DAKAR, 18 janvier 2026(JVFE)-La France a entamé le déploiement d’un contingent militaire au Groenland, dans un contexte marqué par une montée des tensions géopolitiques dans la région arctique.
Ce contingent militaire au Groenland, mené par des chasseurs alpins spécialistes du grand froid, dans le cadre de l’opération européenne conjointe”Arctic Endurance”, est déployé en soutien au Danemark face aux tensions géopolitiques dans l’Arctique et aux ambitions américaines.
Ce premier envoi, composé d’une quinzaine de soldats, sert à évaluer les besoins pour des exercices futurs, impliquant des moyens terrestres, aériens et maritimes, avec l’objectif de renforcer la sécurité européenne dans la région sans escalad
Le président français, Emmanuel Macron, a indiqué que les premiers soldats français dépêchés sur place seront appuyés par des moyens terrestres, aériens et maritimes. Il a souligné que cette présence s’inscrit dans un esprit de solidarité avec le Danemark et les alliés européens, à travers des exercices militaires conjoints.
Ce déploiement intervient dans le cadre de l’opération Arctic Endurance, conduite par le Danemark en coordination avec plusieurs pays européens, notamment l’Allemagne, la Suède et la Norvège, ainsi qu’avec d’autres alliés de l’OTAN.

De petits détachements ont été envoyés pour mener des missions de reconnaissance et d’entraînement en environnement arctique.
Des détails du déploiement
- Objectif : Préparer et participer à l’exercice “Arctic Endurance” organisé par le Danemark, en réponse aux ambitions américaines sur le Groenland.
- Acteurs : Le détachement initial comprend environ 15 soldats français, des chasseurs alpins aguerris, rejoints par d’autres pays européens (Allemagne, Norvège, Suède).
- Nature : Un premier déploiement “précurseur” pour identifier les besoins logistiques et matériels pour des opérations futures de haute montagne et de grand froid.
- Contexte : La France répond à la demande du Danemark, soulignant la solidarité européenne face à un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l’avenir du Groenland..
Les évolution et réactions
Des avions et des navires sont attendus pour compléter les moyens, et des exercices plus conséquents sont prévus pour 2026, renforçant une présence européenne dans l’Arctique.
Le président Macron a confirmé la participation française lors de ses vœux aux armées, insistant sur le respect de la souveraineté territoriale sans escalade.
Selon des médias citant des sources de la défense française, ces opérations visent à renforcer la présence alliée auprès des autorités groenlandaises et à préparer des opérations conjointes dans des conditions climatiques extrêmes. Elles s’inscrivent également dans une logique d’affirmation de la coopération transatlantique face aux enjeux stratégiques croissants de la région.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a annoncé, samedi, l’instauration de nouveaux droits de douane visant plusieurs pays européens

Il a déclaré que ces mesures resteraient en vigueur « jusqu’à la vente totale et intégrale du Groenland » aux États-Unis.
Trump a précisé que ces taxes seraient portées à 25% jusqu’à la conclusion d’un accord portant sur la cession complète du Groenland, territoire autonome danois situé entre l’océan Atlantique Nord et l’océan Arctique. Justifiant cette position par des considérations stratégiques, le président américain a mis en avant l’importance croissante du Groenland dans l’architecture de défense des États-Unis.
En réaction à l’opposition européenne à l’acquisition du Groenland, Donald Trump a annoncé le samedi 17 janvier 2026 l’imposition de droits de douane de 10 % sur des produits de huit pays (Danemark, Norvège, Suède, France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Finlande) dès février 2026, avec une hausse potentielle à 25 % en juin 2026 si l’accord d’achat n’est pas conclu, une mesure perçue comme une pression pour forcer le Danemark à vendre le Groenland aux États-Unis.
Détails de l’annonce :
- Pays concernés : Danemark, Norvège, Suède, France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Finlande.
- Taux initial : 10 % sur les marchandises importées, effectif le 1er février 2026.
- Augmentation possible : Le taux passerait à 25 % le 1er juin 2026 si aucun accord d’achat du Groenland n’est trouvé.
- Justification : En représailles à leur opposition à l’achat du Groenland, notamment suite à l’envoi de troupes françaises sur l’île.
Réactions et contexte :
- Le président français Emmanuel Macron a jugé les menaces tarifaires inacceptables, affirmant qu’elles n’avaient pas leur place.
- L’Union Européenne s’oppose fermement à l’annexion du Groenland.
- Ces mesures s’inscrivent dans une escalade des tensions commerciales liées aux ambitions de Donald Trump concernant le Groenland.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
