DAKAR, 10 JUIN 2026 (JVFE)—Un homme a été abattu d’une balle dans la tête en plein centre-ville de Barcelone, à l’intersection de la rue Balmes et de Granada del Penedès (quartier de Sant Gervasi-Galvany). Le meurtre s’est produit en pleine journée le mercredi 10 juin 2026 aux alentours de 8h50-9h50 du matin, devant un bureau de la police nationale chargé de délivrer les cartes d’identité.
Le meurtre, commis à bout portant, a eu lieu devant un commissariat de police nationale, sur l’une des rues les plus fréquentées de la ville. L’assassin s’est d’abord enfui dans le quartier de Gràcia, tout près de l’endroit où le pape Léon XIV devait monter à bord de la papamobile pour se rendre à la Sagrada Familia.
Cette exécution en public a eu lieu alors que la ville était placée sous haute sécurité en raison de la visite d’État du pape Léon XIV.
Selon des témoins, un homme s’est approché de la victime par-derrière avant de lui tirer une première balle dans la tête. Il s’est avancé pour tirer un second coup afin de s’assurer du décès, puis a pris la fuite à pied.
Son identité exacte n’a pas été immédiatement révélée. Il s’agit d’un homme de type caucasien ne portant aucun papier sur lui au moment du drame.
Les Mossos d’Esquadra (la police autonome catalane) soupçonnent fortement un règlement de comptes lié à une guerre des gangs de la mafia des Balkans. Un autre assassinat similaire avait d’ailleurs eu lieu trois jours plus tôt à Barcelone.
Les autorités policières ont immédiatement confirmé que l’homicide n’avait aucun rapport avec la présence du souverain pontife dans la capitale catalane.
L’événement n’a entraîné aucune modification dans l’agenda du pape. Durant cette même journée, le pape Léon XIV a poursuivi ses engagements officiels, prévoyant notamment une messe historique à la Sagrada Família ainsi qu’une visite au centre pénitentiaire Brians 1.
L’enquête sur l’exécution de la rue Balmes progresse rapidement autour de plusieurs éléments clés recueillis par la division d’investigation criminelle des Mossos d’Esquadra .
L’arme du crime retrouvée
Le tueur s’est débarrassé de son arme durant sa fuite. Les policiers ont retrouvé un pistolet et une balle dissimulés à proximité immédiate d’un arrêt de bus situé sur la Plaça de Gal·la Placídia.
L’arme fait l’objet d’examens balistiques et de recherches d’empreintes génétiques (ADN) pour tenter d’identifier le tireur.
La traque du suspect et l’alerte à Gràcia
Après avoir tiré à bout portant, le suspect a fui à pied par la rue Granada del Penedès. Un policier et un témoin ont tenté de le poursuivre, sans succès.
Les caméras de surveillance de la ville ont permis de repérer le fugitif remontant vers le quartier voisin de Gràcia. Un large périmètre de sécurité a été déployé dans cette zone pour le localiser.
Une image présentée comme celle du tueur circule sur les réseaux sociaux, mais la police analyse minutieusement les bandes de vidéosurveillance officielles avant de confirmer son profil.
La piste de la mafia des Balkans et du trafic de drogue
Les enquêteurs privilégient fermement l’hypothèse d’un règlement de comptes orchestré par des réseaux criminels organisés liés au trafic de stupéfiants. [
Barcelone fait face à une recrudescence de fusillades (+45% par rapport à l’année précédente), souvent liées à la mafia des Balkans. Il s’agit notamment du deuxième homicide par balle dans la ville en l’espace de seulement quatre jours.
Le déploiement sécuritaire dans le quartier de Gràcia a été considérablement renforcé suite à la fuite du tueur vers la Plaça de Gal·la Placídia, où l’arme du crime a été abandonnée.
Ces mesures s’imbriquent également avec le dispositif déjà strict mis en place pour la visite historique du pape Léon XIV à Barcelone.
Un bouclage policier intensif par les Mossos d’Esquadra
Des barrages filtrants et des points de contrôle (Opération Cage) ont été dressés aux sorties stratégiques de Gràcia et sur la Via Augusta. L’objectif est d’empêcher le suspect de quitter le périmètre urbain.
Des unités d’intervention rapide de la police catalane quadrillent les ruelles piétonnes et les places centrales de Gràcia.
Après la découverte du pistolet dans une poubelle publique, les forces de l’ordre passent au peigne fin le mobilier urbain et les bouches de métro environnantes.
Une sécurité doublement sous haute tension
La vigilance des autorités espagnoles était déjà maximale en raison de menaces explicites de l’État islamique visant directement le souverain pontife avant son voyage.
Le suspect ayant fui en direction de la Sagrada Família, l’accès à la basilique, où le pape célèbre l’Eucharistie ce mercredi, fait l’objet d’un filtrage d’une extrême rigueur.
Conséquences directes pour les riverains
- Transports perturbés : Des retards et des interruptions temporaires sont à prévoir sur les lignes de bus et de métro transitant par le secteur de Gràcia et de l’avenue Diagonal.
- Appel à la vigilance : Les commerçants et les résidents sont invités à signaler tout comportement suspect, alors que la police continue d’analyser les caméras de sécurité pour confirmer le profil du tireur
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
