Wall Street débute l’année en hausse

DAKAR, 04 janvier 2026(JVFE)-Wall Street débute la nouvelle année sur une note positive ce vendredi. Le S&P 500 monte de 0,2% à 6.860 pts, tandis que le DJ est stable à 48.051 pts. Le Nasdaq progresse de 0,38% à 23.330 pts

La Bourse de New York (NYSE) souvent surnommée Wall Street est située au 11 Wall Street au cœur de la presqu’île de Manhattan, à New York. Elle a été fondée en 1817 mais n’a débuté ses activités sous le nom NYSE qu’à partir de 1963. Avant d’atteindre la première place, le New York Stock Exchange Group a connu un parcours mouvementé, avec des événements tristement célèbres tels que le « Crash de Wall Street » de 1929 ou encore le « Black Tuesday » en 1987. Elle est toutefois restée la bourse la plus importante du monde en matière de capitalisation depuis la fin de la Première Guerre mondiale, lorsqu’elle a pris l’ascendant sur la Bourse de Londres.

Rappelons que sur l’ensemble de l’année écoulée, le DJ a affiché un gain de 12,97%, le S&P 500 a grimpé de 16,39% et le Nasdaq de 20,36%.

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, les investisseurs se désengageant des valeurs de la tech au profit de titres plus traditionnels, sur fond de déblocage budgétaire imminent aux Etats-Unis. Le Dow Jones a pris 0,68%, atteignant un nouveau record en clôture à 48.254,82 points

*L’indice Dow Jones est composé d’entreprises jouissant d’une bonne réputation. Il n’y a pas de règles strictes qui déterminent quelles actions font partie du Dow Jones. Une condition importante pour que les entreprises soient incluses dans l’indice est qu’elles soient basées aux États-Unis.

Le S&P 500 se stabilise à 6.850 pts (+0,06%), le Nasdaq perd 0,26% à 23.406 pts, mais le Dow Jones inscrit donc un nouveau record historique, en hausse de 0,68% à 48.254 pts avec ses valeurs financières (Goldman Sachs, JP Morgan et UnitedHealth).12 nov. 2025

En 2026, après les récentes baisses de taux intervenues outre-Atlantique, les décisions monétaires de la Fed resteront déterminantes, entre un marché du travail plus incertain, une inflation résiduelle persistante et une pression politique constante. Les anticipations d’une nouvelle gouvernance de la banque centrale américaine plus accommodante après l’arrivée à échéance du mandat de Jerome Powell en mai prochain ont alimenté récemment les spéculations sur de prochaines baisses de taux, surtout à partir du second semestre 2026. Cette semaine, les opérateurs ont ainsi été particulièrement attentifs à la publication des “minutes” de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale au cours de laquelle celle-ci a procédé à une troisième baisse consécutive des taux et a maintenu ses prévisions d’une seule réduction en 2026. Les responsables de la Banque centrale américaine restent ainsi toujours aussi divisés sur la façon de naviguer entre la faiblesse du marché du travail et une inflation toujours élevée, et la trajectoire de taux pour 2026 s’en trouve incertaine… D’autant que Donald Trump s’apprête donc à nommer un nouveau président de la Fed pour succéder à Jerome Powell. Le locataire de la Maison blanche a fait savoir de son côté qu’il annoncerait le nom de son candidat en janvier…

Sur le marché des métaux, l’or et l’argent restent haut perchés après leurs récents records, à l’image du métal jaune qui pointe à 4.345$ l’once. Sur le Nymex, le baril de brut WTI (contrat février) s’inscrit encore en berne à 57$. Du côté des devises, l’euro est à 1,1720/$, tandis que le Bitcoin revient à 89.700$.

Les valeurs

Les immatriculations de voitures neuves de Tesla (-0,8%) ont chuté de deux tiers en France en décembre… mais ont bondi en Norvège, où le groupe d’Elon Musk a vendu 27.621 véhicules en 2025, soit plus que tout autre constructeur automobile dans ce pays sur une année ! Une très large majorité des nouvelles voitures immatriculées en Norvège étaient entièrement électriques, ont souligné les données officielles publiées ce vendredi pour l’année 2025. Le transition rapide vers l’électrification de la Norvège, pays producteur de pétrole, tranche avec le reste de l’Europe du sud, où la demande encore hésitante de voitures électriques a incité l’Union européenne à revenir sur son projet d’interdiction des voitures à moteur à combustion interne pour 2035. Grâce aux incitations fiscales, 95,9% de toutes les nouvelles voitures immatriculées en Norvège en 2025 étaient des VE, ce chiffre atteignant quasiment 98% en décembre. En 2024, le part des VE dans les nouvelles immatriculations en Norvège était de 88,9%, selon les données de la Fédération routière norvégienne. Un nombre record de 179.549 nouvelles voitures a ainsi été immatriculé en Norvège en 2025, soit une augmentation de 40% par rapport à 2024, a déclaré la Fédération. Tesla a été la marque automobile la plus vendue en Norvège pour la cinquième année consécutive, avec une part de marché de 19,1%, suivie par Volkswagen avec 13,3% et Volvo Cars avec 7,8%. Les voitures produites en Chine ont représenté de leur côté une part de marché de 13,7% en Norvège en 2025, contre 10,4% l’exercice précédente. Le constructeur automobile chinois BYD a plus que doublé le nombre de voitures vendues dans le pays…

