DAKAR, 03 NOVEMBRE 2025(JVFE)-Le commandant Ndiaye, chef de la Brigade de gendarmerie de Birkilane a été victime d’une attaque planifiée par des bergers qui auraient tenté de libérer un de leurs collègues arrêté pour meurtre et qui était en train d’être conduit à la Brigade.
Les conflits entre éleveurs et agriculteurs au Sénégal sont principalement causés par la compétition pour l’accès aux ressources comme les pâturages et l’eau, exacerbée par les changements climatiques. D’autres facteurs incluent l’expansion agricole, l’urbanisation, les politiques publiques et la gestion des aires protégées. Ces tensions peuvent mener à des dégradations de cultures, des dégâts aux troupeaux, et des violences, bien que des stratégies de médiation et des outils de gouvernance foncière existent pour tenter de les résoudre.
Causes principales
- Compétition pour les ressources : L’accès aux terres pour le pâturage et l’eau est une source majeure de friction entre les deux communautés.
- Changement climatique : Il provoque des sécheresses et des périodes de sécheresse prolongées, affectant la productivité agricole et la disponibilité des pâturages, poussant à une compétition plus intense.
- Pression spatiale : L’extension des zones agricoles, l’urbanisation et l’extension des aires protégées réduisent les espaces disponibles, obligeant les éleveurs à se déplacer dans des zones où ils entrent en conflit avec les agriculteurs.
- Politiques publiques et gestion foncière : L’absence ou la mauvaise application des plans d’aménagement du sol et des réglementations spécifiques (comme le Code pastoral) peut exacerber les tensions.
Conséquences
- Dégradations des cultures : Les troupeaux divagants peuvent détruire les cultures, entraînant des pertes économiques pour les agriculteurs.
- Violence : Les conflits peuvent dégénérer en actes de violence, allant de disputes violentes à des destructions de biens ou des agressions physiques, comme le montrent des événements récents impliquant des affrontements directs entre agriculteurs et éleveurs.
- Insécurité : La persistance de ces conflits crée un climat d’insécurité et d’instabilité dans les zones rurales touchées.
Solutions et stratégies de résolution
- Aménagement du territoire : Mettre en place des plans d’occupation et d’aménagement des sols pour désigner des zones réservées à l’agriculture, au pastoralisme ou à l’habitat peut aider à réduire les conflits.
- Dialogue communautaire et médiation : Favoriser le dialogue et la médiation entre les communautés, parfois soutenu par des organisations de la société civile, est crucial pour trouver des solutions pacifiques.
- Gouvernance foncière : Des outils comme les directives volontaires pour une gouvernance foncière responsable peuvent aider à encadrer l’accès aux ressources.
- Professionnalisation : Le renforcement des organisations professionnelles d’éleveurs et d’agriculteurs peut les aider à mieux gérer les conflits et à fournir des services plus efficaces à leurs membres.
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«Ils sont sortis des buissons comme des diables. Ils en voulaient particulièrement au commandant ; ils voulaient le tuer pour récupérer leur camarade», raconte un témoin anonyme .
Ce dernier précise que le commandant a reçu plusieurs coups de machettes, «dont un, particulièrement violent, à la mâchoire».
Les éléments de la Brigade de Birkilane présents au moment des faits ont réussi à sauver leur patron et à mettre aux arrêts neuf des assaillants. «Grièvement blessé, le commandant a été évacué en vitesse vers le centre de santé de Birkilane où il est admis aux urgences.
Joint au téléphone, il a informé que les mis en cause arrêtés ont été placés en garde à vue tandis que le reste des agresseurs a pris la fuite».
L’affaire s’est produite jeudi 30 novembre. Elle est partie du meurtre d’un cultivateur du village de Fass Sy nommé M. Dramé. Après une vive altercation avec le berger A. Bâ, dont le troupeau avait investi son champ, il est égorgé par ce dernier.
Informé, le commandant Ndiaye se rend sur les lieux avec ses hommes, constate le drame et procède à l’arrestation du présumé meurtrier.
C’est en procédant au transfert du suspect que le chef de la gendarmerie a subi l’attaque qui aurait failli lui coûter la vie. Finalement ,le commandant Ndiaye est blessé à la mâchoire.Le pire a été evité de justesse.
Les neuf personnes accusées d’avoir tenté de tuer le gendarme et A. Bâ devraient être déférés au parquet au terme de leur garde à vue. Ils risquent des poursuites pour tentative d’assassinat sur une personne dépositaire de l’autorité publique, entre autres charges.
