé 1,07%, le S&P 500 a perdu 0,83% et le Nasdaq Composite a reculé de 1,21% à 22.432,846 points. Les investisseurs attendent notamment la publication des résultats trimestriels de Nvidia, prévus mercredi après la fermeture de Wall Street.

Valeur en vue

Rubis a sèchement reuclé alors que le groupe indique avoir été condamné lundi à une amende de 64,2 millions d’euros, solidairement avec sa filiale Rubis Énergie, ainsi qu’à une amende de 430.000 euros, solidairement avec son ancienne filiale Rubis Terminal, par l’Autorité de la concurrence. Cette décision sanctionne plusieurs acteurs pour une entente anticoncurrentielle dans l’approvisionnement, du stockage et de la distribution de carburants en Corse entre 2016 et 2022. Le montant total des sanctions prononcées s’élève à 187,4 millions d’euros. Se disant “consterné par la teneur de la décision” et “réfutant avec fermeté les pratiques reprochées par l’Autorité”, Rubis réitère son engagement à “se conformer pleinement à l’ensemble des réglementations applicables, notamment au droit de la concurrence”.

Mercredi 19 novembre

CAC 40 : -0,18% à 7.953,77 points et 3,2 milliards d’euros échangés

La séance

Après avoir ouvert en rouge puis rebondi au-delà des 8.000 pts, la Bourse de Paris conclut finalement la séance sur un repli limité de 0,18%, à 7953 pts, soutenue par Saint-Gobain (+1,6%) et Hermès (+1,4%) mais freinée par Kering (-4,2%) et Thales (-2,5%). L’indice, comme tous les investisseurs du monde a joué la prudence avant les résultats de Nvidia. Sur le front des statistiques, le taux d’inflation annuel de la zone euro était de 2,1% en octobre, après 2,2% le mois précédent, et celui de l’Union européenne était de 2,5%, après 2,6% en septembre, selon Eurostat, qui confirme donc son estimation rapide pour la zone euro.

La Bourse de New York a, elle, fini en territoire positif après une séance en dents de scie, les valeurs du secteur de la technologie regagnant du terrain avant la publication des résultats trimestriels de Nvidia. L’indice Dow Jones a gagné 0,10% à 46.138,77 points quand le Nasdaq Composite grimpait de 0,59% à 22.564,229 points. Le marché a légèrement réduit ses gains après la publication du compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. Les investisseurs craignent également de voir la faiblesse du marché du travail persister avant la publication jeudi du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis, retardé par l’impasse budgétaire à Washington.

Valeurs en vue

Vivendi a cédé 13,6% à la Bourse de Paris après des informations du quotidien Le Monde selon lesquelles la Cour de cassation pourrait se prononcer en faveur du groupe Bolloré dans l’affaire de la scission du groupe contestée par un de ses actionnaires minoritaires, le fonds activiste parisien CIAM. Une telle décision pourrait remettre en cause l’obligation pour Bolloré de lancer une offre publique d’achat (OPA) sur Vivendi, souligne Alexandre Desprez, analyste chez Alphavalue, auprès de Reuters. Dans une décision choc délivrée en avril, la Cour d’appel de Paris a estimé que le groupe Bolloré, contrôlé par l’homme d’affaires Vincent Bolloré et premier actionnaire de Vivendi avec 29,9% du capital, contrôlait de fait le groupe Vivendi. Dans ce cadre, elle a demandé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) de réexaminer l’opération de scission du conglomérat réalisée fin 2024. Cette scission est contestée par le fonds CIAM qui estime qu’elle n’a pas respecté le droit boursier et nui aux actionnaires minoritaires. Le fonds estime que Bolloré aurait dû proposer une offre publique de retrait (OPR) pour offrir une porte de sortie aux actionnaires minoritaires – comme Bolloré aurait été obligé de le faire s’il avait eu le contrôle officiel de Vivendi. Face à la décision de la Cour d’appel, l’AMF a ordonné en juillet au groupe Bolloré de déposer sous six mois un projet d’OPA puis d’OPR sur les actions Vivendi qu’il ne détient pas déjà, une décision ouvrant la voie à une indemnisation des actionnaires minoritaires. Mais selon un article du Monde paru mercredi, l’avocat général de la Cour de cassation a recommandé de désavouer la Cour d’appel. Cet avis ne préjuge en rien de la décision de la haute juridiction, attendue le 28 novembre, mais le quotidien affirme qu’une “cassation sans renvoi”, permettant de clore le dossier sans retour en cour d’appel, est “envisagée”.

