DAKAR, 10 Mars 2026(JVFE)-Emmanuel Macron accueille ce mardi 10 mars 2026 à Paris (Boulogne-Billancourt) le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire. Ce rendez-vous diplomatique et industriel, organisé à la Seine Musicale, vise à concrétiser la relance de l’atome civil à l’échelle internationale pour répondre aux enjeux de souveraineté énergétique et de décarbonation.
Un sommet international consacré au nucléaire civil se tient mardi à Paris, avec la participation de près de 60 pays, ainsi que de représentants d’organisations internationales et d’acteurs industriels du secteur.
Cette rencontre vise à relancer le rôle de l’énergie nucléaire dans le contexte de la transition énergétique mondiale et des objectifs de réduction des émissions de carbone. L’initiative est portée par la France, qui souhaite promouvoir l’atome comme une source d’énergie décarbonée et stratégique pour l’avenir énergétique.
L’Élysée veut faire de cette rencontre un moment de mobilisation autour du rôle du nucléaire dans la décarbonation de l’électricité et la sécurité énergétique des États. Les discussions doivent également encourager de nouveaux engagements internationaux visant à augmenter fortement les capacités nucléaires d’ici 2050.
Détails de l’événement
- Nom de l’événement : Sommet mondial sur l’énergie nucléaire (2ᵉ édition).
- Date et Lieu : Mardi 10 mars 2026, à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt, près de Paris).
- Participants : Une soixantaine de délégations nationales, incluant des représentants des États-Unis, de la Chine, de pays du G7 et d’organisations internationales comme l’AIEA.
- Thématiques clés : Sécurité d’approvisionnement en combustible, gestion des déchets radioactifs, développement des compétences et innovation avec les réacteurs de petite taille (SMR).
Enjeux de la relance
Le sommet se tient dans un climat de tension énergétique mondiale, marqué notamment par la guerre au Proche-Orient, soulignant la nécessité pour les États de réduire leur dépendance aux énergies fossiles.
L’atome est réaffirmé comme un levier majeur pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Ce sommet intervient alors que l’année 2026 marque le 15ᵉ anniversaire de l’accident de Fukushima, rappelant que la sûreté reste la condition sine qua non du développement de la filière.
En marge de ce sommet, la France poursuit son propre programme de construction de six nouveaux réacteurs EPR2 (à Penly, Gravelines et au Bugey), tout en lançant de nouveaux mécanismes de régulation des prix de l’électricité nucléaire pour remplacer l’Arenh.
Les annonces vont se concentrer sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et le financement des nouvelles technologies pour contrer la domination russo-chinoise.
Les débats porteront notamment sur les questions d’investissement, un enjeu central pour une technologie longue et coûteuse à déployer. Les participants doivent aussi aborder la coopération industrielle, l’approvisionnement en combustible, la recherche et le développement de nouvelles générations de réacteurs.
Cette réunion s’inscrit dans une séquence politique plus large sur l’avenir de l’atome en France. Jeudi, le président de la République doit présider un conseil de politique nucléaire depuis la centrale de Penly, consacré notamment au programme national de construction de nouveaux réacteurs.
Engagements des grandes puissances
- France : Confirmation de la feuille de route pour les six premiers EPR2 et promotion du modèle français à l’exportation pour concurrencer les technologies russes.
- États-Unis : Soutien aux plans de déploiement de 200 GW de capacité nucléaire d’ici 2050 et accélération des partenariats sur les réacteurs de petite taille (SMR).
- Union européenne : Ursula von der Leyen a réaffirmé le rôle du nucléaire comme complément indispensable aux renouvelables pour la souveraineté européenne, notamment face aux risques d’attaques sur les infrastructures énergétiques mondiales.
- Chine : Présence stratégique confirmée pour maintenir sa position de leader dans la construction de nouveaux réacteurs, alors que la Russie a été exclue de l’événement.
Coopération et Innovation
Les discussions ont porté sur la standardisation internationale des réacteurs modulaires afin de réduire les coûts et les délais de construction.
Engagement collectif pour sécuriser l’accès au combustible nucléaire et réduire la dépendance envers les fournisseurs russes.
Appel à une plus grande implication des institutions financières internationales pour soutenir les projets nucléaires dans les pays émergents (ex: invitation de la RDC).
À l’occasion du 15ᵉ anniversaire de Fukushima, les pays ont adopté une déclaration soulignant que la sûreté est une condition non négociable pour tout nouveau projet.
Des organisations comme Greenpeace ont dénoncé le sommet, critiquant les délais de construction jugés incompatibles avec l’urgence climatique.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
