Dakar,08 OCTOBRE 2025(JVFE)-Le Sénégal s’impose comme un moteur de la hausse des dépenses courantes au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une progression de 136,6 milliards FCFA (+13,6 %) au deuxième trimestre 2025 par rapport à 2024, selon la Note de conjoncture économique régionale.
Contexte économique et développement
- Politique économique : Le Sénégal travaille à la consolidation de son économie au sein de l’UEMOA en s’alignant sur les orientations de l’Union, notamment avec le Plan Stratégique 2025-2030 de l’UEMOA.
- Défis et opportunités : Le pays fait face à des défis tels que le maintien de la croissance et des investissements, tout en explorant des opportunités pour renforcer l’intégration économique régionale et la création d’emplois, en particulier pour les jeunes.
L’UEMOA a montré des performances macroéconomiques encourageantes en 2025, avec une croissance du PIB projetée autour de 6,3 % à 6,7 % et une inflation maîtrisée à un niveau faible, grâce notamment à une bonne offre de produits vivriers et à la baisse des prix des produits importés. Les efforts de consolidation budgétaire ont également permis de réduire le déficit budgétaire à environ 3,7 % du PIB et de maintenir la dette publique sous le seuil de 70 %.
Croissance économique
- Taux de croissance fort : L’UEMOA est attendue pour enregistrer une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) d’environ 6,3 % à 6,7 % en 2025.
- Moteurs de la croissance : Cette croissance est soutenue par la vigueur des secteurs primaire et extractif, ainsi que par la progression des exportations, malgré un contexte régional parfois difficile.
Inflation
- Inflation maîtrisée : Le taux d’inflation est projeté à un niveau bas, aux alentours de 1,2 % à 3 % en 2025, selon les estimations.
- Facteurs de la décrue : Cette tendance est favorisée par la bonne disponibilité des produits vivriers locaux, la baisse des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires importées, ainsi que la réduction des prix des carburants dans certains pays.
En dépit de la crise sécuritaire et sociopolitique dans certains Etats membres, de la guerre russo-ukrainienne ainsi que de la situation au Moyen-Orient, l’activité économique au sein de l’Union a poursuivi son dynamisme avec un taux de croissance de 6,3% en 2024 contre 5,2% en 2023. Cette vigueur est en lien avec la bonne orientation de l’activité dans l’ensemble des secteurs, notamment le primaire et le secondaire, portés par la bonne campagne agricole et le dynamisme des activités extractives. Le taux d’inflation annuel moyen de l’Union a décéléré à 3,5% en 2024 après 3,7% en 2023, en liaison avec la baisse des tensions sur les prix des produits alimentaires et de l’énergie.
Des efforts consentis dans la mobilisation des recettes ont produit des effets positifs sur les ressources domestiques. Toutefois, les tensions demeurent élevées. Ainsi, le déficit budgétaire global a représenté 5,0% du PIB en 2024 contre 6,6% en 2023. Ce déficit est le résultat d’une hausse des recettes publiques (+9,3%) plus importante que celle des dépenses (+1,9%). Il en est résulté un taux de pression fiscale de 14,3% après 14,1% en 2023. Le taux d’endettement s’est établi à 64,8% en 2024 contre 63,8% en 2023, soit une légère hausse de 1 point de pourcentage.
L’activité économique poursuivrait son dynamisme avec un taux de croissance projeté à 6,7% contre 6,3% en 2024. Cette progression est soutenue notamment, par la vigueur des industries extractives. Le taux d’inflation pourrait se situer autour de 3,0% en 2025, sous l’effet de la hausse attendue de la production de la campagne agricole 2024/2025 et de la poursuite de la décrue des prix des produits alimentaires et énergétiques importés.
Le déficit budgétaire global représenterait 3,7% du PIB, en lien avec le renforcement de la mobilisation des recettes (+14,2%) comparativement à la hausse des dépenses (+6,6%). Le taux de pression fiscale se situerait à 15,0%.
La consolidation budgétaire serait effective dans cinq Etats membres au 31 décembre 2025.
Le taux d’endettement se situerait à 63,0% contre 64,8% en 2024, en dessous du plafond de 70% dans six Etats membres.
Au titre des échanges extérieurs, le déficit courant ressortirait à 3,5% du PIB en 2025 contre 5,9% une année plus tôt, en raison d’une évolution favorable de la balance des biens. Les échanges intra-UEMOA représenteraient un peu plus de 16,0% des échanges totaux de l’Union.
La masse monétaire augmenterait de 12,7%, portée par les créances intérieures (+10,5%) et la consolidation attendue se situerait à 2 623,4 milliards des Actifs extérieurs nets.
Les Membres du Conseil ont fait le point au Président de la République du Sénégal des travaux de la troisième session ordinaire au titre de l’année 2025, tenue le 06 octobre au siège de la BCEAO à Dakar.
Pour rappel, le Conseil des Ministres Statutaire de l’UEMOA comprend deux Ministres par Etat membre dont celui en charge des Finances ainsi que les Chefs des Institutions de l’Union à savoir le Président de la Commission de l’UEMOA, le Gouverneur de la BCEAO, le Président de la BOAD et le Président de l’AMF-UMOA.
Il se réunit tous les trois mois en session ordinaire et tient des sessions extraordinaires en cas de besoin.
La délégation de la Commission de l’UEMOA, conduite par son Président Abdoulaye DIOP, en compagnie des Commissaires Paul Koffi KOFFI et Mahamadou GADO ainsi que du Représentant Résident à Dakar Amadou TCHAMBOU, a également pris part à la rencontre.
Cette cérémonie d’ouverture a marqué le lancement d’un rendez-vous majeur pour le positionnement du Sénégal et de la région UEMOA comme destinations attractives pour le capital productif. En présence de nombreux chefs d’institutions régionales et internationales, de Ministres, de dirigeants de banques de développement et d’investisseurs privés, le Forum veut réaffirmer la volonté commune de canaliser les financements vers les secteurs stratégiques au service d’une croissance inclusive, durable et souveraine.
Dans son intervention, le Président de la République du Sénégal a mis l’accent, entre autres, sur le capital humain avec une jeunesse bien formée, pour bâtir l’avenir au service du progrès pour le Sénégal et l’Afrique, « le succès de l’un nourrit celui de l’autre ». S.E.M. Bassirou Diomaye FAYE a mis en avant les énormes potentialités qu’il faut exploiter avec le concours des investisseurs. Il a souligné la promulgation récente du code des investissements révisé et a indiqué plusieurs réformes importantes en cours en vue de l’amélioration du climat des affaires. Il a invité les investisseurs à venir saisir les opportunités et à nouer des partenariats féconds stratégiques avec le Sénégal avec l’appui de l’APIX, agence dédiée pour les accompagner dans toutes leurs démarches et faciliter leur installation. Il a salué et remercié le secteur privé du Sénégal qui est toujours aux côtés de l’Etat pour faire du pays une économie prospère.
Cette première journée du Forum a confirmé le rôle moteur du Sénégal et de l’espace UEMOA dans la redéfinition de l’agenda africain de l’investissement productif.
On retiendra que le continent franchit une nouvelle étape vers une économie ancrée dans la création de valeur, l’emploi et l’innovation.
Les travaux prennent fin ce 8 octobre 2025.

