L’AES (Mali, Burkina Faso, Niger) réaffirme à Banjul sa volonté de mutualiser ses forces pour faire face aux menaces sécuritaires et garantir la stabilité régionale

DAKAR,27 Avril 2026 (JVFE)-Les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ont réaffirmé leur engagement à mutualiser leurs forces lors d’une rencontre de haut niveau à Banjul, en Gambie, les 23 et 24 avril 2026

Pour rappel,axée sur trois piliers fondamentaux – Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement – cette deuxième session du Collège des chefs d’État apparaîissait comme une étape charnière dans la structuration institutionnelle de l’AES. Les décisions qui ont été entérinées à Bamako, les 22 et 23 décembre 2025, devraient définir les orientations stratégiques et les perspectives de coopération de cette alliance sahélienne en pleine construction.

Dans un contexte régional instable, l’AES tente ainsi de s’imposer comme un nouvel acteur géopolitique, misant sur l’intégration, la souveraineté et la solidarité entre ses États membres.

Cette annnée ,organisée par la Mission de l’Union africaine pour le Sahel (MISAHEL), cette réunion visait à renforcer la sécurité et la stabilisation au Sahel et en Afrique de l’Ouest. 

Voici les points clés de cette dynamique de coopération :

Opérationnalisation d’une Force Unifiée

Les chefs d’état-major de l’AES travaillent à l’harmonisation de leurs actions pour rendre opérationnelle une force conjointe (estimée à 5 000 hommes) capable d’intervenir sur tout l’espace confédéral. L’objectif est d’apporter une réponse collective aux menaces terroristes et à la criminalité transnationale. 

Un Théâtre d’Opérations Unique

L’espace Mali-Burkina Faso-Niger est désormais reconnu comme un théâtre unique d’opérations militaires. Cette décision stratégique permet aux armées des trois pays de mener des opérations conjointes fluides sans les contraintes des frontières nationales traditionnelles. 

Solidarité en Cas d’Agression

Conformément à la charte de l’AES, toute attaque contre la souveraineté ou l’intégrité territoriale d’un État membre est considérée comme une agression contre tous les autres membres. Cette clause de défense mutuelle a été récemment rappelée suite à diverses tentatives de déstabilisation dans la région. 

Coopération avec les Pays Voisins

Malgré le retrait de l’AES de la CEDEAO, des initiatives de dialogue ont été notées, notamment à Lomé (avril 2026), pour maintenir une coordination avec les autres États ouest-africains face au péril sécuritaire commun. Le président sénégalais a également souligné, lors du Forum de Dakar, l’interdépendance des États face au terrorisme. 

Cette présence à Banjul confirme la volonté de l’AES de s’imposer comme un bloc sécuritaire autonome tout en participant aux discussions régionales sur la stabilité.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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