Mort de Thierry Ardisson : un beau-fils qui joue en Ligue 1, Hot d’or, royaliste… Cinq choses que vous ne saviez pas sur “l’homme en noir”

Dakar;15 juillet 2025(JVFE)-Thierry Ardisson est mort à l’âge de 76 ans ce lundi 14 juillet. Voici cinq anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas à propos de l’animateur star.

Il s’est fait connaître en présentant des émissions phares du paysage audiovisuel français comme Tout le monde en parle ou Salut les Terriens. Mais avant d’être animateur, Thierry Ardisson, dont la mort a été annoncée par sa famille ce lundi 14 juillet, était publicitaire.

Resumé

Thierry Ardisson, né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf et mort le 14 juillet 2025 à Paris, est un animateur et producteur français de télévision. Il est également producteur de cinéma, écrivain et publicitaire. Il débute dans la publicité, en fondant l’agence Business, puis s’oriente vers la presse écrite. 

Date/Lieu de naissance : 6 janvier 1949, Bourganeuf, France

Date de décès : 14 juillet 2025, Paris, France

Épouse : Audrey Crespo-Mara (m. 2014), Béatrice Ardisson (m. 1988–2010)

Enfants : Manon Ardisson, Gaston Ardisson, Ninon Ardisson

Parents : Renée Gastinel, Victor Ardisson

Dans les années 1970 et 1980, celui qui deviendra l'”homme en noir” a fait ses premiers pas dans la télévision à travers la création de slogans publicitaires. De petites phrases cultes qui restent en tête et que l’on associe immédiatement aux produits qu’elles promeuvent.

Thierry Ardisson a commencé comme concepteur-rédacteur chez BDDO puis TBWA avant de fonder, en 1978, son agence de pub Business avec Henri Baché et Eric Bousquet.

On lui doit des slogans publicitaires cultes mais surtout courts et dynamiques. Selon la philosophie de son agence, “un bon slogan vaut mieux qu’un long discours”. Thierry Ardisson a ainsi démocratisé les spots publicitaires d’une durée de 8 secondes.

Parmi toutes les publicités qu’il a conçues, cinq se distinguent particulièrement par l’empreinte qu’elles ont laissée sur la culture française.

Beau-père d’un joueur de Ligue 1

Marié à trois reprises, Thierry Ardisson a eu trois enfants avec la musicienne Béatrice Loustalan. Il avait épousé en 2014 la journaliste Audrey Crespo-Mara. Cette dernière n’est autre que la mère de Sékou Mara. Agé de 22 ans, l’attaquant international espoir tricolore formé aux Girondins de Bordeaux, fils de l’entrepreneur Aliou Mara, évolue actuellement à Strasbourg après un passage de deux saisons en Angleterre (2022-24), du côté de Southampton.

Lauréat du 7 d’or, l’équivalent des Cesar de la télévision française, de la meilleure émission culturelle en 2000 avec “Tout le monde en parle”, Thierry Ardisson peut également se targuer d’avoir été distingué par l’industrie porno.

En 2001, il a reçu des mains de l’actrice X Estelle Desanges un “Hot d’or d’honneur”, distinction décernée à l’époque par le magazine Hot Vidéo. “Un trophée réservé aux audacieux, aux précurseurs, aux visionnaires”, indique alors le comité du magazine français.

Il était pour le retour de la monarchie

Thierry Ardisson ne s’en cachait pas, bien au contraire : il était pour le retour du roi à la tête de l’Etat français. Le royalisme, une idée qu’il évoquait déjà en 1986 dans un livre intitulé : “Louis XX, contre-enquête sur la monarchie”.

En juillet 2019, dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, il affirmait : “Quand on dit monarchie, tout le monde pense extrême droite, ce qui est aberrant […] Mais la culture politique n’étouffe pas ce pays. Je trouve le système monarchique infiniment plus stable et plus juste”. Deux ans plus tôt, sur TV5Monde, il indiquait sans ambages : “il faut réhabiliter la monarchie”.

Un collectionneur de voitures qui ne conduisait pas

Peugeot 404 coupé, Peugeot 203, Mini Countryman… Thierry Ardisson collectionnait les voitures anciennes, mais ne conduisait pas. Il n’aurait d’ailleurs jamais passé son permis de conduire. “Quand j’étais jeune, j’avais 16-17 ans, il y a plein de copains qui sont morts dans des accidents de voiture, et ça m’a refroidi, expliquait-il à Dominique Chapatte dans Turbo en 1996. Donc je me suis toujours méfié, j’ai une espèce d’appréhension, puis bon après c’est devenu une coquetterie.”

Pourquoi il s’habillait toujours en noir

Thierry Ardisson, c’est aussi et surtout une couleur, le noir, qu’il ne quittait jamais, au point d’être surnommé “l’homme en noir”. Mais pourquoi ce choix vestimentaire ? “Parce qu’évidemment ça mincit, à l’époque, j’avais dix kilos de plus, expliquait-il en 2023 au Youtubeur Franck Nicolas. Ensuite, le matin, on prend le costume qui sort du pressing parce que ce sont tous les mêmes. On règle le problème une fois pour toutes. Et puis ça dessine un personnage, l’homme en noir, et ça, c’est très inspiré d’un système de la personality. La pub, ça a été ma grande école.”

Cinq choses que vous ne saviez pas sur “l’homme en noir”

Tropico : “Quand c’est trop c’est tropico”

En 1987, la marque de boisson au nectar de fruit souhaitait promouvoir son côté rafraîchissant. Un homme est présenté, abandonné dans le désert et assoiffé. Il se fait alors aider par un bédouin sortant la boisson de la bosse de son dromadaire. L’ensemble est volontairement exagéré, ce qui fait toute l’ambition de la publicité. Puisque, comme le dit le slogan : “Quand c’est trop c’est tropico”.

Lapeyre : “Lapeyre, y’en a pas deux”

Diffusée sur le petit écran en 1995, la publicité Lapeyre joue sur l’humour pour vanter la marque de menuiserie. Une vieille femme, filmée de dos, se penche à la fenêtre et tombe. En voix off, le slogan rappelle que rien ne vaut les conseils de la marque avec le fameux “Lapeyre y’en a pas deux”.

Chaussée aux Moines : “Chaussée aux Moines : Amen”

Sans qu’il n’y ait aucun rapport avec les fameux moines de la publicité, la marque s’appuie sur l’imagerie religieuse pour rappeler la tradition fromagère des hommes de religion. Sortie en 1983, la publicité met en scène des moines chantant le slogan de la marque sur un air liturgique.

Ovomaltine : “J’ai huit secondes pour vous expliquer que la pub Ovomaltine, c’est de la dynamite !”

En 1984, les téléspectateurs découvrent sur leur écran un skieur un peu benêt, tout sourire, qui présente la fameuse barre céréale avec un accent suisse caricatural. L’effet comique est accentué par l’explosion de la barre chocolatée. Une deuxième version est proposée la même période, mettant en scène un montagnard vêtu d’une chemise à carreaux.

Wasa : “Wasa, Vas-y Wasa, Vas-y Wasa, Vas-y Wasa…”

Le principe de ce spot publicitaire est simple : des images de tartines croustillantes s’enchaînent sur un slogan musical entêtant qui répète à foison le nom de la marque, Wasa. Créé en 1984, ce jingle reviendra régulièrement accompagner les publicités de l’entreprise suédoise.

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