Crise scolaire :Le G7 a déclenché une nouvelle série de perturbations, incluant le boycott des évaluations et des activités pédagogiques

DAKAR, 18 février 2026(JVFE)Début 2026, le secteur éducatif sénégalais est à nouveau secoué par des mouvements de grève.

Pour rappel,Le G7 avait décliné un calendrier mobilisation progressif, débrayage au 13 janvier 2026 , une grève totale le 14 janvier 2026, suivi d’une marche nationale le 22 janvier 2026 à Thiès et une grève totale 23 janvier 2026.

le G7 avait précisé à « toutes les parties prenantes de l’Ecole sénégalaise que la stabilité de l’année scolaire précédente procède tout simplement de la capacité de résilience et de l’engagement patriotique des syndicats », laissant entendre que cette patience atteint désormais ses limites face à l’accumulation de promesses non tenues. 

ce 18 février 2026 ,le G7 (regroupement des syndicats les plus représentatifs) a lancé un plan d’actions intensif, incluant débrayages et grèves totales, principalement pour dénoncer le non-respect des accords signés avec le gouvernement, notamment sur les salaires, le statut des enseignants et les indemnités. 

  • Quatrième plan d’actions : Le G7 a déclenché une nouvelle série de perturbations, incluant le boycott des évaluations et des activités pédagogiques à partir du jeudi 19 février 2026.
  • Actions concrètes : Débrayages (9h), grèves totales et port de brassards rouges, avec des marches prévues.
  • Revendications : Révision du statut des décisionnaires, corrections du système de rémunération, arrêt de la surimposition des rappels, et paiement des dettes.
  • Revendications structurelles : Meilleures conditions de travail, accès à l’habitat, et arrêt du détournement des cotisations syndicales. 

Cette situation fait suite à un “octobre rouge” 2025 et témoigne d’une persistance de la crise scolaire, malgré les alertes syndicales. Le gouvernement est accusé de “dilatoire” face à l’engagement des enseignants. 

Le CUSEMS (Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire) au Sénégal a récemment menacé de reprendre la grève fin 2025/début 2026, dénonçant un « État immobile » face à la non-application des accords de 2022. Le syndicat exige la refonte du système de rémunération, l’apurement du passif social, et l’arrêt des lenteurs administratives, avec un risque de paralysie durable. 

  • Revendications : Le CUSEMS, souvent en alliance avec le SAEMSS (au sein du G7), réclame la correction des disparités salariales, l’alignement des retraites et la simplification des procédures administratives.
  • Menaces de grève : Fin 2025, le CUSEMS a brandi la menace d’une grève pour non-respect des accords signés avec le gouvernement.
  • Historique : Le syndicat a régulièrement eu recours à des débrayages et grèves totales par le passé (notamment en 2021-2023) pour faire pression.

Le jeudi 19 février sera marqué par une grève totale dans les écoles, collèges et lycées publics, une mesure susceptible d’accentuer les perturbations déjà observées dans le système éducatif depuis plusieurs semaines.

La journée du vendredi 20 février s’inscrira également dans cette dynamique de contestation avec une présence massive des enseignants arborant des brassards rouges. Le quatrième plan d’actions, décrété depuis la semaine précédente, comprend également le « boycott des évaluations, compositions, cellules d’animation pédagogiques, formation initiale des élèves maîtres et des activités physiques et sportives ».

Les enseignants réclament « la convocation par le Gouvernement du comité de suivi des accords » ainsi que « la signature et la publication des décrets 2026-65 et 2026-66 du 27 janvier 2026 portant sur la révision du statut des enseignants décisionnaires ».

Au-delà de ces exigences immédiates, les syndicats du G7 demandent des réponses « concrètes et définitives » sur plusieurs dossiers restés en suspens. Ils insistent notamment sur le parachèvement de la digitalisation des actes et procédures de la Fonction publique. Ils exigent également un relèvement substantiel des pensions de retraite des enseignants non fonctionnaires et dénoncent la surimposition des rappels de salaires, source récurrente de mécontentement au sein du corps enseignant.

Parmi les autres revendications figurent l’effectivité de l’académisation du BFEM, la délivrance de parcelles et de titres de propriété aux enseignants bénéficiaires, le reversement des maîtres d’enseignement technique professionnel dans le corps des professeurs certifiés de l’enseignement moyen de la formation professionnelle, ainsi que l’application des nouveaux taux paramétriques du G50.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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