Sécurité routière : violent Accident sens AIBD / DAKAR, cinq personnes décédées et deux blessés graves

DAKAR, 26 janvier 2026(JVFE)-Un Accident sur l’Autoroute de l’Avenir ce Dimanche 25 Janvier 2026 à 13 h 09 après-midi, , sur l’autoroute de l’Avenir,dans le sens AIBD / DAKAR, à hauteur de la sortie 10, a indiqué le commandant Sada Dia, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°1.au niveau du département de Rufisque a fait cinq personnes décédées et deux blessés graves

Le bilan provisoire fait état de cinq personnes décédées et de deux blessés graves, pris en charge par les services de secours, qui ont déployé d’importants moyens logistiques pour les opérations de sauvetage.

Au Sénégal, la situation des accidents de la route est alarmante, avec une moyenne annuelle d’environ 5 200 accidents, causant plus de 745 décès et plus de 8 500 blessés graves. Ces drames, principalement causés par le facteur humain (90 %), surviennent souvent sur les grands axes routiers. 

Points clés sur les accidents de la route :

  • Bilan humain : Plus de deux personnes meurent chaque jour sur les routes sénégalaises.
  • Impact économique : Les accidents coûtent environ 163 milliards de FCFA par an à l’État, soit 4 à 5 % du PIB.
  • Principales causes : Excès de vitesse, imprudence, fatigue, et conduite sans permis.
  • Vulnérabilité : Les deux-roues sont impliqués dans 38 % des cas.
  • Statistiques 2024 : 695 morts et 8 571 blessés ont été enregistrés. 

Face à cette situation, l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER ) intensifie les contrôles et la sensibilisation.
Monsieur Atoumane Sy est le Directeur général de l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) au Sénégal, ayant pris ses fonctions le 1er août 2024. Il a remplacé Cheikhou Oumar Gaye, avec pour mission de renforcer la sécurité routière et de réduire de 50 % les accidents d’ici 2030. 

Dans un remaniement de haut niveau, Monsieur Atoumane Sy, spécialiste de la sécurité routière et titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies en Géographie et Aménagement du Territoire, a été nommé Directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER). Sa nomination a été officialisée à l’issue du conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi 3 juillet 2024, remplaçant ainsi Cheikh Oumar Gaye à ce poste clé.

Originaire de Goudiry (Koussan), Monsieur Sy est issu d’une lignée respectée dans la région, étant le fils de Hamady Amadou Sy, ancien principal du CEM Moriba Diakhité de Tambacounda. Sa relation de parenté avec des personnalités influentes telles que Boubou Barro, l’actuel président des parents d’élèves du lycée de Goudiry, souligne son enracinement profond dans la communauté locale.

Le nouveau Directeur général de l’ANASER apporte avec lui une expertise pointue en matière de sécurité routière, acquise au fil de ses années d’études et de travail dans le domaine. Sa nomination est perçue comme un signe de l’engagement du gouvernement envers la promotion de la sécurité sur les routes et la réduction des accidents de la circulation.

À la lumière de son parcours académique et de son héritage familial, Monsieur Atoumane Sy s’engage à relever les défis liés à la sécurité routière avec détermination et vision. Sa nomination suscite des attentes élevées quant à l’amélioration des normes de sécurité routière et à la mise en œuvre de mesures efficaces pour protéger la vie des citoyens.

En prenant les rênes de l’ANASER, Monsieur Sy incarne l’espoir d’un avenir plus sûr sur les routes du pays, où la prévention des accidents et la sensibilisation du public joueront un rôle central sous sa direction éclairée.

L’insécurité routière est un fléau majeur des temps modernes qui n’épargne aucun pays au monde.

Selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) environ 80% de ces décès sont répertoriés dans des pays à revenu faible ou intermédiaire qui ne représentent que 52% des véhicules immatriculés dans le monde.

Seulement 3% du nombre total de véhicules immatriculés sont en Afrique et 20% de ces décès par accident de la route dans le monde sont répertoriés en Afrique.

