L’Inde condamne le récent meurtre de jeunes hindous au Bangladesh : « Sujet très préoccupant »

DAKAR, 26 DECEMBRE 2025(JVFE)-Rarement la situation entre l’Inde et le Bangladesh n’aura été aussi incandescente et le ressentiment, au sein de la population, aussi profond. Les tensions entre les deux voisins se sont de nouveau intensifiées, mardi 23 décembre, lorsque des centaines d’extrémistes hindous se sont rassemblés à proximité du Haut-Commissariat du Bangladesh à New Delhi. Les relations entre les deux anciens alliés sont au plus bas depuis la chute de la première ministre bangladaise Sheikh Hasina, au mois d’août 2024, qui a trouvé refuge en Inde.

Bangladesh : Manifestations et violences contre les hindous – Actualités en direct : Tarique Rahman, fils de Khaleda Zia, présidente du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP ), est rentré à Dacca jeudi après 17 ans d’exil. Le retour du président par intérim du BNP, à l’approche des élections générales, a redonné espoir au parti. Cependant, ce retour intervient alors que le pays est en proie à l’anarchie et fait l’objet d’une surveillance internationale.

Que se passe-t-il au Bangladesh ? La destitution de la Première ministre Sheikh Hasina , de nombreux lynchages, l’assassinat d’un leader étudiant de premier plan, des manifestations violentes réclamant justice et des attaques contre des médias et des organisations culturelles ont mis le gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus dans une situation délicate. Ce gouvernement, arrivé au pouvoir porté par la vague de protestations étudiantes, peine désormais à la contenir. L’interdiction totale de la Ligue Awami de Hasina a considérablement facilité la victoire de Zia et du BNP de Rahman aux élections. Les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude et ont appelé le gouvernement à garantir la protection des droits électoraux. En Inde également, le lynchage de deux hommes appartenant à la minorité hindoue en l’espace de quelques jours a déclenché des manifestations.

L’Inde a condamné vendredi le récent meurtre d’un jeune hindou au Bangladesh.

Un jeune homme, candidat aux élections dans une circonscription de Dacca, a été abattu par des hommes masqués, dont l’un d’entre eux au moins aurait fui vers l’Inde. La mort de ce dernier a déclenché une flambée de violences à travers le pays, où plusieurs bâtiments ont été incendiés.

La manifestation de mardi, principalement emmenée par l’organisation nationaliste hindoue Vishva Hindu Parishad, qui appartient à la même mouvance que le Bharatiya Janata Party, la formation du premier ministre indien, Narendra Modi, a été organisée en réaction au lynchage d’un hindou par une foule en colère, le 18 décembre, au Bangladesh, pays à majorité musulmane.

Les manifestants scandaient des slogans et brandissaient des pancartes exhortant les autorités à cesser de « tuer les hindous au Bangladesh ». D’autres banderoles mettaient en garde : « L’Inde ne tolérera pas la torture des hindous. » Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, alors que les manifestants tentaient de forcer les barrières de sécurité.

Le meurtre de l’ouvrier Dipu Chandra Das, accusé de blasphème, fait suite à de nombreux incidents visant les minorités du pays depuis la chute et la fuite en Inde de la première ministre bangladaise Sheikh Hasina, en 2024.

« L’hostilité persistante envers les minorités au Bangladesh est extrêmement préoccupante. Nous condamnons le récent meurtre d’un jeune hindou au Bangladesh et espérons que les auteurs de ce crime seront traduits en justice », a déclaré Randhir Jaiswal, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Manifestations au Bangladesh : Suivez en direct les dernières informations : « Préoccupé par la violence incessante… 2 900 incidents de violence contre des hindous, des chrétiens et des bouddhistes » : Ministère des Affaires étrangères

La Rédaction © JVFE

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