Conflit au Moyen Orient : l’Iran refuse de participer aux pourparlers de cessez-le-feu à Islamabad

DAKAR,19 avril 2026(JVFE)-Téhéran refuse d’envoyer des émissaires aux pourparlers d’Islamabad, conditionnant sa participation à la levée du blocus naval américain dans le détroit d’Ormuz.

Les discussions avec les États-Unis n’auront pas lieu tant qu’un blocus naval restera en vigueur, selon l’agence semi-officielle Tasnim.

L’Iran n’a pas encore décidé d’envoyer une délégation de négociateurs au Pakistan, estimant que des pourparlers avec les États-Unis ne pourront pas avoir lieu tant qu’un blocus naval est en vigueur, rapporte l’agence semi-officielle iranienne Tasnim.

Selon cette source, les échanges de messages entre Téhéran et Washington se poursuivent depuis ces derniers jours par l’intermédiaire du Pakistan, à la suite de la première série de négociations tenue le week-end dernier. Ces échanges constitueraient, toujours selon Tasnim, la continuité du même processus engagé lors de cette première phase.

« L’équipe de négociation iranienne a souligné que tant que la déclaration du président américain Donald Trump concernant un blocus naval de l’Iran restera en vigueur, aucune négociation ne pourra avoir lieu », précise l’agence.

De son côté, un responsable de la Maison Blanche a indiqué à Anadolu que le vice-président américain JD Vance ainsi que les émissaires spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner doivent se rendre au Pakistan pour des discussions sur l’Iran.

Le président américain Donald Trump a également déclaré à Fox News que des réunions sont prévues mardi à Islamabad, avec une possible prolongation jusqu’à mercredi.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbé depuis le début du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, et l’instauration d’un blocus naval américain le 13 avril.

La situation s’est aggravée avec la fermeture du détroit par l’Iran et l’attaque de deux navires indiens. En réponse, Donald Trump menace de frapper des infrastructures civiles iraniennes (centrales électriques et ponts).

La présence de la délégation américaine, incluant Jared Kushner et Steve Witkoff, reste incertaine au Pakistan.

Sur le front européen, le ton monte entre Gideon Saar et Pedro Sánchez suite à la proposition espagnole de suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël.

Steve Witkoff et Jared Kushner, le meilleur ami et gendre de Trump, devaient se rendre au Pakistan pour entamer une nouvelle série de négociations. Le républicain menace de détruire « toutes les centrales électriques et tous les ponts » en l’absence d’accord.

L’Iran n’enverra pas de émissaires aux pourparlers d’Islamabad, où une délégation américaine devait également arriver aujourd’hui pour entamer une nouvelle série de négociations demain, a rapporté Reuters samedi. Téhéran avait déjà menacé de se retirer des négociations « tant que le blocus naval américain du détroit d’Ormuz sera maintenu ». On ignore encore si Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre et ami proche du président américain, se rendront au Pakistan comme prévu. Donald Trump a intensifié ses menaces contre le régime iranien : dans une publication sur les réseaux sociaux, il a admis que les négociations se poursuivaient malgré le durcissement de la position de Téhéran, qui a notamment consisté à fermer le détroit d’Ormuz et à attaquer deux navires battant pavillon indien dans le Golfe samedi. Il a également menacé de détruire des « centrales électriques et des ponts » si Téhéran n’accepte pas sa proposition. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a de nouveau critiqué le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, pour avoir suggéré à Bruxelles que l’Union européenne rompe son accord d’association avec Israël. « Nous n’accepterons pas une interprétation hypocrite de la part de quelqu’un qui a des liens avec des régimes totalitaires », a-t-il écrit dans X.

Après une brève ouverture de 24 heures, l’Iran a repris le « strict contrôle » du détroit . Les Gardiens de la Révolution ont prévenu que tout navire tentant de franchir le détroit sans autorisation serait pris pour cible .

Samedi 18 avril, au moins deux pétroliers battant pavillon indien (dont le Sanmar Herald) ont été la cible de tirs . L’un d’eux transportait 2 millions de barils de pétrole irakien . Ces incidents marquent les premières attaques contre des civils depuis début avril .

Des centaines de navires marchands sont actuellement massés au large de Dubaï et de Fujaïrah, craignant de s’aventurer dans le détroit en raison du risque de mines et des menaces iraniennes.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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