l’ONU : la nécessité d’enquêter sur des crimes de guerre potentiels commis par toutes les parties dans divers conflits mondiaux.

DAKAR, 14 février 2026(JVFE)-L’ONU a émis plusieurs rapports et déclarations récentes, notamment en février 2026, soulignant la nécessité d’enquêter sur des crimes de guerre potentiels commis par toutes les parties dans divers conflits mondiaux.

Voici les situations majeures où l’ONU a récemment appelé à une reddition de comptes pour toutes les parties impliquées :

Soudan (El Fasher)

En février 2026, un rapport du Bureau des droits de l’homme de l’ONU a accusé les Forces de soutien rapide (RSF) de violations massives lors de la prise d’El Fasher, tout en mentionnant des crimes potentiels liés à l’ensemble du conflit.

  • Crimes documentés : Exécutions sommaires, violences sexuelles (viols collectifs), enlèvements contre rançon, torture et utilisation d’enfants soldats.
  • Enquête ordonnée : Le Conseil des droits de l’homme a ordonné à une mission indépendante d’établissement des faits de mener l’enquête sur les violations commises dans cette région.
  • Contexte global : L’ONU souligne que le conflit entre l’armée soudanaise (SAF) et les RSF a déclenché l’une des pires crises humanitaires mondiales, avec des crimes de guerre suspectés des deux côtés. 

Conflit Israël-Hamas / Gaza

L’ONU maintient une surveillance active sur les violations commises par toutes les parties au conflit.

  • Engagement continu : En janvier 2026, la Commission d’enquête internationale indépendante a réaffirmé son engagement à enquêter sur les violations du droit international pour tous les acteurs impactés par le conflit entre le Hamas et Israël.
  • Poursuites judiciaires : Parallèlement, la Cour pénale internationale (CPI) poursuit ses procédures concernant des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité visant à la fois des dirigeants israéliens et des chefs du Hamas. 

République Démocratique du Congo (RDC)

Des enquêtes récentes de l’ONU ont spécifiquement pointé du doigt les belligérants dans l’est du pays.

  • Responsabilité partagée : Un rapport de septembre 2025 a conclu que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité auraient été commis par toutes les parties au conflit dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
  • Nature des crimes : Ces violations incluent des attaques ciblées contre des civils et des déplacements forcés de population à grande échelle. 

Autres zones de vigilance (2026)

L’ONU continue d’alerter sur des situations où le droit international humanitaire est poussé à son point de rupture :

  • Ukraine : Les attaques incessantes contre les civils et les infrastructures de santé sont documentées comme de graves violations du droit international.
  • Yémen : L’envoyé spécial de l’ONU a récemment appelé à une nouvelle dynamique politique face à la montée des tensions, rappelant que les crimes de guerre ne doivent pas rester impunis.
  • Sud-Soudan : Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition continuent de susciter de vives inquiétudes quant aux crimes de guerre et aux déplacements forcés. 

Souhaitez-vous plus de détails sur les conclusions spécifiques d’un de ces rapports ou sur les mécanismes de justice internationale (comme la CPI) mobilisés pour ces enquêtes ?

La situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) reste extrêmement tendue malgré la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025. 

Pour rappel,Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, avait accusé le Rwanda de violer l’accord de paix parrainé par les États-Unis, signé à Washington , et censé mettre fin au conflit de longue date dans l’est du Congo.

Malgré l’engagement formel pris à Washington, « le Rwanda viole déjà ses engagements », avait déclaré Tshisekedi dans son discours devant le Parlement.

Le 4 décembre, Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame ont signé un accord de paix et de coopération économique qualifié « d’historique », visant à mettre un terme aux combats dans l’est de la RDC. Cet accord a été conclu à l’issue d’un processus de médiation parrainé par le président américain Donald Trump en juin.

Dans son intervention devant les députés, le chef de l’État congolais a affirmé que, dès le lendemain de la signature, l’armée rwandaise aurait tiré des armes lourdes depuis la localité rwandaise de Bugarama en direction du territoire congolais, causant d’importants dégâts humains et matériels dans les localités de Kaziba, Katogota et Lubarika, dans la province du Sud-Kivu.

Il a qualifié ces faits de violation du cessez-le-feu.

Interrogé ,le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réitéré les propos qu’il avait tenus , qualifiant des accusations similaires de l’armée congolaise de « ridicules » et de « tentative de se défausser de ses responsabilités ».

Lors de la cérémonie de signature, Kagame avait déclaré que, malgré de nombreuses médiations, aucune n’avait permis de régler les causes profondes du conflit, ajoutant que l’accord parrainé par les États-Unis contient « tous les éléments nécessaires pour mettre fin à ce conflit une fois pour toutes ».

De son côté, le président congolais avait rappelé devant les parlementaires que l’accord prévoit le « retrait immédiat des troupes rwandaises de l’est du Congo, le démantèlement des groupes armés étrangers, notamment les rebelles des FDLR, la cessation des hostilités et la mise en place d’un mécanisme conjoint de sécurité chargé de superviser sa mise en œuvre ».

Tshisekedi a affirmé que son pays demeurait optimiste et croyait à la voie diplomatique pour résoudre le conflit, réaffirmant l’engagement de Kinshasa à respecter l’accord signé.

Les violences persistent depuis des décennies dans l’est de la RDC, faisant des milliers de morts et des millions de déplacés, selon Kinshasa et les Nations unies.

Des affrontements entre le groupe rebelle AFC-M23 et les forces gouvernementales, déclenchés la semaine dernière, se poursuivaient lundi dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, selon des sources locales et rebelles.

La phase la plus récente du conflit a éclaté en 2021, lorsque le groupe rebelle M23 a refait surface et lancé une offensive contre les forces gouvernementales congolaises.

L’ONU, Kinshasa et d’autres acteurs accusent le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali dément.

Violations de l’accord de paix 

  • Accusations de Kinshasa : Le président Félix Tshisekedi a officiellement accusé le Rwanda de violer l’accord dès les jours suivant sa signature. Le gouvernement congolais affirme que le Rwanda a tué plus de 1 500 civils depuis le début de l’offensive du M23 en décembre 2025.
  • Réalité sur le terrain : Les combats se sont intensifiés, notamment dans les territoires de Fizi et Walikalé. Le groupe rebelle M23, soutenu par Kigali selon plusieurs rapports, continue de gagner du terrain vers Bukavu.
  • Contre-accusations : Le Rwanda rejette ces accusations et accuse en retour la RDC et le Burundi de violations du cessez-le-feu au Sud-Kivu. 

Déclarations et enquêtes (Donald Trump) 

  • Médiation de Trump : Donald Trump a présenté cet accord comme un succès personnel “historique”. Il a récemment affirmé : “Je connais le Congo, car j’ai mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda”.
  • Enquête et pression : Bien que Trump ait initialement adopté un ton optimiste, son administration a durci le ton face à la reprise des combats. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a déclaré en décembre 2025 que les États-Unis utiliseraient les outils à leur disposition pour tenir pour responsables ceux qui entravent la paix.
  • Engagement des sénateurs : Des sénateurs américains font pression pour que des sanctions ciblées soient prises contre le Rwanda si le retrait de ses troupes n’est pas effectif. 

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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