DAKAR,07 MARS 2026(JVFE)-Président Bassirou Diomaye Faye a tenu aujourd’hui une assemblée générale décisive au King Fahd Palace pour la coalition qui l’a porté au pouvoir.
Cet événement survient dans un contexte de spéculations sur des tensions ou une rupture actée avec le parti PASTEF d’Ousmane Sonko, certains observateurs y voyant le signal d’un nouveau cap politique autonome.
La montée des tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko signale une rupture politique majeure au Sénégal, menaçant la stabilité du pays en pleine crise économique.
Cette fracture, marquée par des différends sur la gouvernance et des ambitions pour 2029, paralyse l’action publique et inquiète les partenaires internationaux.
La relation s’est dégradée suite à des divergences sur la gestion du pouvoir, Sonko ayant critiqué le manque d’autorité de Faye et réclamé plus de marge de manœuvre.
Le Premier ministre a affiché son intention d’être candidat à la présidentielle de 2029, ce qui crée une rivalité directe avec le président en exercice.
Cette “cohabitation ardue” entraîne une paralysie décisionnelle, affaiblissant l’agenda réformateur du PASTEF.
Des signes de réorganisation, notamment via la nomination d’Aminata Touré, montrent une volonté du président de s’affranchir de l’influence de Sonko
Rappel de la Déclaration du Président Ousmane SONKO :
Pourquoi j’ai choisi DIOMAYE ?
Diomaye qui s’exprimait lors de l’assemblée générale constitutive de sa coalition déclare qu’il a remporté la présidentielle sans le récépissé de Pastef et que si ça ne dépendait que de Ousmane Sonko il ne serait jamais candidat.
Bassirou Diomaye Faye a exhorté ses partisans à l’unité et à une meilleure structuration de la majorité présidentielle pour soutenir l’action gouvernementale.
Le Docteur Abdourahmane Diouf a tenu à rétablir ce qu’il qualifie de « vérité historique » concernant la majorité parlementaire actuelle. Avec fermeté, il a affirmé que la victoire aux élections législatives est le fruit du travail de terrain de la Coalition Diomaye, qualifiant la majorité à l’Assemblée nationale de strictement « diomayenne ».
Selon lui, si gagner les législatives est facilité par une victoire présidentielle préalable, le mérite de la campagne et de la conquête des sièges revient aux membres de la coalition qui ont donné cette majorité au chef de l’État.
La présence d’Aminata « Mimi » Touré a été particulièrement remarquée lors de ce rassemblement, consolidant son rôle au sein de la nouvelle architecture politique.

Aminata Touré a annoncé l’adhésion de 278 maires.
L’objectif affiché est de mettre fin à ce qui a été décrit comme une « léthargie » interne et renforcer la solidarité au sein de la mouvance présidentielle.
Le chef de l’État a procédé à plusieurs changements administratifs importants par décrets présidentiels :
- Limogeage de Cheikh Tidiane Diop : Le Président a signé un décret démettant Cheikh Tidiane Diop de ses fonctions.
- Nouvelle nomination : Djamil Faye a été nommé à un poste stratégique, une décision motivée par la volonté du Président de renforcer certains secteurs clés de son administration.
- Autres cadres : Plusieurs autres responsables de l’administration ont également été relevés de leurs fonctions ces dernières 48 heures.
En prélude à ces annonces politiques, le Président a multiplié les audiences diplomatiques et institutionnelles fin février et début mars 2026 :
- Infrastructures : Suivi des chantiers des JOJ Dakar 2026 où il a exigé le respect strict des délais.
- Diplomatie et humanitaire : Réception de la nouvelle PDG de Mercy Ships International et du Président de la Commission de l’UEMOA.
- Justice : Pose de la première pierre de l’École de Formation du Barreau pour renforcer l’accessibilité à la justice.
Des spéculations récentes (début mars 2026) suggèrent des tensions potentielles entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, avec l’émergence d’une coalition « Diomaye-Président » et des rumeurs de divergences au sein du PASTEF. Ousmane Sonko a toutefois réfuté ces rumeurs, affirmant la cohésion du parti et niant toute rupture, malgré des initiatives visant à structurer une nouvelle dynamique politique.
Des observateurs évoquent une possible rupture entre le président et l’aile dure du parti, bien que Sonko assure que le parti est « plus que jamais fort ».
Ousmane Sonko a qualifié les rumeurs de « frileuses », précisant qu’il n’y a « aucun problème » au sein du parti, tout en recadrant les militants sur la cohésion autour du projet.
Ces rumeurs surviennent dans un contexte de gestion du pouvoir où le Premier ministre prône la transparence, indiquant que le PASTEF est un parti où l’on se dit la vérité en face.
Dans une publication sur sa page Facebook, Ousmane SONKO, Premier ministre du Sénégal et leader de PASTEF-Les PATRIOTES, a appelé à un retour vers l’agriculture, après avoir passé une « excellente journée dans les champs ».
« J’ai passé une excellente journée dans les champs. Il n’y a rien de plus vrai que l’agriculture. Retournons-y tous ! Le pari de la souveraineté est d’abord un pari individuel », a t-il déclaré, ce samedi.
Bien que des rumeurs circulent sur des fissures, la direction du PASTEF travaille à maintenir l’unité face à la recomposition du paysage politique sénégalais.
Cette situation politique instable se produit alors que le pays traverse une période difficile, avec une dette élevée et des défis économiques urgents.
Ce divorce annonce déjà une crise politique et institutionnelle dans un contexte où le pays fait face à nombreux défis.
Une crise politique et institutionnelle survient lorsque les fondements d’un système démocratique sont ébranlés, se caractérisant par un dysfonctionnement des pouvoirs publics (parlement, présidence) ou une remise en question de leur légitimité.
Elle peut déboucher sur des réformes constitutionnelles, des changements de régime, voire une révolution.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
