DAKAR, 08 OCTOBRE 2026 (JVFE)—L’armée malienne, appuyée par les paramilitaires russes d’Africa Corps, a repris le contrôle de la ville stratégique de Kidal le mardi 6 octobre 2026. Cette reconquête s’est déroulée sans heurts ni résistance, à la suite d’un repli stratégique annoncé par les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Dans son comminiqué ,l’armée malienne a annoncé, mardi (06.10), avoir repris la ville de Kidal, quelque cinq mois après en avoir été chassée par les rebelles du Front de libération de l’Azawad. La ville, située dans le nord du Mali, est au centre d’une bataille pour son contrôle.
L’offensive a été précédée de frappes aériennes et d’opérations aéroterrestres d’envergure menées dans la région par l’armée malienne et ses alliés russes.
Des alertes ont circulé ces derniers jours, faisant état de l’envoi de troupes maliennes à Anéfis, située à une centaine de kilomètres de Kidal. L’armée malienne a tout fait pour garder le contrôle de cette ville après la perte de Kidal, fin avril.
“La particularité de la région de Kidal, c’est que nous sommes dans un processus de réadaptation de nos forces, avec un repositionnement sur la localité d’Anéfis, en gardant pratiquement toutes nos positions.
Donc nous restons dans la région de Kidal”, expliquait, en avril dernier, Oumar Diarra, le chef de l’armée malienne.
Les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes préparaient cette opération depuis plusieurs semaines, mobilisant d’importants moyens matériels et près de 4 000 hommes. L’entrée dans la ville fait suite à des frappes aériennes ciblées menées dans la région.
Cette reprise intervient environ cinq à ses mois après que l’armée en a été chassée par le FLA (en avril 2026). Elle offre un succès symbolique majeur à la junte d’Assimi Goïta, particulièrement après les lourdes pertes subies en septembre 2026 lors d’attaques djihadistes dans le centre du pays.
Des sources sécuritaires et des analystes suggèrent que l’Algérie, cherchant à préserver son rôle de médiateur et à envoyer des gages de bonne foi à Bamako, aurait pu discrètement inciter les rebelles indépendantistes à ne pas engager le combat à l’intérieur de la ville.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé un « repli stratégique et maîtrisé » (ou « retrait contrôlé ») pour préserver des vies humaines, qualifiant ce mouvement de temporaire
Si la reprise de cette place forte historique de la rébellion touareg représente une victoire politique pour Bamako, les experts soulignent que le FLA n’est pas anéanti pour autant et s’est simplement déplacé. Sécuriser durablement la ville et sa région.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
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