Sénégal : le président Bassirou Diomaye Faye a nommé Mohamed Al Aminou Lô , le successeur d’Ousmane Sonko à la Primature

DAKAR, 25 MAI 2026 (JVFE)–Le président Bassirou Diomaye Faye a nommé le successeur d’Ousmane Sonko à la Primature

Desormais, Mohamed Al Aminou Lô, devient le  Premier Ministre du Sénégal.

Mohamed (ou Ahmadou) Al Aminou Lô a bien été nommé par le président Bassirou Diomaye Faye, mais au poste de Ministre auprès du Président de la République, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Avant cette nomination en avril 2025, il occupait le poste de Secrétaire général du Gouvernement

Il était le Directeur National de la BCEAO Sénégal,

Mohamed Al Aminou Lô, avait loué les qualités du franc CFA qui, en 60 ans d’existence, n’a connu qu'”une seule crise bancaire et une seule crise de change”.

Citant M. Lô, qui s’exprimait lors d’un colloque organisé par l’ISF, “Ce qui caractérise cette monnaie, c’est sa stabilité aussi bien interne et qu’externe et la capacité de pouvoir d’achat qu’elle confère à ses détenteurs”.

“‘en 60 ans d’existence, il n’y a eu qu’une seule crise bancaire à la fin des années 1980 et une seule crise de change au début des années 1990”.

Pour lui, “cela témoigne d’un environnement de stabilité macroéconomique favorisé par le cadre institutionnel du Cfa dans un espace de marché unique des services bancaires, ce qui est rare dans le monde”. Il ajoute que cela représente “un gage de réceptacle fécond à l’innovation au sens large et celle dans le domaine financier”.

Le directeur national de la BCEAO estime que “le FCFA est l’une des meilleures monnaies en Afrique voire dans les économies en développement si l’on ne prend en compte que les aspects techniques”.

Il a rejeté “les accusations de mainmise de la France sur cette monnaie”, et assuré que “le FCFA est une monnaie africaine gérée par les Africains sans interférence aucune”.

Contrecoup politique immédiat, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission officielle le dimanche 24 mai 2026. Cette décision, motivée selon lui par l’intérêt supérieur de la nation, libère le perchoir du Parlement. Elle ouvre stratégiquement la voie à une potentielle élection d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, où son parti, le PASTEF, détient une large majorité. 

Le projet d’installer l’ex-Premier ministre à la présidence de l’Assemblée suscite de vives discussions juridiques à Dakar. Des experts et constitutionnalistes s’affrontent pour déterminer si Ousmane Sonko a légalement conservé son statut et son mandat de député après avoir siégé pendant deux ans au sein du pouvoir exécutif. 

Juste après l’annonce de son limogeage, Ousmane Sonko a déclaré que « les différends dans le PASTEF ne se règlent pas par des décrets », minimisant la portée de la décision présidentielle sur son leadership au sein du parti majoritaire.

En solidarité avec le leader du PASTEF, plusieurs hauts cadres de l’administration ont manifesté leur désaccord. C’est notamment le cas de directeurs généraux d’agences publiques (dont Mouhamed Abdallah Ly) qui ont déposé leur démission dans la foulée.

Des mouvements de soutien et des rassemblements spontanés de militants en colère ont été observés devant le domicile de Sonko à la Cité Keur Gorgui à Dakar, certains dénonçant une « trahison » du projet politique initial par le président Faye. 

Les points de friction majeurs concernaient : 

  • La gestion et le contrôle des fonds politiques.
  • Des divergences profondes sur la conduite des réformes de l’État.
  • Une crise d’autorité entre la légitimité électorale du président Faye et le poids politique historique de Sonko, président du parti. 

Les observateurs s’accordent à dire que le pays est entré de fait dans une forme de cohabitation politique inédite entre une présidence isolée et un Parlement contrôlé par le PASTEF. 

Dans le sillage de ce bouleversement politique, plusieurs directeurs généraux de l’administration ont déposé leur démission. 

À l’occasion du lundi de Pentecôte, le président a adressé ses vœux chaleureux à la communauté chrétienne du Sénégal et aux marcheurs réunis pour la 138e édition de la marche mariale.

Le chef de l’État a officiellement salué la victoire de l’Université Club de Saint-Louis, sacrée championne de la Coupe du Sénégal de basketball. 

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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