DAKAR, 12 OCTOBRE 2026 (JVFE)—La Corée du Nord a tiré plusieurs missiles balistiques en direction de la mer du Japon ce lundi 12 octobre 2026 vers 09h20, d’après les informations communiquées par l’état-major interarmées de Séoul.
La Corée du Nord a tiré « plusieurs missiles balistiques » vers la mer du Japon, a affirmé lundi l’armée sud-coréenne, quelques jours après l’essai par Séoul de son premier système de missile hypersonique.

Des voyageurs dans une gare de Séoul devant un écran de télévision diffusant un bulletin d’information sur un tir de missile nord-coréen vers la mer du Japon le 12 septembre 2026.
« Notre armée a détecté plusieurs missiles balistiques tirés de la région de Pyongyang vers la mer de l’Est vers 9 h 20 (20 h 20 heure de l’Est) », a indiqué l’état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué, utilisant le nom coréen de la mer du Japon.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte d’intensification des tensions militaires et technologiques dans la région.
Les projectiles ont été détectés à partir de la région de la capitale nord-coréenne, Pyongyang, selon le commandement militaire sud-coréen.
Ces lancements surviennent à la suite d’un test récent par Séoul de son tout premier système de planeur hypersonique de fabrication nationale. L’armée de la Corée du Sud, relayée par les garde-côtes du Japon, a rehaussé son niveau de surveillance face au risque d’autres lancements imminents.
« Notre armée a détecté plusieurs missiles balistiques tirés de la région de Pyongyang vers la mer de l’Est vers 9 h 20 (20 h 20 heure de l’Est) », a indiqué l’état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué, utilisant le nom coréen de la mer du Japon.
Les tensions militaires en octobre 2026
| Paramètre | Détails de la situation régionale |
|---|---|
| Origine de l’escalade | Ce tir nord-coréen intervient quelques jours après l’essai par la Corée du Sud de son tout premier système de planeur hypersonique de fabrication nationale. |
| Rivalité technologique | Pyongyang revendique également de son côté le déploiement d’un missile hypersonique de portée intermédiaire mobilisant l’intelligence artificielle pour modifier sa trajectoire de vol à basse altitude. |
| Incident à la frontière | Les tensions se sont fortement cristallisées fin septembre 2026 à la suite de l’explosion de mines dans la Zone démilitarisée (DMZ), blessant trois soldats sud-coréens. Séoul et la coalition menée par les États-Unis accusent le Nord d’avoir violé l’accord d’armistice. |
| Climat politique | Malgré les efforts d’apaisement du président sud-coréen Lee Jae Myung (au pouvoir depuis mi-2025), la sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, maintient une ligne dure en exigeant le « plus grand respect » avant toute reprise du dialogue. |
Les planeurs hypersoniques sont envoyés dans la haute atmosphère par des propulseurs de fusée, puis fondent sur leur cible à une vitesse au moins cinq fois supérieure à celle du son.
Ce test survenait lui-même à la suite d’un lancement de missile hypersonique nord-coréen, de portée intermédiaire, qui selon Pyongyang avait mobilisé l’intelligence artificielle.
Selon l’influente sœur du dirigeant Kim Jong-un, Kim Yo Jong, ce missile était « capable de modifier sa trajectoire de vol à basse altitude ». Elle n’a pas donné de détails sur l’usage de l’IA dans ce cas précis.
« Il n’existe aucun moyen d’éviter l’attaque de ce type de missile », avait-elle néanmoins assuré.
« Aucun pays au monde ne pourrait avoir accès à une telle technologie avant au moins plusieurs années », a de son côté avancé Kim Jong-un.
Un nouveau différend a éclaté fin septembre entre les deux voisins, toujours techniquement en guerre, après l’explosion de mines dans la Zone démilitarisée (DMZ) les séparant qui a blessé trois soldats sud-coréens.
Le gouvernement ainsi que la force multinationale menée par les États-Unis en Corée du Sud ont affirmé qu’il s’agissait de mines nord-coréennes et accusé Pyongyang d’avoir violé l’accord d’armistice qui a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953).
Séoul a exigé des excuses du Nord, qui a nié toute responsabilité et dénoncé une « provocation ».
Le président sud-coréen, Lee Jae Myung, tente depuis son arrivée au pouvoir mi-2025 d’apaiser les tensions avec Pyongyang. Il a notamment exhorté à « rétablir la confiance et reprendre le dialogue », le 1er octobre, après le début de la polémique sur les mines.
Jeudi, Kim Yo Jong a exigé le « plus grand respect » de la part de la Corée du Sud si elle souhaite « réellement rétablir les relations ».
Pyongyang était jusque-là resté sourd, ou avait moqué, les tentatives d’ouverture de Séoul.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