BYD a confirmé par ailleurs son sacre de numéro un mondial des voitures électriques en 2025, après la publication des chiffres de son concurrent Tesla. Le constructeur américain a livré 1,64 million de véhicules l’année dernière, conformément aux prévisions et en baisse de 8% par rapport à 2024. Il s’agit de la deuxième année consécutive de baisse des ventes annuelles pour Tesla. Au quatrième trimestre, l’entreprise a livré un total de 418.227 véhicules, soit un repli de 15% par rapport à la même période l’année précédente. BYD est donc loin devant et avait annoncé la couleur dès jeudi : le groupe automobile chinois a encore accéléré l’année dernière, et a vendu environ 2,26 millions en 2025, selon les données publiées jeudi – il s’agit d’un record mondial pour le secteur de l’automobile électrique. La partie était déjà pliée pour les médias américains, qui mettent vendredi l’accent sur ce coup dur pour Elon Musk. CNN rappelle que le directeur général de Tesla raillait en 2011 les voitures de BYD, dans un entretien accordé à l’agence de presse Bloomberg. “Avez-vous vu la tête de leur voiture ?”, avait-il demandé, hilare, à la journaliste qui l’interrogeait, estimant que le groupe chinois ne constituait pas un concurrent sérieux.Tesla a connu une année en dents de scie, mais malgré la chute de ses ventes, a bouclé 2026 sur une performance positive à Wall Street, avec un gain de 14%. L’action s’était effondrée au premier trimestre, sous la pression de la concurrence chinoise, mais aussi des répercussions négatives du passage d’Elon Musk à la Maison blanche, période pendant laquelle il a multiplié les déclarations politiques provocantes, notamment en faveur de partis d’extrême-droite en Europe. Le cours de l’action a toutefois connu une forte reprise ces dernières semaines, et a même battu un record historique en clôture à 489,88 dollars courant décembre, après la diffusion d’images d’un robotaxi en phase de test à Austin, sans conducteur de sécurité. Le DG de Tesla en personne avait ensuite confirmé en affirmant : “Des tests sont en cours sans passagers à bord”.

Trump Mobile victime du shutdown ! En juin dernier, Donald Trump et sa famille ont lancé la marque Trump Mobile, un service mobile américain accompagné d’un smartphone vendu 499 dollars, baptisé T1 et présenté comme un appareil protégé par une coque dorée. Ce nouveau projet est l’une des dernières tentatives des enfants du président républicain pour monétiser la marque Trump. Toutefois, selon le ‘Financial Times’, Trump Mobile a retardé la livraison de ce téléphone prévue initialement d’ici la fin de l’année 2025. L’équipe du service client a indiqué que le récent shutdown, qui a paralysé une partie des administrations fédérales du gouvernement, a également perturbé la chaîne d’approvisionnement. “Il y a une forte possibilité que l’appareil ne soit pas expédié ce mois-ci”, a-t-elle averti. La fabrication du téléphone reste un point d’interrogation puisque la production nationale de smartphones aux Etats-Unis est quasi inexistante. Le marché américain est en effet dominé par des fabricants étrangers, principalement chinois, sud-coréens, mais aussi indiens et vietnamiens. Sur son site internet, Trump Mobile met en avant une offre mobile facturée 47,45 dollars par mois, incluant les appels, SMS et données en illimité aux Etats-Unis. L’opérateur promet également l’absence d’engagement, la possibilité d’utiliser son propre téléphone, ainsi qu’un kit SIM et les frais d’expédition offerts. L’offre comprend aussi les appels internationaux vers une centaine de destinations, sans vérification de solvabilité des clients.Les références à une fabrication étrangère ont disparu, la marque se contentant désormais d’affirmer que l’appareil incarne “l’esprit américain” et que sa conception relève exclusivement “du savoir-faire national”. Par ailleurs, certaines caractéristiques techniques, notamment les dimensions de l’affichage et la mémoire vive, ont également été révisées. Trump Mobile permet aux clients de précommander le téléphone avec un acompte de 100 dollars. Le marché américain des smartphones est l’un des plus saturés au monde, où Apple et Samsung règnent en maîtres incontestés. La majorité des appareils vendus dans le pays sont importés.