Jeudi 20 novembre

CAC 40 : +0,34% à 7.981,07 points et 3,6 milliards d’euros échangés

La séance

On dirait bien que l’effet Nvidia a fait Pschitt à la Bourse de Paris. Tout avait bien commencé, dans la foulée des marchés asiatiques mais ce bel optimisme a fini par s’étioler dans la dernière heure de cotation et le CAC 40 termine finalement sur une progression modeste et des volumes d’échanges qui le sont tout autant. L’indice de volatilité Vix, surnommé l’indice de la peur a fait le chemin inverse : en nette détente pendant la journée, il a brutalement remonté.

Côté statistiques, le rendez-vous incontournable de la journée, c’était la publication des chiffres de l’emploi américain pour… septembre. Initialement programmé le vendredi 3 octobre, le rapport du Département du travail avait été reporté du fait de la fermeture partielle des administrations fédérales pour cause de “shutdown”. Résultat, les créations sont 2 fois et demi plus nombreuses qu’attendu à +120.000 (le consensus des économistes était de 50.000 créations de postes après 22.000 en août) mais le taux de chômage progressait de 4,3 vers 4,4%. Confirmant la vigueur du marché du travail, les inscriptions aux allocations chômage du 10 au 15 novembre sont ressorties en baisse de -8.000 à 220.000 contre 228.000 la semaine précédente.

L’enthousiasme suscité par les résultats trimestriels de Nvidia a également fait long feu jeudi à Wall Street, où le risque d’une survalorisation des entreprises liées à l’IA (intelligence artificielle) a repris le dessus à mi-séance et tiré les indices vers le bas. Le Dow Jones .DJI a perdu 0,84%, à 45.752,26 points, le S&P 500 .SPX a cédé 1,56%, à 6.538,76 et le Nasdaq Composite a trébuché plus lourdement encore (-2,15%), à 22.078,05 points. Malgré les propos du PDG de Nvidia Jensen Huang, qui a nié l’existence d’un tel scénario de bulle en parlant d’un “cercle vertueux” (lire ci-dessous), les investisseurs s’interrogent toujours sur les perspectives de rendement de la technologie, les dépenses astronomiques du secteur en infrastructures et le recours à l’endettement pour les financer.

Valeur en vue

C’est peu de dire qu’ils étaient attendus. La tenue des marchés dépendait des résultats d’une seule enteprise. Et ils n’ont pas déçu. Le géant américain des puces électroniques Nvidia est resté sur un rythme de croissance effréné au troisième trimestre de son exercice décalé, toujours soutenu par une demande qui “continue d’accélérer”, selon son patron, Jensen Huang. Le bénéfice net pour le trimestre clôturé fin octobre a bondi de 65% sur un an, à 31,9 milliards de dollars, selon un communiqué publié mercredi, un chiffre salué à Wall Street, où l’action du groupe était en hausse de près de 4% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, indicateur le plus suivi par les investisseurs, le bénéfice ressort à 1,30 dollar, contre 1,26 attendu par les analystes. Le chiffre d’affaires a progressé, au total, de 62% par rapport à la même période de l’an dernier, à 57 milliards de dollars. Et Nvidia ne voit pas son élan ralentir, tablant sur une croissance de 65% de ses revenus pour le trimestre en cours, un rythme sensiblement supérieur à ce qu’anticipent les analystes, Matt Britzman le qualifiant de “monstrueux”. Le groupe de Santa Clara (Californie) annonce aussi une marge brute comprise entre 74,8% et 75%, toujours pour le quatrième trimestre (clôturé fin janvier) soit un niveau plus vu depuis cinq trimestres. “On parle beaucoup de bulle IA”, a dit Jensen Huang lors de la conférence téléphonique de présentation de résultats. “De là où nous sommes, nous voyons quelque chose de différent. (…) Nvidia est un accélérateur sans égal.”

Vendredi 21 novembre

CAC 40 : –

La séance

Les principales Bourses européennes évoluent en nette baisseen début de séance, dans un climat d’aversion généralisée au risque alimentée par les inquiétudes sur les valorisations très élevées des valeurs de la technologie.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,85% à 7.913,36 points vers 08h19 GMT. A Londres, le FTSE 100 cédait 0,85% et à Francfort, le Dax reculait de 1,35%.

