Conflit en Iran : Donald Trump exclut tout cessez-le-feu et s’en prend à l’Otan

DAKAR,20 MARS 2026(JVFE)-Donald Trump a fustigé, ce vendredi 20 mars, “la lâcheté” des pays alliés de l’Otan, tandis qu’un message, attribué au guide suprême Mojtaba Khamenei, a accusé les ennemis de l’Iran de manipuler la population iranienne. Le président américain exclut par ailleurs tout “cessez-le-feu”. De son côté, l’armée israélienne a annoncé mener de nouvelles frappes sur des “infrastructures” des autorités iraniennes dans la capitale Téhéran.

Vingt-et-unième jour de conflit. Les frappes se poursuivent au Moyen Orient.

La situation énergétique mondiale est sous une pression extrême suite à l’extension des hostilités aux infrastructures pétrolières du Golfe. 

La raffinerie de Mina Al-Ahmadi a été frappée pour la deuxième fois en 24 heures par des drones, provoquant des incendies localisés dans des unités opérationnelles. 

Il ajoute que les équipes de lutte contre l’incendie et les services d’urgence sont intervenus rapidement, que certaines unités ont été mises à l’arrêt, et que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des travailleurs.

Des responsables de l’Arabie saoudite ont averti que le prix du baril de pétrole pourrait atteindre 180 dollars si les perturbations majeures de l’approvisionnement se prolongent au-delà d’avril 2026. 

Réaction des Marchés : 

  • Le prix du Brent a déjà bondi de plus de 40 % depuis le début du conflit.
    • Le baril a franchi la barre des 119 dollars le 19 mars suite aux premières frappes sur les sites énergétiques.
    • Certains analystes n’excluent plus un baril proche de 200 dollars en cas de blocage durable du détroit d’Ormuz.

Bilan Humain au Koweït : La Kuwait Petroleum Corporation a confirmé que les récentes attaques de drones n’ont, pour l’instant, pas fait de victimes

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a proclamé vendredi la victoire de la République islamique et affirme qu’elle a porté un «coup vertigineux» à ses ennemis dans la guerre contre les États-Unis et Israël.

La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une nouvelle phase: la destruction des infrastructures énergétiques. Et son corollaire spectaculaire sur les prix du pétrole et du gaz. Attention à bien s’attaquer aux sources du mal, et non à son remède, la décarbonation.

Faits Marquants

  • 22:28Londres autorise les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour frapper des sites iraniens visant le détroit d’Ormuz
  • 16:22Mojtaba Khamenei annonce que «l’ennemi» est «vaincu» et assure que le gouvernement iranien «reste en place» sur sa chaîne Telegram
  • 15:32Les États-Unis s’apprêtent à déployer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient, selon le Pentagone

Le nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé dans un message écrit que la République islamique avait porté un « coup vertigineux » à ses ennemis et proclamé que l’adversaire était « vaincu ». 

Dans son message publié à l’occasion du Nouvel An persan (Norouz), Mojtaba Khamenei a assuré que « l’ennemi a été vaincu » et que l’unité de l’Iran en sortirait renforcée. 

Il a explicitement nié toute implication de l’Iran ou de ses alliés dans les récentes attaques survenues en Turquie et à Oman, les attribuant plutôt à Israël. 

Mojtaba Khamenei (56 ans) a été officiellement désigné Guide suprême par l’Assemblée des experts le 8 mars 2026. Il succède à son père, Ali Khamenei, tué le 28 février lors d’une offensive menée par les États-Unis et Israël. 

Bien que ce message revendique la victoire, le nouveau Guide n’est toujours pas apparu publiquement. Des rumeurs persistantes, alimentées par des sources américaines, le disent grièvement blessé ou « défiguré » suite aux frappes ayant coûté la vie à son père. 

Cette déclaration intervient alors que l’Iran fait face à l’opération américaine « Furie épique » (ou « Lion rugissant » selon les sources), visant un changement de régime à Téhéran.

Le Royaume-Uni a autorisé les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour frapper des sites iraniens visant le détroit d’Ormuz, dans le cadre de ses «opérations défensives» contre l’Iran, a indiqué Downing Street vendredi.

Selon un porte-parole, plusieurs ministres se sont réunis vendredi et ont «confirmé que l’accord autorisant les États-Unis à utiliser des bases britanniques dans le cadre de la légitime défense collective de la région inclut des opérations défensives américaines visant à neutraliser les sites et les capacités de missiles utilisés pour attaquer des navires dans le détroit d’Ormuz».

Depuis le début de la guerre le 28 février, Londres a autorisé les États-Unis à utiliser deux bases britanniques pour mener des «opérations défensives» contre l’Iran, et a envoyé des moyens aériens pour soutenir ses alliés dans la région face aux attaques de drones iraniens.

L’armée israélienne a lancé vendredi un appel d’évacuation avant des frappes aux habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe armé libanais pro-iranien Hezbollah.

«Les Forces de défense israéliennes poursuivent leurs opérations et frappent avec une intensité croissante les infrastructures militaires terroristes du Hezbollah dans toute la banlieue», a déclaré Avichay Adraee, porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe, sur Telegram.

Les États-Unis envisagent de «réduire graduellement» leurs opérations au Moyen-Orient contre «le régime terroriste iranien», a indiqué vendredi sur sa plateforme Truth Social Donald Trump, quelques heures après avoir affirmé ne pas vouloir de cessez-le-feu.

«Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien», a écrit le président américain. «Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par les autres pays qui l’empruntent – ce qui n’est pas le cas des États-Unis !», a-t-il aussi de nouveau demandé.

L’armée américaine déploie des milliers de marines et de marins supplémentaires au Moyen-Orient, ont déclaré vendredi trois responsables américains à Reuters.

L’un de ces responsables, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que l’USS Boxer quittait la côte ouest des États-Unis avec environ trois semaines d’avance sur le calendrier prévu.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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