DAKAR, 25 Septembre 2026 (JVFE)—Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré le jeudi 24 septembre 2026 que c’est aux États-Unis de décider s’ils veulent arrêter la guerre ou non, réaffirmant que la République islamique ne cherchait pas le conflit mais restait « résolue à se défendre ».
Cette déclaration a été faite lors d’un entretien accordé à la chaîne américaine Fox News, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Selon le président iranien, l’Iran n’a pas déclaré la guerre et l’issue des hostilités dépend désormais entièrement de la volonté de Washington.
Face aux soupçons des puissances occidentales, Massoud Pezeshkian a réitéré que l’Iran ne cherchait pas à acquérir l’arme atomique, malgré des stocks d’uranium hautement enrichi.
En parallèle à ces déclarations, des ouvertures diplomatiques ont été évoquées, Téhéran proposant notamment de rouvrir ce détroit stratégique sous sept jours si certaines conditions préalables sont respectées.
« C’est à l’Amérique de décider si elle veut ou non terminer » ce conflit, a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à laquelle il a participé.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a annoncé mardi que des discussions avaient eu lieu à New York entre des responsables iraniens et américains en marge de la grand-messe de la diplomatie mondiale.
Le président iranien a en outre assuré que la République islamique iranienne ne cherchait pas la guerre mais qu’elle était « résolue à se défendre ».
« Nous n’avons jamais déclenché de guerre, mais s’ils souhaitent continuer à se battre contre nous, nous répondrons avec force, avec détermination », a insisté le président iranien, déplorant les « pressions » qui « visent à nous contraindre à capituler en dehors de tout cadre juridique du droit international, ce qui est impossible ».
Il a rappelé que Washington et Téhéran étaient parvenus à un accord de principe en juin dernier.
« Cet accord a été signé, et sur cette base, nous sommes prêts et souhaitons toujours aller de l’avant », a-t-il assuré.
Le dirigeant a en outre affirmé que l’échéance électorale de mi-mandat aux États-Unis ne changeait rien : « Nous n’en tenons pas compte », a-t-il dit, alors que le président Trump a suggéré que les Iraniens attendaient ces élections avant de conclure un accord.
Les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran en février dernier. En rétorsion, l’Iran a bloqué le détroit stratégique d’Ormuz par lequel passe une grande partie des flux pétroliers du monde.
Le président iranien a par ailleurs indiqué avoir vu le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei pour la dernière fois il y a un mois environ, durant « sept heures ».
Interrogé s’il était en bonne santé, le président iranien a répondu : « tout à fait ».
Sur le délicat dossier du nucléaire, le président iranien a réitéré que l’Iran ne cherchait pas à acquérir l’arme atomique bien que le pays possède un stock d’uranium hautement enrichi à 20 % et 60 % qui dépasse largement le seuil utile pour une utilisation civile.
Les États-Unis, Israël et leurs alliés occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Ce qui avait justifié l’offensive américano-israélienne contre la République islamique.
« Non, pas du tout », a-t-il dit au journaliste de la chaîne qui lui demandait si l’Iran voulait posséder l’arme atomique.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