Valeur en vue

Ubisoft UBIP.PA  se distingue sur le SBF 120. L’éditeur de jeux vidéo a repris sa cotation à 10h avec une publication appréciée. Le créateur des d’Assassin’s Creed ou Lapins Crétins a fait état de réservations nettes (“net bookings”) à 490,8 millions d’euros, en hausse de 39% sur un an et dépassant largement ses propres estimations (450 millions d’euros). Après un premier trimestre en-dessous des attentes, Ubisoft fait état de net bookings à 772 millions d’euros au premier semestre, en hausse de 20% par rapport à l’an dernier, avec 34 millions de MAU et 88 millions d’utilisateurs uniques sur consoles et PC, en légère baisse hors XDefiant. Pour le troisième trimestre, le groupe table sur des réservations nettes à environ 305 millions d’euros.

L’éditeur de jeux vidéo avait annoncé la semaine dernière le report de la publication de ses résultats pour le premier semestre. Lors d’une conférence de presse vendredi, le directeur financier Frederick Duguet a déclaré que la publication des résultats au premier semestre a été retardée en raison de la nomination d’un nouvel auditeur. Ubisoft avait également demandé la semaine à Euronext la suspension de la cotation de ses actions et de ses obligations jusqu’à la diffusion de ses chiffres.

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L’ouverture à -1,25% et un point bas touché à 7.875,87 points ont fait penser à une séance difficile pour le CAC40 parisien, mais au fil des minutes, ce dernier semble reprendre du poil de la bête et ne perd plus que 0,50% à 9h30, repassant les 7.900 points à 7.940 points.

Hier, l’indice parisien avait finalement fléchi à l’issue de la séance, clôturant sous le niveau des 8.000 points au-dessus duquel il avait pourtant passé la majeure partie de la journée. Ce matin, pas de miracle donc pour la place parisienne qui évolue dans le sillage du Nikkei japonais qui, en clôture, a cédé 2,40%. L’ensemble des marchés asiatiques a plongé ce matin, pénalisés par les valeurs technologiques.

Wall Street qui pointait en nette hausse en début de séance est aussi rapidement retombée dans ses travers pour terminer en net recul hier soir, malgré des résultats et des prévisions particulièrement solides du géant de l’IA, Nvidia mercredi. Il faut dire que les anticipations de baisse de taux de la Fed en décembre ont encore reculé, tandis que la publication du rapport sur l’emploi américain de septembre, bien meilleur que prévu du point de vue des créations de postes, a déprimé la tendance.

La Bourse de Paris freinée par les inquiétudes sur les valorisations des valeurs technologiques.

La Bourse de Paris recule vendredi dans un marché marqué par l’incertitude, les investisseurs s’interrogeant sur la légitimité des valorisations élevées des valeurs liées à l’intelligence artificielle.

L’indice vedette CAC 40 reculait de 0,22% vers 09H55, soit de 17,72 points, s’établissant à 7.963,35. La veille, alors que l’indice prenait plus de 1% en séance, il a finalement terminé en légère hausse de 0,34%, à 7.981,07 points, abandonnant ainsi une bonne partie de ses gains à la clôture.

“Une inquiétude majeure porte sur le fait que l’emballement pour les investissements en IA pourrait ne pas générer les rendements attendus, d’où la forte correction des valeurs technologiques ce mois-ci” et le fait que “les investisseurs se questionnent toujours sur les valorisations élevées des actions liées au secteur”, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche économique pour XTB.

Après une réaction initialement positive dans la foulée de la publication mercredi soir des résultats du géant américain des puces électroniques Nvidia, qui est aussi la première capitalisation boursière du monde, le vent a commencé à tourner la veille peu après l’ouverture des marchés américains jeudi.

“Le stress est monté d’un cran avec l’apparition d’un signal que personne n’avait vraiment anticipé: la nervosité s’est déplacée du marché actions vers le marché du crédit” les investisseurs cherchant à se protéger “contre un potentiel dégonflement de la bulle technologique”, explique John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.

“L’opinion du marché devient de plus en plus polarisée entre ceux qui crient à la bulle et ceux qui sont prêts à continuer de courir. Cette dynamique conduira à une volatilité accrue et à de grands mouvements”, estime Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Dans ce contexte d’incertitude, “le marché éprouve un remords à être acheteur face à des valorisations technologiques trop élevées, et il faudra du temps pour que ce sentiment se dissipe”, estime quant à elle Kathleen Brooks.

