Cyclone Gezani : Toamasina dévastée, au moins deux morts et d’importants dégâts

DAKAR, 11 février 2026(JVFE)-Le cyclone tropical intense GEZANI a frappé de plein fouet la ville de Toamasina mardi soir, plongeant la capitale économique de la côte Est dans une nuit de terreur. Au moins deux personnes auraient trouvé la mort, dont un enfant de trois ans décédé à la suite de l’effondrement d’une maison. Un tireur de pousse-pousse figure également parmi les victimes signalées par des riverains.

Le cyclone tropical intense GEZANI a frappé la ville vers 19h30 avec des rafales dévastatrices atteignant 250 km/h. L’œil du cyclone est passé directement sur la capitale économique, laissant derrière lui des scènes de désolation. 

Le bilan humain s’alourdit

Alors que les premiers rapports évoquaient deux victimes, le bilan provisoire s’est considérablement aggravé ce mercredi matin :

  • Neuf morts sont désormais officiellement recensés par les autorités et les médias locaux.
  • Parmi les victimes, on confirme malheureusement le décès d’un enfant de trois ans suite à l’effondrement d’une habitation.
  • Le décès d’un tireur de pousse-pousse, emporté par la violence des éléments, est également confirmé par des témoins sur place. 

Une ville dévastée

Les dégâts matériels sont qualifiés de « monstrueux » par les observateurs :

  • Destructions massives : De nombreuses toitures ont été arrachées et des murs d’habitations se sont effondrés sous la pression du vent.
  • Coupure totale : La ville est plongée dans le noir complet avec une interruption totale de l’électricité et des réseaux de communication.
  • Inondations : Les fortes pluies provoquent des inondations généralisées, aggravant la situation sanitaire déjà précaire après le passage du cyclone Fytia il y a seulement dix jours. 

Situation actuelle

Le système, bien qu’affaibli en tempête tropicale modérée, traverse actuellement les hautes terres centrales et se dirige vers l’ouest, menaçant désormais la région d’Analamanga (Antananarivo) de fortes pluies et de glissements de terrain. L’alerte rouge reste en vigueur pour plusieurs districts. 

Souhaitez-vous suivre l’évolution de la trajectoire de GEZANI vers le canal du Mozambique ou obtenir des informations sur les centres d’hébergement d’urgence ouverts pour les sinistrés ?

Jusqu’ici, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) n’a pas encore publié de bilan officiel. L’unique communication remonte à environ 13 heures, en début de soirée mardi, peu après que le cyclone a touché terre vers 19h30, au stade de cyclone tropical intense. Dans ce communiqué, le BNGRC faisait état d’inondations, principalement dans les rues, provoquées par les fortes pluies, d’habitations effondrées, d’arbres et de branches arrachés ainsi que d’une coupure totale d’électricité dans plusieurs quartiers.

Les images diffusées par des particuliers sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts. Toitures arrachées, clôtures renversées, façades éventrées : les vidéos montrent une ville balayée par des vents d’une rare violence. De nombreux habitants décrivent une scène de désolation totale au petit matin.

Les premières intempéries ont commencé à se faire sentir dès 10 heures mardi, avec des pluies intermittentes et des rafales de vent. Mais à partir de midi, la situation s’est nettement aggravée. Le vent ne s’est plus interrompu, gagnant progressivement en intensité jusqu’à devenir insupportable en fin d’après-midi. « La terreur a commencé vers 17h », confie un habitant du centre-ville. «  Les rues étaient déjà vides, à part quelques aventuriers qui semblaient bien connaître les risques. »

Les rafales ont atteint des vitesses impressionnantes. Selon les données disponibles, GEZANI a apporté des vents soutenus pouvant atteindre 180 km/h, avec des rafales estimées jusqu’à 250 km/h. La ville s’est retrouvée dans l’œil du cyclone après 20h30, offrant un court répit avant que les vents ne reprennent brièvement.

Pour se parer à toutes éventualités, les écoles sont fermées pour cette journée dans plusieurs districts placés en vigilance rouge. Pour la région Analamanga, ce mercredi est déclaré chômé pour les travailleurs.

Néanmoins, depuis 4 heures du matin, des bus et des voitures particulières circulent dans le centre-ville d’Antananarivo, bien qu’ils se fassent rares. Les piétons sont également visibles dans les rues. Dans plusieurs quartiers, les épiceries ont ouvert leurs portes, signe d’une reprise timide malgré la vigilance rouge toujours en vigueur.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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