DAKAR, 27 SEPTEMBRE 2026 (JVFE)—L’Iran a fait savoir dimanche qu’il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz, malgré le rejet par le président américain Donald Trump d’un plan en ce sens.

“Nos conditions sont claires, et tout mouvement vers la réouverture du détroit d’Ormuz dépend de la satisfaction de ces conditions. Nous ne reviendrons pas dessus”, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité dimanche par la télévision d’État.
L’Iran avait annoncé vendredi avoir soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours à compter de son acceptation.
Nous ne reviendrons pas dessus», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité dimanche par la télévision d’État. «Nous n’avons jamais fermé la porte à la diplomatie ou aux négociations, mais, dans le même temps, nous n’avons jamais renoncé à nos droits», a-t-il ajouté.
L’Iran maintient fermement ses exigences face aux États-Unis pour la réouverture du détroit d’Ormuz, rejetant toute modification de ses conditions malgré le refus catégorique de Donald Trump. Cette voie maritime stratégique, essentielle pour le transit des hydrocarbures mondiaux, reste au cœur d’un enjeu géopolitique et énergétique majeur.
Le président iranien Massoud Pezeshkian avait précisé que la proposition avait été élaborée “en coordination” avec le guide suprême Mojtaba Khamenei, ultime arbitre des décisions de la République islamique, et qu’une équipe de six personnes ayant le “pouvoir de prendre des décisions” avait été mise en place.

«Nous ne reviendrons pas dessus» : l’Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d’Ormuz
«Je rejette leur proposition», a répondu samedi le président américain devant la presse à sa sortie de la Maison Blanche, affirmant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord car «ils sont en train de méchamment perdre».
Donald Trump envisage de recommencer à bombarder l’Iran après les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis le 3 novembre.
Les États-Unis n’ont pas frappé l’Iran depuis le 1er septembre, quand une série d’attaques avaient notamment fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d’un mariage dans le sud-est du pays, même si des navires ont été touchés depuis dans le détroit d’Ormuz. À l’approche des élections, le président américain doit affronter l’impopularité croissante de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber le prix des carburants.
une impasse diplomatique majeure
l’Iran maintient ses conditions fermes pour sa réouverture après le rejet catégorique, ce week-end, d’un plan de désescalade par le président américain Donald Trump.
Les exigences sous-jacentes du conflit
L’Iran exige un retour au protocole d’accord de juin dernier, ce qui implique :
L’arrêt des hostilités : Une fin immédiate de la guerre sur tous les fronts régionaux, y compris le conflit impliquant Israël et le Hezbollah au Liban.
La levée des sanctions économiques : Le déblocage des avoirs iraniens gelés depuis 1979 et la fin de l’asphyxie économique imposée par Washington.
Le volet yéménite : La fin des combats au Yémen, où les rebelles Houthis (alliés de l’Iran) maintiennent quant à eux une forte pression sur l’autre passage stratégique de la région, le détroit de Bab el-Mandeb.
Un contexte de guerre et de blocus
Le détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran, est au cœur d’une guerre ouverte déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes sur le territoire iranien. Depuis, Washington maintient un blocus sur les ports iraniens tandis que Téhéran bloque la navigation commerciale, perturbant l’acheminement d’un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Des rumeurs persistantes indiquent que Donald Trump envisagerait une reprise intensive des bombardements après les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre.
Pendant ce temps, à la tribune de l’ONU, l’Arabie saoudite a de son côté exhorté la communauté internationale à agir pour garantir la sécurité énergétique mondiale et la liberté de navigation dans la région
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
