DAKAR,11 Avril 2026(JVFE)-Le Mali a annoncé, ce vendredi 10 avril 2026, le retrait de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), marquant un tournant majeur dans sa politique diplomatique. Cette décision a été rendue publique lors d’un point de presse coanimé à Bamako par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et son homologue marocain Nasser Bourita, en visite d’amitié et de travail au Mali.
La République du Mali a officiellement annoncé le retrait de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) .
Le Mali a annoncé qu’«après analyse approfondie de cet important dossier (du Sahara) qui a un impact sur la paix et la sécurité sous-régionales, la République du Mali a décidé, ce jour, de retirer sa reconnaissance de la “République Arabe Sahraouie Démocratique”».
Cette position a été exprimée dans une déclaration du gouvernement malien prononcée par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, à l’issue de sa rencontre avec son homologue marocain. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, effectue une visite à Bamako sur instructions du roi Mohammed VI.
Dans cette même déclaration, le Mali «soutient le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule base sérieuse et crédible pour la résolution de ce différend et considère qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la solution la plus réaliste».
Le Mali exprime, en outre, «son appui aux efforts des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2797 (2025), adoptée le 31 octobre 2025», poursuit le document.
Le ministre malien a, par ailleurs, déclaré que cette décision sera partagée avec les organisations régionales et internationales dont le Mali est membre, ainsi qu’avec le corps diplomatique accrédité à Bamako.
Voici les points clés de ce tournant diplomatique :
La décision a été annoncée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à Bamako, à l’issue d’un entretien avec son homologue marocain, Nasser Bourita .
Le gouvernement malien a motivé ce retrait par une « analyse approfondie » du dossier du Sahara, soulignant son impact sur la paix et la sécurité sous-régionale .
Bamako a affirmé son plein soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc, le qualifiant de solution « la plus réaliste » et de « seule base sérieuse et crédible » pour résoudre le différend .
Le Mali a réitéré son appui aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment la résolution 2797 adoptée en octobre 2025 .
Cette décision met fin à une reconnaissance qui datait de 1980 .
Ce revirement s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations bilatérales entre le Mali et le Maroc
Dans sa déclaration, le gouvernement malien a réaffirmé la solidité de ses relations avec le Maroc, qu’il qualifie d’« historiques, solides et profondément enracinées » dans des valeurs de fraternité, de respect mutuel et de coopération. Les autorités ont également salué la tenue prochaine d’une session de la commission mixte de coopération à Bamako, avant la fin de l’année 2026, illustrant la volonté commune de renforcer ce partenariat stratégique.
Le Mali a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance envers le Royaume du Maroc et rendu hommage à la vision « progressiste et humaniste » de Mohammed VI, pour son soutien constant en faveur de la stabilité, du développement et de l’intégrité territoriale du pays.
Sur la question du Sahara, Bamako a réitéré son attachement aux efforts des Nations Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité. Dans ce cadre, il a exprimé son soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat, considéré comme « la seule base sérieuse et crédible » pour une résolution durable du différend.
La décision de retirer la reconnaissance de la RASD intervient, selon les autorités, à l’issue d’une « analyse approfondie » d’un dossier aux implications importantes pour la paix et la sécurité régionales.
À travers cette prise de position, le Mali réaffirme son engagement en faveur de la stabilité sous-régionale et de la coopération internationale.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

