DAKAR, 29 OCTOBRE 202(JVFE)-Le président russe a annoncé mercredi 29 octobre le test d’un drone sous-marin Poséidon, pouvant emporter une charge nucléaire selon Moscou.
Vladimir Poutine a défié mercredi 29 octobre les avertissements de Donald Trump en annonçant, relate l’AFP, le test d’un drone sous-marin russe à capacité nucléaire, quelques jours après avoir annoncé l’essai du missile Bourevestnik qui a été critiqué par le président américain.
Dimanche, le président russe s’était félicité de l’essai final réussi du missile de croisière à propulsion nucléaire Bourevestnik, d’ une portée illimitée
et capable de tenir en échec, selon lui, quasiment tous les systèmes d’interception.
C’est inapproprié de la part de Poutine de dire cela. Il devrait mettre fin à la guerre en Ukraine
, avait réagi son homologue américain. Cette guerre qui devait durer une semaine entrera bientôt dans sa quatrième année. Voilà ce qu’il devrait faire plutôt que de tester des missiles
, avait poursuivi Donald Trump. Mais le dirigeant russe n’a visiblement pas tenu compte de ces reproches.
“ Hier, nous avons effectué encore un essai, d’un autre système prometteur – un drone sous-marin Poséidon”
, a déclaré Vladimir Poutine, lors d’une visite d’un hôpital militaire diffusée mercredi à la télévision publique russe.
Le drone Poséidon, selon Moscou, est à propulsion nucléaire et peut également transporter des charges atomiques. Il a été à la fois qualifié de drone et de très longue torpille autonome par le passé.
. “Aucun autre appareil dans le monde n’est égal à celui-là par sa vitesse et la profondeur
à laquelle il opère”, a assuré le maître du Kremlin, en affirmant qu’il n’existait aucun moyen de l’intercepter
.
Une source au sein du complexe militaro-industriel russe, citée précédemment par l’agence de presse officielle Tass, affirme que le Poséidon, conçu pour la dissuasion nucléaire, est capable de se déplacer à plus d’un kilomètre de profondeur, à une vitesse de 60 à 70 nœuds, tout en restant indétectable.
Il est censé équiper à terme le Belgorod, un sous-marin nucléaire mis en service en juillet 2022 et qui a les installations nécessaires pour lancer le Poséidon.
Ces annonces de Vladimir Poutine interviennent alors que les relations entre Vladimir Poutine et Donald Trump sont en dents de scie ces dernières semaines.
La semaine dernière, le président américain a reporté sine die une possible rencontre avec Poutine à Budapest et a déploré que ses conversations avec son homologue russe pour mettre fin au conflit en Ukraine n’aillent « nulle part ».
Les Etats-Unis ont également annoncé mercredi dernier des sanctions contre deux géants du secteur des hydrocarbures russes, les premières sanctions d’importance prises par Donald Trump contre Moscou depuis son retour au pouvoir.
M. Trump essaye depuis des mois d’arrêter le conflit déclenché par l’attaque russe à grande échelle lancée contre l’Ukraine en février 2022, mais les négociations n’ont abouti à aucun progrès et il a manifesté à plusieurs reprises sa frustration envers M. Poutine, qui a rejeté de multiples appels à une trêve.
Vladimir Poutine avait dévoilé en 2018 la mise au point par l’armée russe d’armes ultramodernes, parmi lesquelles le missile Bourevestnik et le drone Poséidon, à l’époque pour faire face, selon Moscou, aux menaces des Etats-Unis.