Veolia acquiert l’américain Clean Earth

Veolia: Le géant des services à l’environnement (-0,63% à 27,85 euros) a annoncé vendredi l’acquisition de l’américain Clean Earth, spécialisé dans le traitement de déchets dangereux, pour une valeur d’entreprise de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros).

Ubisoft annonce la finalisation de son deal avec le géant chinois Tencent, la cotation en Bourse reprend

 Jeudi dernier, le poids lourd français du jeu vidéo avait annoncé le report de la publication de ses résultats semestriels et la suspension de sa cotation sur la Bourse de Paris, sans donner d’explication. Ubisoft a déclaré qu’il s’agissait d’un souci de validation de ses états financiers et comptables. La cotation du titre a repris à 10 heures.

Tout ça pour ça… Une semaine après avoir reporté, sans donner de raison, la publication de ses résultats semestriels au tout dernier moment et suspendu sa cotation sine die sur la Bourse de Paris, Ubisoft vient enfin de donner des explications, alors qu’un vent de panique commençait à gagner les investisseurs. Et il s’agit finalement d’un souci de validation de ses états financiers et comptables, le groupe ayant dû effectuer un retraitement sur l’exercice 2024-2025, après avoir changé de commissaire aux comptes.

« Suite à la position de ses auditeurs dans le cadre de l’examen des comptes financiers du premier semestre, la société a revu son analyse relative à la reconnaissance du revenu […]. Cette position, désormais appliquée par le groupe, a également eu pour conséquence qu’un partenariat signé au T2 FY2025-26 ne soit pas reconnu en chiffre d’affaires IFRS 15 », a détaillé le groupe dans un communiqué dans lequel il précise que la cotation reprendra à 10 heures ce matin.

Airbus : Air Astana va acquérir jusqu’à 50 appareils de la famille Airbus A320neo

Le gouvernement japonais approuve un plan de relance de 135 Mds$

 : nouveaux ajustements avant le verdict

L’Afrique du Sud signe avec l’UE un partenariat sur les minéraux critiques

Bourse : L’Europe ouvre dans le rouge avec la “tech”

La Banque Delubac & Cie devient partenaire officiel du Levallois Metropolitans Basketball Club !

Grande-Bretagne : Chute inattendue des ventes au détail en octobre avant la présentation du budget

Veolia va acquérir Clean Earth aux USA pour $3 mds

La Chine a cherché à discréditer le Rafale après le conflit indo-pakistanais, selon une commission américaine 

L’Etat de Côte d’Ivoire a appréhendé dès le départ la privatisation comme une mesure de réforme structurelle nécessaire contribuant à assainir les finances publiques, améliorer l’efficience économique des entreprises publiques et attirer les investissements privés dans les secteurs stratégiques de l’économie nationale.

Quatre (4) enseignements majeurs sont ressortis de la conférence du Ministre AHOUTOU :

  • Une politique de privatisation réussie ne se mesure pas uniquement à l’aune des montants engrangés ou des actifs transférés, mais à sa capacité à renforcer la soutenabilité de l’action publique dans le temps ;
  • La privatisation ne doit pas être réduite à un désengagement aveugle de l’Etat, mais plutôt perçue comme un repositionnement stratégique, avec de nouvelles prises de participations quand cela s’avère nécessaire, tout en veillant à accompagner et réguler, avec une exigence accrue en matière de redevabilité ;
  • La privatisation, lorsqu’elle est pensée avec rigueur, pilotée avec méthode et encadrée par des textes législatifs et réglementaires, peut transformer durablement une économie. Elle peut devenir un levier puissant de mobilisation des ressources, d’amélioration des finances publiques et de développement durable ;
  • La privatisation par la bourse (BRVM) offre de bonnes perspectives de croissance et de financements aux entreprises jadis détenues par l’Etat. Elle accélère l’actionnariat populaire et contribue à un meilleur partage des richesses. C’est un partenariat État-BRVM qui est à promouvoir et à renforcer avec l’ensemble des Etats de l’UEMOA.

