
DAKAR,11 MARS 2026(JVFE)-Ce matin du mercredi 11 mars 2026, l’actualité sécuritaire en République Démocratique du Congo est marquée par une attaque majeure à l’est du pays :
La ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, a été la cible de frappes de drones avant l’aube.
Ces derniers jours, la région a été le théâtre d’une intensification de la “guerre aérienne”, le gouvernement ayant lui-même mené des frappes de drones contre des positions rebelles à Rubaya, Mushaki et Minembwe
L’attaque est attribuée à la coalition AFC-M23, qui contrôle déjà de vastes zones stratégiques dans la région.
Ces frappes interviennent malgré les tentatives de médiation internationale et font suite à une intensification des combats ces derniers jours, notamment des bombardements signalés le week-end dernier à Mushaki et Minembwe.
L’aéroport de Goma et les zones résidentielles environnantes sont particulièrement exposés, provoquant une vive inquiétude parmi la population civile déjà éprouvée par les récents affrontements et les déplacements massifs.
La tension monte autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Les experts mettent en garde contre les risques liés à un possible troisième mandat, tandis que Vital Kamerhe se trouve dans une position délicate entre le soutien à cette ligne et la prise de distance avec l’Union Sacrée.
Les États-Unis ont récemment imposé des sanctions contre l’armée rwandaise pour son soutien présumé au M23. Sur le terrain, l’aéroport de Kisangani a été la cible d’attaques de drones par l’AFC/M23.
Bien que Kinshasa ait accepté le principe d’un cessez-le-feu suggéré par la médiation angolaise, le groupe M23 reste méfiant et les combats se poursuivent dans certaines zones.
L’Américain James Swan prend la tête de la mission de l’ONU en RDC, remplaçant Bintou Keita.
Après 15 ans d’enquêtes, aucune poursuite n’a été engagée contre l’homme d’affaires, un dénouement qui suscite des débats sur la gestion des ressources minières.
Un nouvel éboulement mortel a eu lieu dans la mine de Rubaya (actuellement sous contrôle de l’AFC/M23), où au moins six corps ont été retrouvés.
Le gouvernement souhaite renforcer la vulgarisation du code numérique pour lutter contre la désinformation et les discours de haine sur les réseaux sociaux.
Bilan provisoire de l’attaque
- Victimes civiles : Au moins 3 civils ont été tués lors de cette attaque.
- Zone touchée : Les frappes ont ciblé une maison dans le quartier résidentiel Himbi, situé au cœur de la ville de Goma.
- Mode opératoire : L’attaque a été menée par des drones avant l’aube.
- Climat social : Une vive tension règne dans la ville ; les habitants se sont réveillés dans l’inquiétude et la vigilance est maximale.
Bien qu’une communication officielle détaillée soit attendue, les autorités provinciales et les forces de sécurité (FARDC) ont précédemment dénoncé ces attaques comme une rupture des engagements de paix et une “agression barbare”.
Des alertes de sécurité mentionnent une possible fermeture de l’espace aérien à Goma en raison de la dégradation de la situation.
Ces violences surviennent alors que l’ONU et des médiateurs (Qatar, Angola) tentent de faire respecter un cessez-le-feu récemment signé à Doha.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

