Stabilité et essor de l’Afrique : dialoguer aux niveaux national, déconcentré et décentralisé

1. Contexte

            Les Etats Unis (USA) et l’Union européenne (UE) font 77 états avec plus 700 millions d’habitats. Mais, un pays africain de moins de 20 millions d’habitants peut avoir plus de partis politiques que l’UE et les USA réunis. Les USA, première puissance économique mondiale, regroupent ses élections contrairement à ce pays africain. Ce pays africain, organise différentes élections perlées avec des risques de troubles pré, post électoraux et inter élections. L’Afrique a une population jeune donc beaucoup de primo votants arrivants annuellement qui peuvent ne pas participer aux élections. Ces exemples justifient la nécessité de dialoguer en vue d’assurer la stabilité et l’essor de l’Afrique.

II. Limitation des partis politiques

           Nous pensons que la limitation des partis politiques en Afrique pourrait se faire par sélection naturelle, par aoto fusion ou autres. Différents mécanismes démocratiques pourraient être combinés.

1.Suspendre les partis politiques qui ne respectent pas les textes juridiques en vigueur les concernant

2.Supprimer le plus fort reste permettant d’avoir un député

3.Améliorer le texte juridique régissant les partis politiques comme : obligation de participer aux premiers tours des élections regroupées sur sa propre bannière, avoir un siège officiel dans tous les départements au moins, déposer des rapports périodiques de renforcement de capacité de ses militants, donner la composition des membres de ses organes pilotant le parti, …

4. Ne plus rembourser la caution électorale qui doit être dénommée désormais frais de participation aux élections. En effet, une élection est une fête démocratique, un traitement clinique démocratique qui pourrait bénéficier même de la contribution de bonnes volontés à l’instar de la Covid 19. Pour les élections regroupées, la participation financière devra concerner chaque élection

5. Pour une élection, plus le nombre de candidats est important, fixer une participation financière de plus en plus importante.

6.En rapport avec ces mécanismes, voir aussi les bonnes pratiques dans les pays africains, dans les pays développés, dans le monde.

7.Modifier le ou les textes juridiques à modifier

III. Limitation du nombre d’élections

         Pour ce faire, ces points sont aussi à combiner.

1.Avoir une Vice-Présidence pour éviter de nouvelles élections présidentielles en cours de mandat. Pour rationaliser les dépenses : un(e) Vice-Président (e) pourrait cumuler cette fonction avec celle de Premier Ministre.

2.Inscrire les primo votants dès l’obtention de leur carte d’identité nationale

3.Supprimer le parrainage

4.Regrouper les élections présidentielles, législatives, départementales, municipales et autres. Au préalable, il faudrait une dissolution ou un prolongement des mandats électifs en cours.

5.Pour les élections regroupées, avoir un bulletin unique donc un isoloir pour chacune des élections présidentielle, législative, départementale, municipale, ….

6.Modifier le ou les textes juridiques à modifier

IV. Dialoguer pour un essor national comme international

            Au Sénégal, le Président Senghor prônait, entre autres, le dialogue des cultures, le dialogue interreligieux. Le Président Abdou Diouf est le père du code électoral consensuel. Il est aussi le père du gouvernement de majorité présidentielle élargie à l’opposition. Le Président Abdoulaye Wade, un bâtisseur de l’opposition démocratique, est le père de la philosophie politique de ne pas arriver au pouvoir en marchant sur des cadavres. Le Président Macky Sall a dialogué pour faire face à des problèmes politiques aigus et chroniques. Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, père du Jub Jubbal Jubbanti, est aussi le père du dialogue national non occasionné par des troubles politiques.

        La reddition des comptes doit être naturelle pour l’essor de tout pays dans le monde. Des leaders même emprisonnés ont redirigé leur pays par élection démocratique. Ceci parce que, c’est le peuple souverain votant qui choisit librement ses élus.

De tout ce qui précède ; nous pensons qu’il faut dialoguer, encore dialoguer, toujours dialoguer.

Par Assane SECK (Seckane). Retraité. Ingénieur. seckassane66@gmail.

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