La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a vivement qualifié d’« absurde » la proposition d’une parlementaire britannique visant à faire rembourser les investissements coloniaux de Londres par les anciennes colonies

DAKAR, 14 juillet 2026 (JVFE)—La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a vivement qualifié d’« absurde » la proposition d’une parlementaire britannique visant à faire rembourser les investissements coloniaux de Londres par les anciennes colonies.

Cette vive réaction s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour de la question des réparations liées à l’esclavage et au passé impérial britannique.

Les raisons du rejet de la Barbade

Le gouvernement barbadien réagissait aux déclarations de l’ancienne ministre britannique Suella Braverman. Celle-ci affirmait que le Royaume-Uni méritait de la reconnaissance et des compensations pour ses apports historiques durant la période impériale.

Mia Mottley a fermement déclaré qu’il était inacceptable d’exiger que les descendants de personnes réduites en esclavage remboursent les infrastructures ayant servi à leur propre oppression.

La Première ministre a dénoncé une tentative de diversion face aux difficultés politiques internes du Royaume-Uni, insistant sur le fait que « les Caraïbes ne serviront de faire-valoir à la politique de personne ».

Le combat global de la Barbade pour les réparations

Mia Mottley s’est imposée comme l’un des leaders majeurs de la campagne de la CARICOM en faveur de la justice réparatrice. Elle a récemment mené le lancement d’un nouveau manifeste sur les réparations lors d’une conférence internationale au Ghana.

Sous sa direction, la Barbade a officiellement rompu ses derniers liens constitutionnels avec la Couronne britannique en novembre 2021, s’affranchissant du statut de monarchie pour devenir une république.

Malgré la pression internationale et l’adoption par l’Union africaine d’une décennie pour les réparations (2026-2035), Londres maintient sa position historique en refusant tout versement financier ou excuses officielles engageant sa responsabilité juridique.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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