Le retrait officiel de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme est effectif depuis le 24 août 2026

DAKAR, 25 AOUT 2026 (JVFE)—« Je félicite le peuple syrien pour le retrait officiel du nom de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, et je remercie Son Excellence le président Donald Trump pour cette décision historique, ainsi que tous les frères et amis qui se sont tenus aux côtés de la Syrie et des Syriens. » Cette déclaration correspond au discours officiel prononcé par le nouveau président syrien, Ahmed al-Charaa, pour saluer la décision historique de l’administration du président Donald Trump.

Ahmad al-Charaa remercie Trump pour cette « décision historique » et affirme que la Syrie peut désormais avancer vers le développement et la reconstruction

Le ministère syrien des Affaires étrangères avait auparavant salué la décision américaine, estimant qu’elle ouvrait « un nouveau chapitre » dans les relations internationales du pays.

Selon la diplomatie syrienne, cette mesure devrait contribuer à la reprise économique et à la reconstruction du pays, tout en renforçant la stabilité et la sécurité.

Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu’ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les États-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu’a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus «terroristes» (Specially Designated Global Terrorist).

Un temps branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l’organisation en 2016 et s’était rebaptisé HTS.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens «une voie vers la prospérité».

Cette mesure «élimine les derniers obstacles majeurs à l’investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l’économie mondiale», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Tom Barrack, l’envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X «une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l’isolement au partenariat, et d’un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui».

Voici les points clés à retenir sur cet événement majeur :

Fin d’un isolement de 47 ans : La Syrie figurait sur cette liste noire depuis 1979 sous le régime de Hafez al-Assad. Sa radiation marque un tournant géopolitique majeur après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024

Levée des barrières économiques : Ce retrait officiel fait suite à un examen obligatoire de 45 jours par le Congrès américain. Il supprime les derniers obstacles majeurs pour l’investissement du secteur privé, l’aide internationale et la reconstruction du pays.

Normalisation des relations : Parallèlement, les États-Unis ont également retiré le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) — dissous et intégré dans les forces régulières par Ahmed al-Charaa — de leur liste des organisations terroristes globales.

Situation mondiale : Avec le retrait de la Syrie, seuls trois pays restent désormais désignés par Washington comme États parrains du terrorisme : l’Iran, la Corée du Nord et Cuba.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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