Cours des devises contre Franc CFA à appliquer aux transferts

Les actualités des bourses BCEAO concernent principalement les marchés des titres publics et privés, avec des appels d’offres pour l’émission de bons du Trésor du Mali, du Burkina et de la Guinée-Bissau en novembre 2025. En outre, la BCEAO a publié des communiqués sur la politique monétaire, comme la baisse des taux directeurs en juin 2025, et des appels à candidatures pour le COFEB. 

Marchés des titres

  • Appels d’offres pour les émissions de titres :
    • Mali : Émission simultanée de Bons et Obligations du Trésor le 26 novembre 2025.
    • Burkina Faso : Émission simultanée de Bons et Obligations du Trésor le 19 novembre 2025.
    • Guinée-Bissau : Émission simultanée de Bons et Obligations du Trésor le 18 novembre 2025. 

Politique monétaire et stabilité 

  • Réunions du Comité de Politique Monétaire : Des réunions ont eu lieu en septembre et juin 2025, entraînant des décisions sur les taux directeurs. La baisse des taux directeurs de 25 points de base a pris effet en juin 2025.
  • Stabilité financière : Le Collège de Supervision de la Commission Bancaire de l’UMOA a tenu sa 147ème session, prononçant des sanctions disciplinaires et pécuniaires.
  • Liquidité bancaire : Au cours du premier trimestre 2025, la liquidité bancaire s’est renforcée, avec une baisse du taux d’intérêt moyen sur le marché interbancaire à 6,0 %. 

Appels d’offres et appels à candidatures

  • Appels d’offres en cours (novembre 2025) :
    • Remplacement des groupes électrogènes de secours (date limite : 31 décembre 2025).
    • Nettoyage et entretien des locaux du siège, du centre aéré et des résidences de fonction (date limite : 9 décembre 2025).
    • Acquisition de tenues de travail pour le personnel du siège (date limite : 5 décembre 2025).
    • Mise en place d’un plan de réponse aux incidents de cybersécurité (date limite : 27 novembre 2025).
    • Acquisition de fournitures de bureau (date limite : 21 novembre 2025).
  • Appels à candidatures pour le COFEB : Les appels à candidatures pour le cycle diplômant du Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) sont lancés périodiquement, avec des conditions d’éligibilité, des dates limites de dépôt et des informations sur le financement de la formation qui sont communiquées sur le site de la BCEAO. 

Autres actualités

Levée des mesures de dérogation pour le Niger : Les mesures de dérogation temporaire sur les expositions sur les titres publics de l’État du Niger ont été levées par l’Avis N°002-01-2024 du 22 janvier 2024. 

Lancement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI) : La plateforme a été lancée en août 2025, avec l’établissement des listes des participants autorisés à ouvrir des services au public.

La note de conjoncture économique au titre du mois d’octobre 2025 retrace, sur la base des informations disponibles au 20 octobre 2025, l’évolution récente de l’environnement international et des économies de l’UEMOA.

L’économie mondiale est demeurée bien orientée en septembre 2025, portée par une croissance soutenue aux États-Unis et une reprise graduelle en zone euro, portée par la demande intérieure. En Chine, l’activité du secteur privé a poursuivi son redressement, tandis qu’en Afrique du Sud, la croissance est restée modérée.

L’indice des prix des produits de base exportés par les pays de l’UEMOA a progressé de 0,4%. En revanche, l’indice des prix des principaux produits alimentaires importés s’est replié de 4,5%.

Au niveau des pays membres de l’UEMOA, les faits marquants suivants ont été observés :

  • la poursuite de la reprise de l’activité économique, soutenue notamment par le raffermissement de la demande intérieure ;
  • le maintien en territoire négatif du taux d’inflation (-1,3% en septembre 2025, contre -1,4% le mois précédent), en lien avec la poursuite de la baisse des prix de la composante produits alimentaires.

En perspective, le dynamisme de l’activité économique dans l’Union se consoliderait (PIB : 6,6% au quatrième trimestre 2025, après des estimations de 6,5% aux deuxième et troisième trimestres 2025). L’inflation, pour sa part, se situerait à -0,7% en octobre, -0,4% en novembre et -0,2% en décembre 2025, en dessous de la borne inférieure de la fourchette cible.

Le Nigeria va introduire une retenue à la source de 10% sur les placements à court terme

Le fisc nigérian (FIRS) a annoncé que les banques, sociétés de bourse et autres institutions financières devront désormais appliquer une retenue à la source de 10% sur les intérêts générés par les investissements dans les titres à court terme.

