Les prix des moutons à la HAUSSE à TROIS jours de la fête de Tabaski (l’Aïd el-Kébir)

DAKAR, 04 Juin (JVFE) – La fête de Tabaski se prépare activement sur l’ensemble de la Région de Dakar.

Dans le monde, la Cour suprême du Royaume d’Arabie Saoudite a annoncé que le croissant lunaire du mois de Dhoul-Hijja 1446 H a été observé hier, mardi 27 mai 2025, correspondant au 29e jour Dhoul-Qi’da (la nuit du doute du 11e mois du calendrier musulman). Ainsi, ce mercredi 28 mai, marque le premier jour du 12e mois, Dhoul-Hijja, et le vendredi 6 juin, correspondant au 10 Dhoul-Hijja 1446H sera le premier jour de l’Aïd al-Adha ou Tabaski.

Pour l’année 2025/1446 le jour de la Tabaski (10 Dhou Al Hijja 1446 de l’hégire) est le 6 juin 2025 plus au moins un jour selon les pays.

La Tabaski qui est plus qu’un simple événement religieux est l’occasion pour se rencontrer avec la famille et les proches, elle est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux.

Encore deux aïd Al-Adha ou tabaski 2025 : ce sera vendredi 6 et samedi 7 juin prochain.

Dans tous les marchés de bétail et à travers les rues, les moutons sont disponibles et leurs prix ne sont pas abordables. C’est le constat qui se dégage au niveau des différents marchés de bétail.

80% du bétail consommé durant Tabaski provient du Sénégal. Chaque année au moment de cette fête religieuse, 260 000 moutons sont consommés dans la seule région de Dakar.

Le bélier (mouton mâle non castré) de race Ladoum, aux poils ras et aux cornes en forme de tire-bouchon qui peut mesurer jusqu’à 1m20 au garrot et peser 175 kilos, est le plus prisé des fidèles. Ces béliers géants, fierté des éleveurs sénégalais, font même l’objet d’émissions à la télévision.

Une situation que vendeurs et acheteurs imputent unanimement au coût élevé des prix des moutons. Les prix varient considérablement de 122 000 francs CFA à plus de 400 000 francs CFA. Pour de nombreux acheteurs, ces coûts rendent difficile l’acquisition du mouton de Tabaski.

Monsieur SIDIBE, vendeur de moutons nous parle de ces préparatifs tout en énumérant les difficultés auxquelles ils sont confrontés et en demandant au gouvernement de nous « aider en soutenant l’élevage. »

Selon lui, « les revendeurs se sont endettés pour faire le ravitaillement en attendant la traite (période où ils feront de bonnes affaires). Malheureusement pour nous, les prix ont dangereusement augmenté », a-t-il regretté tout en espérant que « peut-être la veille de la fête, les affaires vont prospérer avec les retardataires qui auront au dernier moment les moyens de s’offrir un mouton moins cher. »

Madame Saly GUEYE , une cliente fidèle des marchés de bétail, n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude face à la flambée des prix à l’approche de la Tabaski. « Il y a une très grande différence entre l’année passée et cette année. Les prix ont considérablement augmenté. L’année dernière, il était possible d’acquérir un mouton à 120 000 francs. Cette année, on m’annonce que je ne pourrai en trouver en dessous de 150 000 francs », affirme-t-elle.

Même si elle est au marché de bétail pour chercher un mouton pour la fête

A la direction régionale du commerce, on salue la décision prise à quelques de la fête .

Au marché de bétail Rufisque, où règne un calme inquiétant surtout dans la matinée, les revendeurs attendent impatiemment les clients qui se font rares.

D’autres, plus pressés, sillonnent les rues de la Ville pour proposer leurs marchandises.

Le marché s’anime beaucoup plus dans l’après-midi. On peut trouver ici des béliers, des brebis et des chèvres de toutes les bourses. 

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