Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
L’année 2026 s’ouvre sous un ciel lourd, où le fracas des armes en Ukraine et au Proche-Orient n’est plus une exception géographique, mais le symptôme d’un basculement systémique. Alors que nous pensions les conflits de haute intensité relégués aux manuels d’histoire, la réalité du terrain — drones suicides, tranchées numérisées et cyberguerre — nous impose un retour brutal à la grammaire de la force.
Le “brouillard de la guerre” ne cache plus seulement les mouvements de troupes, il sature désormais nos écrans. En Ukraine, la prolongation de la loi martiale jusqu’à la fin de l’année 2025 témoigne d’une usure des corps, mais d’une résilience politique intacte face à l’agresseur. Parallèlement, l’internationalisation des fronts, marquée par des alliances transcontinentales inédites, transforme des querelles territoriales en enjeux de survie pour l’ordre mondial. La menace n’est plus seulement physique : elle est hybride, s’attaquant à nos économies et à nos démocraties par la désinformation.
Face à cette “logique de l’échec” où la diplomatie semble impuissante, le neutralisme n’est plus une option tenable. Pour les nations européennes, le temps de la “dividende de la paix” est révolu. Le réarmement moral et matériel, souvent perçu comme un bellicisme par certains, est en réalité le prix de la dissuasion. Ne pas voir l’urgence de cette adaptation, c’est choisir la vulnérabilité.
La guerre ne se termine jamais vraiment par la simple signature d’un armistice ; elle se gagne d’abord dans la volonté de ne pas céder au chantage de la peur.
En 2026, le véritable défi ne sera pas seulement de faire taire les armes, mais de reconstruire un droit international capable de contenir les appétits des nouveaux empires.
Nous pointons du doigt l’érosion des institutions nées de l’après-guerre face à une multipolarité de plus en plus agressive.
En 2026, l’enjeu dépasse effectivement le simple cessez-le-feu. On assiste à une transition périlleuse :
L’ONU et ses mécanismes semblent souvent paralysés par le droit de veto dès que les intérêts des grandes puissances sont en jeu.
Les puissances émergentes et révisionnistes testent les limites de la souveraineté territoriale, remplaçant la force du droit par le fait accompli.
Paris va accueillir une réunion des chefs d’état-major des pays alliés, mardi 11 mars. “Nous ne sommes pas en guerre, ni juridiquement, ni humainement”, rassure David Lisnard, maire LR de Cannes et président de l’association des maires de France, invité des 4 Vérités lundi.
Rebatir un droit international aujourd’hui implique d’intégrer des réalités que 1945 n’avait pas prévues : la cybersouveraineté, la militarisation de l’espace et l’influence des acteurs non-étatiques.
Le défi est de créer un système de sécurité collective que ces “empires” percevraient comme plus avantageux que l’expansionnisme pur.
Souhaitez-vous approfondir l’impact de cette crise du droit sur une région spécifique ou explorer quelles nouvelles instances pourraient émerger pour pallier les manques de l’ONU ?
Donner la parole à ceux qui pensent la guerre c ‘est de contribuer à la paix et la stabilité.
Notre analyse établit un parallèle intéressant entre la géopolitique et l’épidémiologie.
« Il y’a guerre et guerre et aucune guerre n’est meilleure que la paix » d ‘après notre confrère Assane SECK (Seckane).
Cette affirmation, proche de la célèbre pensée de Benjamin Franklin « Il n’y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix » Buboquote.com, souligne la supériorité absolue de la concorde sur le conflit. Si la guerre dévaste, la paix est une construction durable, bien que fragile, nécessitant justice et dialogue plutôt qu’une simple absence de combats.
Emmanuel Macron qui “voudrait faire croire qu’il y a un risque existentiel sur la France par la Russie”. Selon lui, il existe une autre polarisation, “qui voudrait nier le risque russe, avec une espèce de fascination pour Poutine”. “Ce qu’il faut, c’est défendre les intérêts de la France. Ce qu’il faut, c’est renforcer notre pays, créer des systèmes de sécurité collective”, conclut le président de l’association des maires de France.
Considérée comme une destruction brouillonne, elle enrichit les puissants et fait mourir les pauvres, souvent qualifiée de crime contre la civilisation.
Elle n’est pas seulement l’absence de guerre, mais une « paix positive » construite par le droit, la démocratie et l’éducation, nécessitant de démobiliser les esprits après les conflits.
Bien que la paix soit préférable, des penseurs ont opposé la « paix feinte » à la guerre, ou distingué la « guerre juste », même si le combat non violent est souvent présenté comme supérieur.
La paix véritable est donc un état d’harmonie sociale et de confiance, garantissant une meilleure pérennité que tout conflit armé.
En qualifiant les conflits actuels de “épidémo-endémiques”, notre redaction souligne une réalité marquante : la guerre semble s’installer de façon permanente dans certaines régions, avec des pics d’intensité (poussées épidémiques) sans jamais disparaître totalement (endémie).
Quelques éléments pour nourrir notre réflexion sur cette “pathologie” des relations internationales
Contrairement aux guerres mondiales du 20ème siècle qui étaient des “pandémies” brutales mais délimitées dans le temps, les conflits actuels (Ukraine, Proche-Orient) tendent à s’installer dans la durée. Ils s’intègrent dans le quotidien économique et social mondial, devenant une forme de “bruit de fond” tragique.
L’analogie avec la Covid-19 est pertinente. La peur d’une destruction mutuelle (nucléaire ou effondrement économique total) agit comme un système immunitaire mondial. Les grandes puissances cherchent à contenir l’infection à l’échelle régionale pour éviter la “pandémie” d’un conflit globalisé qui serait fatal à tous.
Les pays que vous citez reçoivent des traitements (armes, renseignements, financements) qui permettent de maintenir le conflit sans forcément le résoudre, ce qui alimente justement ce caractère endémique.
Il semble que la communauté internationale soit actuellement capable de gérer des foyers localisés, mais qu’elle soit de plus en plus fragile face au risque de contagion généralisée.
La guerre, sous toutes ses formes, reste une tragédie destructrice dont aucune justification ne surpasse la valeur de la paix. Bien que certains conflits semblent inévitables pour défendre des idéaux ou la survie, ils engendrent des souffrances qui ne sauraient être qualifiées de “meilleures”. La paix véritable est un idéal à construire.
Bien qu’il existe une distinction entre guerre de défense et agression, la guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent, comme l’a noté Paul Valéry.
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, c’est la justice, la concorde et la capacité de vivre ensemble, selon Spinoza.
L’histoire montre que la paix est plus difficile à construire qu’une guerre à déclarer.
Aucun conflit ne peut être justifié comme un bienfait. La paix est l’unique chemin vers le progrès et la dignité humaine.
« La paix est la vertu de la civilisation. La guerre en est le crime. » (Victor Hugo).