Jusqu’ici, ces placements, tels que les bons du Trésor, obligations d’entreprises, billets à ordre ou effets de commerce, étaient exonérés afin d’augmenter leur attractivité.

Cette nouvelle mesure signifie que l’impôt sera directement prélevé au moment du versement des intérêts. Le gouvernement n’a pas précisé combien de recettes il espère tirer de ce changement. Les investisseurs, particulièrement friands de ces instruments pour leurs rendements élevés et leur durée courte, pourront toutefois obtenir un crédit d’impôt pour les montants retenus, sauf dans les cas où la retenue est considérée comme un impôt définitif.

À noter que les obligations émises par l’État fédéral restent exonérées de cette taxe.

Le FIRS a rappelé que tous les payeurs concernés doivent se conformer à la directive, sous peine de sanctions.

Le Nigeria passera au cycle règlement-livraison T+2 le 28 novembre 2025 : un tournant pour son marché financier

Le marché financier nigérian se prépare à une évolution majeure : à partir du 28 novembre 2025, les transactions boursières seront désormais réglées en T+2, c’est-à-dire deux jours ouvrés après la date de la négociation, contre trois actuellement. Derrière ce changement technique se cache une transformation plus large : celle d’un marché qui veut être plus rapide, plus sûr et plus compétitif à l’échelle mondiale.

Concrètement, cela signifie qu’un investisseur qui achète des actions un lundi en deviendra officiellement propriétaire le mercredi suivant, après règlement et livraison des titres. Ce raccourcissement du délai entre la transaction et son dénouement s’inscrit dans la volonté de moderniser le fonctionnement du marché des capitaux nigérian. La réforme a été approuvée par la Securities and Exchange Commission (SEC) et soutenue par l’ensemble de l’écosystème: le Nigerian Exchange Limited (NGX), le Central Securities Clearing System (CSCS) et les principales institutions financières du pays.

Cette réforme concernera le Nigerian Exchange (NGX), la NASD OTC Securities Exchange et la Lagos Commodities & Futures Exchange (LCFE).

Selon le CSCS, cette transition permettra de réduire les risques associés aux règlements différés, tout en améliorant la liquidité et renforçant la confiance des investisseurs. Plus le cycle de règlement est court, plus les fonds et les titres circulent rapidement : le capital est libéré plus tôt, le risque de contrepartie diminue, et les opérateurs peuvent réinvestir sans immobiliser inutilement des ressources. En somme, le Nigeria cherche à rendre ses marchés plus efficaces et plus résilients, à l’image de ceux des grandes places mondiales.

Ce changement répond aussi à un objectif d’alignement sur les standards internationaux. La plupart des grandes bourses – en Europe, en Asie et sur plusieurs marchés émergents – ont déjà adopté le T+2, voire le T+1 pour certaines. En suivant cette voie, le Nigeria confirme sa volonté d’être une destination d’investissement mieux intégrée au système financier mondial. L’idée est claire : attirer davantage d’investisseurs étrangers et rendre la place de Lagos plus compétitive face à ses pairs africains et internationaux.

Vicenne sonne la cloche

La Bourse de Casablanca a célébré aujourd’hui, la cotation effective de Vicenne.

La Bourse de Casablanca a célébré aujourd’hui la cotation effective de Vicenne, une cérémonie qui marque la première cotation de l’entreprise après une introduction en bourse (IPO) sursouscrite. Cette introduction en bourse a été un grand succès, mobilisant plus de 37 000 souscripteurs et levant 500 millions de dirhams. 

  • Cérémonie de cotation effective : La Bourse de Casablanca a marqué cette étape importante avec une cérémonie qui symbolise l’entrée de Vicenne sur le marché boursier.
  • Succès de l’IPO : L’introduction en bourse de Vicenne a été sursouscrite 64 fois, démontrant un fort intérêt des investisseurs.
  • Montant levé : Le groupe a réussi à lever 500 millions de dirhams grâce à cette opération.
  • Nombre de souscripteurs : Plus de 37 000 souscripteurs ont participé à l’IPO, incluant des investisseurs institutionnels et individuels.
  • Capitalisation boursière : La capitalisation boursière initiale de Vicenne a été estimée à environ 2,5 milliards de dirhams lors de son introduction en bourse.
  • Ticker de l’action : Le symbole de l’action Vicenne à la Bourse de Casablanca est “VCN”. 

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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