L ‘argent reste suivi de près ce vendredi, à 74$ l’once, après son rallye de l’année dernière… Les tensions géopolitiques avec les menaces de l’administration américaine visant cette fois Téhéran et les attentes de réduction des taux US au printemps maintiennent la demande à un niveau élevé. Coeur Mining gagne 1% à Wall Street. L’envolée du cours de l’argent a été spectaculaire en 2025, de plus de 160%, sous l’effet d’une forte demande d’investissement et de son inclusion dans la liste des métaux critiques des États-Unis, tandis que la Chine a annoncé vouloir dans le même temps contingenter ses exportations. Les cours du platine et du palladium, principalement utilisés dans les convertisseurs catalytiques automobiles pour réduire les émissions, se sont quant à eux envolés en raison de l’offre limitée des mines, de l’incertitude tarifaire et d’une rotation de la demande d’investissement dans l’or, le platine gagnant environ 160% et le palladium ayant plus que doublé en 2025…

Contrairement aux autres grandes places mondiales, les actions américaines se sont montrées hésitantes à l’amorce de cette nouvelle année 2026. Pour une fois, ce sont les valeurs moyennes qui ont surperformé le S&P 500, tandis que les valeurs phares de la tech ont été à la peine, à l’exception du géant des processeurs consacrés à l’IA, Nvidia. Un dicton boursier affirme que janvier dévoile la tendance de l’année (ce qui s’avère rarement exact), tout comme les sondages de janvier seraient prédictifs des résultats des élections de novembre (ce qui est souvent exact). Wall Street et les élections de mi-mandat apparaissent cependant étroitement liées.

Si la confiance des ménages américains est en chute libre, l’optimisme des grandes firmes de Wall Street ou des gestionnaires d’actifs est toujours au rendez-vous, après trois années consécutives de hausse du S&P 500 (+80 %) ou du Nasdaq (+120 %).

Vers 14H55 GMT, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – gagnait 1,21% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,61%. Seul le Dow Jones faisait de la résistance en s’affichant à l’équilibre (-0,01%).

“Les investisseurs commencent la nouvelle année en se rappelant ce qui a fonctionné pour eux en 2025 et en décidant que cela fonctionnera probablement à nouveau en 2026”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.

L’année dernière, le S&P 500 a progressé de 16,39%, le Nasdaq a bondi de 20,36% et le Dow Jones a avancé de 12,97%.

Parmi les valeurs star de la place américaine, le spécialiste des puces Nvidia a vu sa capitalisation s’envoler de plus de 37%.

C’est l’ensemble du secteur des semi-conducteurs qui a connu une année faste, porté par les gigantesques promesses d’achat des acteurs de l’intelligence artificielle (IA).

Micron a multiplié par trois son cours, celui de Broadcom a grimpé de 50%.

L’enthousiasme se poursuit vendredi, y compris du côté des places européennes et asiatiques, ce qui a contribué à mettre Wall Street “de bonne humeur”, selon Steve Sosnick.

“Il y a tellement de bonnes nouvelles prises en compte dans les cours que je pense que nous négligeons beaucoup des risques qui pourraient exister”, prévient-il cependant.

– Le marché dépendant des entreprises de l’IA –

Et l’analyste de citer les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, prévues début novembre, et le changement à la tête de la banque centrale américaine (Fed) qui pourrait inquiéter quant à l’indépendance future de l’institution.

Il y a aussi “le fait que le marché soit très dépendant d’un certain groupe d’entreprises spécialisées dans l’IA” et que toute déconvenue pourrait entraîner une chute plus globale du marché, note Steve Sosnick.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était vers 14H55 GMT stable par rapport à la clôture mercredi, à 4,17%.

Côté entreprises, le constructeur de véhicules électriques Tesla (+0,81% à 453,37 dollars), pionnier du genre, résistait, malgré l’annonce de ventes en baisse en 2025.

Le groupe dirigé par Elon Musk a perdu sa couronne de premier constructeur de véhicules électriques au profit de son rival chinois BYD.

Le géant chinois des technologies Baidu (+12,65% à 147,13 dollars) bondissait après avoir annoncé son intention de coter séparément à la Bourse de Hong Kong sa filiale spécialisée dans les semi-conducteurs Kunlunxin, dans un contexte de course aux financements pour le développement de l’intelligence artificielle (IA) en Chine.

Les vendeurs de meubles et objets de décoration étaient recherchés après la décision de Donald Trump de suspendre la mise en oeuvre de l’augmentation des droits de douane sur l’ameublement.

Les taxes douanières de 30% sur certains meubles tapissés et 50% sur les aménagements de cuisine ont été repoussées à janvier 2027.

Wayfair prenait 5,16%, RH 6,29% et Williams-Sonoma avançait de 3,36%.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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