Dakar, 1er NOVEMBRE 2025(JVFE)-Les Etats-Unis et le Royaume-Uni retirent leur personnel non essentiel du Mali en raison de « risques sécuritaires »
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Elle s’ajoute à une grave crise économique.
Depuis le mois de septembre, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, s’attaque au Mali aux camions-citernes de carburant venant notamment du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, par où transite la majorité des biens qu’importe le Mali.
Selon le GSIM, le blocus est une mesure de représailles à la suite de l’interdiction par les autorités maliennes de la vente de carburant hors stations en milieu rural, où le carburant est transporté dans des jerricanes pour être ensuite vendu. La mesure avait pour but d’assécher les moyens d’approvisionnement des djihadistes, selon les autorités.
Le Département d’État américain a autorisé, le 24 octobre 2025, le personnel non urgentiste ainsi que les familles des employés du gouvernement américain à quitter le Mali, en raison de risques sécuritaires.
Malgré les escortes de l’armée, plusieurs camions ont été incendiés, des chauffeurs et militaires tués ou enlevés dans des embuscades djihadistes. Alors que le blocus se fait ressentir depuis deux semaines dans la capitale, l’économie de ce pays sahélien enclavé tourne au ralenti et le quotidien des habitants est devenu extrêmement difficile.
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Elle s’ajoute à une grave crise économique. La junte au pouvoir depuis deux coups d’Etat, en 2020 puis 2021, peine à endiguer les attaques djihadistes sur le terrain.
La décision américaine et britannique a été suivie par d’autres pays comme l’Italie, l’Allemagne, le Canada ou l’Espagne qui ont également invité leurs ressortissants à quitter le pays.
Dans un message d’alerte publié sur le site de l’ambassade des États-Unis à Bamako, il est précisé que le gouvernement américain ne peut fournir de services de routine ou d’urgence aux citoyens américains en dehors de la capitale, en raison de menaces à leur sécurité.
Les autorités américaines déconseillent formellement tout voyage au Mali, quel qu’en soit le motif. Par ailleurs, les employés du gouvernement américain en poste à Bamako ne sont pas autorisés à se déplacer en dehors de la ville pour les mêmes raisons de sécurité

