
DAKAR,27avril 2026(JVFE)-Ce lundi 27 avril 2026, le président américain Donald Trump doit convoquer une réunion de crise dans la « Situation Room » de la Maison Blanche pour examiner une nouvelle proposition iranienne visant à mettre fin au conflit en cours.
Cette réunion avec les responsables de la sécurité nationale et de la politique étrangère intervient alors que les négociations diplomatiques semblent dans l’impasse.
«La réunion devrait porter sur l’impasse actuelle dans les négociations avec l’Iran et sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre», a-t-il ajouté.
La chaîne ABC cite de son côté «deux responsables américains au fait des préparatifs».
Selon elle, «l’administration Trump se montre de plus en plus confiante quant à l’impact de son blocus naval en cours des ports iraniens, et de plus en plus sceptique quant à la capacité des discussions avec les négociateurs actuels de l’Iran à produire les résultats escomptés».
Axios affirme par ailleurs que l’Iran a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire. ABC affirme, citant une de ses deux sources, que les conditions posées par Téhéran semblent «très en deçà des lignes rouges fixées par l’administration» américaine.
Téhéran aurait transmis une offre jugée « substantielle » par Trump, proposant notamment de lever le blocus sur le détroit d’Ormuz en échange d’une levée du blocus naval américain sur ses exportations de pétrole.
Bien qu’il juge la proposition insuffisante pour le moment, le président a affirmé que la guerre pourrait se terminer « très prochainement ».
Donald Trump a récemment annulé le déplacement de ses émissaires Jared Kushner et Steve Witkoff à Islamabad, estimant que les États-Unis sont en position de force et qu’il appartient à l’Iran de faire le premier pas. Un cessez-le-feu est officiellement en vigueur depuis le 17 avril et a été prolongé le 22 avril pour une durée indéterminée. Cependant, les tensions restent vives :
La marine américaine a récemment ordonné à 38 navires iraniens de faire demi-turn ou de retourner au port.
Donald Trump maintient une ligne dure, exigeant que l’Iran s’engage à mettre fin définitivement à ses activités nucléaires comme condition préalable à un accord de paix durable.
Parallèlement à cette réunion américaine, le chef de la diplomatie iranienne est arrivé en Russie ce lundi pour y rencontrer Vladimir Poutine.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, les qualifiant de «dangereux écart» qui risque d’entraîner le Liban dans un «cycle d’instabilité».
«Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël» et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d’éviter une «erreur dangereuse qui entraîne» le pays «dans un cycle d’instabilité», a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu sur la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.
«Ces négociations et leur résultat sont comme inexistantes et ne nous concernent ni de près, ni de loin», a-t-il indiqué, avant d’ajouter: «Nous poursuivons notre résistance pour défendre le Liban (…). Nous ne reculerons pas (face aux) menaces» israéliennes.
L’Iran propose de lever son blocus sur le détroit d’Ormuz sans aborder la question de son programme nucléaire, ont déclaré lundi deux responsables régionaux au courant de cette proposition.
L’Iran souhaite également que les États-Unis mettent fin à leur blocus du pays dans le cadre de cette proposition, ont mentionné les deux responsables, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat pour évoquer les négociations à huis clos.
La nouvelle proposition, transmise aux États-Unis par le Pakistan, ne sera probablement pas soutenue par le président américain, Donald Trump, qui souhaite mettre fin au programme nucléaire iranien dans le cadre d’un accord global visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à rendre le cessez-le-feu permanent.
« Nous avons toutes les cartes en main. S’ils veulent discuter, ils peuvent venir nous voir ou nous appeler », a déclaré M. Trump dimanche à la chaîne Fox News.
Cette journée est considérée comme cruciale pour déterminer si une solution diplomatique peut être trouvée ou si une reprise des hostilités est à craindre.
Trois hommes à bord d’un navire « impliqué dans des opérations de trafic de drogue » ont été tués par une frappe américaine dimanche dans l’est du Pacifique, a annoncé l’armée, portant à 185 morts le bilan de cette campagne antidrogue contestée.
Le bateau touché était « exploité par des organisations terroristes désignées », a déclaré sur X le commandement militaire américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SOUTHCOM).
« Les services de renseignement ont confirmé que le navire circulait sur des routes connues pour le trafic de drogue », a-t-il ajouté, reprenant les termes utilisés pour décrire des dizaines d’opérations meurtrières depuis le début de la campagne en septembre dernier.
Les responsables militaires américains ont revendiqué au moins huit frappes de ce type en avril, portant le nombre total de personnes tuées lors de ces opérations à au moins 185, selon un décompte de l’AFP.
Vols annulés, arbres déracinés sous le poids de la neige et appel à la prudence : Moscou a subi lundi une tempête de neige tardive au milieu du printemps, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le Centre météorologique russe a déclaré le niveau d’alerte orange dans la capitale, en vigueur jusqu’à mardi matin.
Des dizaines de vols ont été annulés ou retardés dans les aéroports moscovites, celui de Vnoukovo étant le plus lourdement affecté, selon les médias russes.
Sous le poids de la neige mouillée, de nombreux arbres ont été déracinés, notamment dans le centre, endommageant des voitures et bloquant les trottoirs, ont constaté des journalistes de l’AFP.
« Un véritable hiver est de retour », a noté la chaîne de télévision russe Pervy Kanal.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