Le Sénégal certes, a toujours connu les accidents de la route, mais aujourd’hui l’ampleur du phénomène et la violence surtout meurtrière qu’il engendre suscitent de multiples interrogations. Si la tendance à la baisse de la mortalité routière est considérablement observée dans certains pays de l’OCDE, l’augmentation du nombre de décès ou de blessés graves demeure de plus en plus élevée dans les pays sous-développés comme, le nôtre.

Au Sénégal, la route tue, fait des blessés graves et engendre des conséquences dramatiques sur les plans économiques et sociaux.

Par conséquent, on peut considérer que le Sénégal est à la traine en matière de sécurité Routière.

Chaque année environ 27 000 personnes sont victimes d’accidents, dont 11 000 sont enregistrés à Dakar. Parmi ces victimes, nous répertorions 612 décès (Données de l’Agence Nationale de Statistique et de la Démographie de 2018) liés à ces accidents. Selon la Banque mondiale, au Sénégal la mortalité par accident de la route (pour 100 000 hab.) en 2019 est de 23.5 (données de la Banque Mondiale)

Au Sénégal, au cours des trois dernières années, une moyenne annuelle de plus de 4000 accidents de la circulation est notée, dont 700 décès environs soit près de 2 décès par jour.

Devant l’ampleur du phénomène et les conséquences dramatiques que ces accidents de la route devenus récurrents occasionnent, l’État du Sénégal a pris la décision de renforcer son dispositif institutionnel de lutte contre l’insécurité routière, en mettant en place l’Agence Nationale de Sécurité Routière (ANASER) chargée de gérer et de coordonner toutes les activités liées à la sécurité routière.

A ce titre selon les données recueillies, plus de 45 000 véhicules vétustes qui ne respecte pas les normes de sécurité circulent actuellement sur les routes du Sénégal. D’où l’impérieuse nécessité de renforcer davantage le renouvellement du parc automobile Sénégalais.

Il est important de considérer le véhicule, la route et l’usager comme un système interdépendant. La sécurisation des véhicules et de l’environnement routier doit réduire au maximum les conséquences de l’erreur et de la négligence humaine.

Organisation : La solution pour baisser considérablement les accidents de la route et le nombre très élevés de décès, de blessés graves et légers sur nos routes et autoroutes passe par une très bonne organisation avec la mise en place d’un Programme Décennal de Sécurité routière (PDSR), ce programme fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation chaque année. Ce plan d’action servira de tableau de bord à l’ensemble des acteurs à l’échelle nationale avec une très large concertation, de discussions, de dialogues impliquant tous les acteurs car la sécurité routière, c’est l’affaire de tout le monde ! Et c’est pour cette raison les réunions préparatoires des États Généraux du transport viennent tout justes d’être finalisées et la sécurité routière constituera un des enjeux fondamentaux de ces assises compte tenu de son impact sur le plan économique, social et environnemental.

Les réunions préparatoires des États Généraux du transport au Sénégal sont terminées, plaçant la sécurité routière comme enjeu fondamental pour son impact socio-économique et environnemental. Ces assises visent à moderniser le secteur public, impliquant des diagnostics étatiques et un dialogue inclusif pour une meilleure sécurité et mobilité durable. 

Points clés des États Généraux du transport :

  • Objectifs : Moderniser le transport public, améliorer la sécurité, la résilience et la mobilité durable.
  • Sécurité Routière : Enjeu crucial face à la fréquence des accidents, nécessitant éducation, formation, sensibilisation (JUB) et contrôle (JUBAAL, JUBANTI).
  • Enjeux Économiques et Sociaux : Réduire les coûts liés aux accidents, améliorer les infrastructures et la gestion des gares routières.
  • Contexte : Précédés de deux séminaires, ces travaux visent à définir une feuille de route pour le transport, un pilier stratégique du pays. 

La sécurité routière est au cœur des préoccupations, avec une moyenne de plus de 4000 accidents par an enregistrés au Sénégal, soulignant l’importance de ces assises pour la réglementation et la conformité des transporteurs. 

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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