Fusillade au dîner des correspondants : Trump évacué après des tirs ,Macron dénonce une «attaque inacceptable», le suspect jugé demain

DAKAR,26 avril 2026(JVFE)-La tentative d’assassinat a choqué au sein du dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche, auquel participaient pas moins de 2 600 personnes. Le suspect a été maîtrisé et placé en garde à vue.

L’entrée de petits pois printaniers et de burrata vient d’être servie au dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche, samedi, lorsque plusieurs bruits suspects retentissent au fond de la salle de bal du Washington Hilton peu après 20h30. S’agit-il d’un chariot renversé ou de réels coups de feu ? La confusion règne alors dans la salle. Des centaines de journalistes présents au gala annuel de la presse s’empressent de se cacher sous les tables. Plusieurs hauts responsables de l’administration, Donald Trump et J.D. Vance en tête, ainsi que la Première dame Melania Trump, sont rapidement évacués par la sécurité.

Le chef de la police de Washington Jeffery W. Carroll déclarera plus tard ans la soirée qu’un homme a ouvert le feu sur les forces de l’ordre – sans toutefois atteindre la salle de bal où se tenait l’événement annuel – avant d’être maîtrisé par les services secrets. Selon les autorités, le suspect était armé de couteaux, d’un fusil de chasse et d’un pistolet et séjournait vraisemblablement à l’hôtel Washington Hilton.

Cole Tomas Allen, suspect dans la fusillade survenue lors du dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche, est allongé sur le sol après avoir été maîtrisé par les forces de l’ordre, à Washington, D.C., aux États-Unis, le 25 avril 2026, sur cette capture d’écran tirée d’une vidéo. Bill Frischling/ CQ Roll Call/Document fourni via REUTERS

Les invités se sont mis à l’abri samedi lors du dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche, après avoir entendu de fortes détonations. Le président américain et son épouse ont été évacués par les services secrets.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a condamné dimanche les coups de feu tirés lors d’un gala des médias à Washington, estimant que la «violence n’a[vait] pas sa place dans une démocratie».

«Nous prenons nos décisions à la majorité, pas par la force des armes», a écrit sur le réseau social X M. Merz, qui s’est dit «soulagé que le président Trump, la première dame Melania Trump et toutes les personnes présentes soient saines et sauves».

Interrogé par la presse après l’assaut qui a mis un terme au dîner des correspondants à Washington, Donald Trump a donné sa première interprétation. Selon lui, ses décisions politiques subversives pourraient être le mobile du tireur.

«Vous savez, j’ai étudié les assassinats», a-t-il déclaré. «Et je dois vous dire que les personnes les plus marquantes, celles qui en font le plus – regardez Abraham Lincoln (…), ceux qui ont le plus d’impact, ce sont ceux qu’on vise», a-t-il ajouté.

«Je déteste dire que j’en suis honoré, mais j’ai accompli beaucoup de choses. Nous avons changé ce pays, et il y a beaucoup de gens qui ne sont pas contents de cela. Donc je pense que c’est ça, la réponse», a souligné Trump, qui a survécu à une tentative d’assassinat lors d’un meeting de campagne en 2024 aux États-Unis.

Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis, avait été tué en 1865 dans sa loge de théâtre à Washington par un acteur ardent partisan des «Sudistes», qui venaient d’être battus par les forces du gouvernement fédéral..

L’auteur présumé des faits a été identifié par le FBI et deux sources proches de l’enquête comme Cole Tomas Allen, 31 ans, originaire de Torrance, en banlieue de Los Angeles.

Selon des documents publics consultés par CNN, Allen exerçait comme enseignant à temps partiel dans un centre de soutien scolaire et se décrivait par ailleurs comme développeur de jeux vidéo indépendants. Il ne figurait sur aucune liste de surveillance des autorités fédérales et ne possédait pas de casier judiciaire connu. Les enquêteurs estiment à ce stade qu’il a agi seul.

Le premier ministre du Royaume-Uni a exprimé son soutien aux participants du dîner des correspondants de la Maison Blanche. «Toute attaque contre les institutions démocratiques ou contre la liberté de la presse doit être condamnée dans les termes les plus forts possibles», écrit-il sur X. Il s’est dit «choqué» des scènes qui ont été relayées.

Des questions ont été soulevées sur le dispositif de sécurité de la réception et sur la manière dont une arme avait pu être introduite dans l’hôtel. Des participants ont indiqué qu’un portique de détection de métaux avait été installé à l’extérieur de la salle de bal, mais qu’il n’y avait pas de contrôle de ce type en amont ni à l’entrée même de l’hôtel.

«Nous allons analyser les vidéos dans tout l’hôtel pour comprendre comment l’arme est entrée, comment elle est arrivée jusque-là», a affirmé le chef par intérim du Metropolitan Police Department, Jeffery Carroll. Selon Donald Trump, les services de sécurité ont fait «un bien meilleur travail qu’à Butler», où il avait été la cible d’une tentative d’assassinat en 2024 lors d’un meeting de campagne dans l’État de Pennsylvanie.

«Nous sommes déjà en train de fouiller son appartement en ce moment», a affirmé Donald Trump, évoquant un «loup solitaire» et «une personne malade». L’individu séjournait à l’hôtel en tant que client.

Donald Trump a lui-même diffusé la photo de l’assaillant, à terre et menotté, sur ses réseaux sociaux.

C’est le troisième incident de ce type auquel Donald Trump était confronté en trois ans. Durant la campagne de 2024, il avait survécu à deux tentatives d’assassinat, dont une à Butler, en Pennsylvanie, où une balle lui avait frôlé l’oreille. En 1981, le Hilton de Washington avait aussi été le théâtre d’une tentative d’assassinat contre Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, qui avait été visé et blessé par un tireur à l’extérieur de l’hôtel.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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