Cameroun : le rachat des actifs de Globeleq par l’État redéfinit les équilibres du secteur provoquant des enjeux financiers et énergétiques liés  à la  restructuration

DAKAR, 13 MAI 2026 (JVFE)–Le rachat des actifs de Globeleq par l’État camerounais redéfinit les équilibres du secteur.

 La renégociation des contrats de Kribi (KPDC) et Dibamba (DPDC) s’articule autour de trois axes stratégiques

Financement du rachat et arbitrage

  • Droit de préemption : L’État a bloqué l’offre de Savannah Energy pour privilégier une reprise nationale.
  • Négociations serrées : Globeleq a activé une clause d’arbitrage préventive pour sécuriser la valeur de ses parts.
  • Apurement des dettes : Le deal doit régler les arriérés de factures impayées par Eneo qui gelaient la trésorerie.

Impact sur le coût de l’électricité

  • Marge de manœuvre : L’économie de 3 milliards FCFA mensuels réduit la dépendance de l’État aux subventions publiques.
  • Prix aux ménages : Cette baisse vise d’abord à stabiliser le réseau sans hausse de tarif plutôt qu’à une baisse immédiate pour le consommateur.
  • Liquidité du secteur : L’argent économisé aidera à payer plus régulièrement les autres producteurs du réseau.

3. Cohabitation avec le barrage de Nachtigal

  • Complémentarité de puissance : Kribi (216 MW) et Dibamba (88 MW) restent essentiels en période d’étiage (saison sèche).
  • Substitution d’énergie : L’énergie hydroélectrique moins chère de Nachtigal réduira l’utilisation quotidienne du fioul lourd de Dibamba.
  • Sécurité du réseau : Le thermique public servira de secours d’urgence face aux instabilités financières ou techniques de l’hydroélectricité

💸 Les impacts financiers visés

  • Économie mensuelle : Réduction ciblée de 3 milliards FCFA sur les coûts actuels.
  • Allègement des charges : Baisse de la facture globale de 8 milliards à 5 milliards FCFA par mois.
  • Dette publique : Diminution des arriérés de paiement de l’État vis-à-vis des producteurs indépendants.
  • Souveraineté : Reprise de contrôle direct sur des infrastructures stratégiques nationales.

Les enjeux pour le réseau électrique

  • Poids sur l’offre : Les centrales de Kribi (gaz) et Dibamba (fioul lourd) fournissent plus de 20% du courant de la zone Sud.
  • Stabilité du réseau : Risque de perturbations si les discussions impactent l’approvisionnement en combustible.
  • Mix énergétique : Transition progressive vers une gestion étatique de la production thermique de pointe.
  • Investissements futurs : Capacité du repreneur public à maintenir et moderniser les installations de Globeleq.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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