Homologation du Stade Léopold Senghor : l’État et la FSF unissent leurs forces pour une remise aux normes rapide

Dakar,24 juillet 2025(JVFE)-L’homologation des stades FIFA est un processus par lequel la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) certifie qu’un stade répond à des normes spécifiques pour l’organisation de matchs internationaux. Cette homologation garantit la sécurité, la qualité et l’équité des compétitions. 

En résumé, l’homologation FIFA implique:

  • Des normes de sécurité: vérification des installations, accès, sorties de secours, etc. 
  • Des normes de qualité: terrain de jeu (pelouse naturelle ou synthétique), éclairage, vestiaires, etc. 
  • Des normes d’infrastructure: capacité du stade, dimensions du terrain, etc. 
  • Des procédures d’inspection: avant chaque match, vérification de la conformité aux normes 

Plus spécifiquement, voici les aspects clés de l’homologation des stades FIFA:

  • Certification du terrain:Les surfaces synthétiques doivent être certifiées FIFA QUALITY ou FIFA QUALITY PRO, après des tests rigoureux en laboratoire et sur site. 
  • Dimensions du terrain:Pour les compétitions internationales, les dimensions du terrain sont standardisées : entre 100 et 110 mètres de long, et entre 64 et 75 mètres de large. 
  • Capacité du stade:La FIFA a des exigences spécifiques en fonction du niveau de la compétition, avec des capacités minimales pour différents stades. 
  • Sécurité et sûreté:Le stade doit disposer de locaux de premiers secours, d’un système de sécurité, et de personnel formé. 
  • Autres exigences:Éclairage, vestiaires, systèmes de drainage, etc. 

Pourquoi l’homologation est-elle importante ?

  • Pour la sécurité des joueurs et des spectateurs:
  • Pour garantir des conditions de jeu équitables:
  • Pour la crédibilité des compétitions:
  • Pour la conformité aux normes internationales: 

En résumé, l’homologation FIFA est un gage de qualité et de sécurité pour les stades accueillant des compétitions internationales de football. 

Depuis la réouverture du stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, flambant neuf et moderne, la FSF s’est installée comme unique utilisateur du site. Mais cette position ne va pas sans conséquences financières. À chaque match international, l’organisation supporte des charges élevées : « Nous déboursons entre 45 et 50 millions de francs CFA par rencontre », a récemment révélé le président Augustin Senghor. Rien que pour la location du stade, la note grimpe à près de 35 millions de francs CFA. À cela s’ajoutent les frais liés à l’exploitation, notamment les services assurés par la société gestionnaire du site (loges, restauration, sécurité…).

Dans ce contexte, la fédération souhaite rapidement pouvoir s’appuyer sur une alternative moins onéreuse. Et tous les regards se tournent désormais vers le stade Léopold Sédar Senghor, ancienne enceinte historique du football sénégalais. Rénové récemment, il a accueilli il y a quelques jours une visite d’inspection des délégués de la Confédération Africaine de Football (CAF), venus évaluer son niveau de conformité aux normes internationales. « Nous voulons pouvoir utiliser le stade Léopold Sédar Senghor rapidement afin de réduire nos dépenses liées à l’exploitation du stade Abdoulaye Wade », lance-t-il.

4 stades ont été homologué par la CAF, les stades de Reunification de Bepanda, Japoma, Ahmadou Ahidjo et Garoua.

Les pays actuellement sans stade homologué par la CAF sont :

Afrique de l’Est : Burundi, Comores, Djibouti, Erythrée, Somalie, Soudan. Afrique Australe : Eswatini, Lesotho, Madagascar, Namibie, Seychelles, Zimbabwe.

Cependant, certains équipements manquent encore pour obtenir l’homologation complète. C’est notamment le cas des bancs de touche. « Ce type d’équipement peut coûter jusqu’à 100 000 euros, soit environ 75 millions de francs CFA. Mais si l’on doit passer par des appels d’offres, cela peut prendre jusqu’à six mois », a expliqué Augustin Senghor. Pour éviter ces lenteurs administratives, la FSF a proposé au ministère des Sports de prendre en charge l’achat de ces éléments, dans le cadre d’un partenariat.

Selon ce mécanisme, la FSF financerait les équipements nécessaires en échange d’un remboursement progressif via les montants qu’elle aurait dû verser pour la location du stade. Madame le ministre des Sports, Khady Diene Gaye, et ses équipes ont donné leur feu vert. Si les démarches se poursuivent à ce rythme, le stade Léopold Sédar Senghor pourrait être disponible pour accueillir les prochaines rencontres des Lions dès septembre.

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