Dakar, 20 Octobre 2025(JVFE)-Après avoir reporté son voyage à plusieurs reprises, le ministre marocain des Affaires étrangères est attendu à Paris les 22 et 23 octobre. La question du territoire contesté figure en tête de l’ordre du jour.
Le Sahara occidental est revendiqué par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD, fondée par le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui).
L’Algérie soutient le Sahara occidental au nom des droits des peuples à l’autodétermination et l’inviolabilité des frontières coloniales.
C’est un conflit militaire opposant le Maroc et la Mauritanie au Front Polisario, sur le territoire du Sahara occidental. La guerre éclate à la suite du retrait de l’Espagne du Sahara espagnol, qu’elle avait convenu de céder au Maroc et à la Mauritanie lors des accords de Madrid.
Le Maroc a qualifié officiellement de nul et non avenu le communiqué fallacieux, publié suite à la 984e réunion du Conseil de Paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine. Le ministre des Affaires étrangères a relevé que cette “réunion a été entachée de plusieurs irrégularités, suscitant beaucoup de points d’interrogations sur son contexte”.
Nasser Bourita a par ailleurs précisé que “les débats au sein du Conseil ont montré que l’Afrique a une position claire qui est celle de soutenir les efforts des Nations unies pour trouver une solution à la question du Sahara marocain”.
Le ministre estime que ce communiqué “est le fruit de manœuvres et d’irrégularités qui ont entaché les procédures de l’Union africaine” qui ont commencé bien avant ce “sommet”, très restreint, tenu le 9 mars 2021, et sanctionné par un communiqué rendu public de manière unilatérale dix jours plus tard. “Pendant ce temps, au moins la moitié du Conseil avait rejeté par écrit ces conclusions sans que cela n’y change rien”.
“Je déclare en tant que Vice-Président du Kenya que le Plan d’Autonomie sous souveraineté marocaine est la meilleure solution à la question du Sahara”, a assuré William Ruto, qui a été reçu par l’ambassadeur du Maroc au Kenya, El Mokhtar Ghambou, mardi 23 mars 2021, au siège de sa résidence à Nairobi. Le vice-président du Kenya, qui est candidat à la présidentielle de 2022, avait aussi affirmé que “la représentation du Polisario à Nairobi n’a aucun sens”.
Selon William Ruto, “le conflit autour du Sahara n’est qu’une excuse pour permettre à l’Algérie de continuer de dilapider les richesses de son peuple sur des causes perdues”, ajoutant que “la création d’un état séparatiste au sud du Maroc n’est qu’un fantasme nourri par ceux qui n’aiment ni la paix, ni l’unité, ni la prospérité pour les pays africains”.
Le vice-président du Kenya a également soutenu que son pays “ne doit jamais se défaire de sa neutralité et doit, au contraire, travailler directement avec l’ONU pour appuyer le processus de paix concernant la question du Sahara”.
La France a réaffirmé sa position « intangible » sur la question du Sahara marocain dans un communiqué publié par le Quai d’Orsay, à l’issue de la rencontre entre le ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères de la République française, Jean-Noël Barrot et le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger, Nasser Bourita.
Le communiqué du Quai d’Orsay réitère, en effet, la position exprimée par le Président Emmanuel Macron à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans sa lettre du 30 juillet 2024, soulignant que « pour la France, le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », tout en rappelant « l’intangibilité de la position de la France » et son engagement à « agir en cohérence avec cette position à titre national et au niveau international».
La France a salué l’engagement du Maroc dans les enceintes multilatérales sur les enjeux de paix, de stabilité et de développement
La République française avait réaffirmé sa volonté de poursuivre «la concertation étroite avec le Royaume du Maroc dans les enceintes multilatérales sur les enjeux de paix, de stabilité et de développement, ainsi que d’y porter des initiatives conjointes ».

