Israël et la Colombie rétablissent officiellement leur accord d’exemption réciproque de visa pour les séjours touristiques de courte durée à compter du 1er septembre 2026

DAKAR, 26 AOUT 2026 (JVFE)—Israël et la Colombie rétablissent officiellement leur accord d’exemption réciproque de visa pour les séjours touristiques de courte durée à compter du 1er septembre 2026

La décision a été annoncée jeudi par le ministère israélien des Affaires étrangères à l’issue de discussions entre Gideon Sa’ar et son homologue colombien Omar Bula Escobar.

Pour rappel, Bogota avait imposé en juillet 2025 l’obligation de visa aux ressortissants israéliens souhaitant se rendre en Colombie, sur fond de forte dégradation des relations bilatérales sous le précédent gouvernement. La levée de cette mesure s’inscrit désormais dans une série de décisions destinées à restaurer les liens entre les deux pays.

Cette décision marque un tournant majeur dans la normalisation de leurs relations diplomatiques et s’accompagne de plusieurs conditions spécifiques .

Les ressortissants des deux pays n’auront plus besoin de demander un visa traditionnel auprès d’une ambassade pour des séjours touristiques ou d’affaires allant jusqu’à 90 jours.

Les voyageurs colombiens devront obligatoirement soumettre une demande d’autorisation de voyage électronique via le portail officiel ETA-IL avant leur départ. Cette formalité coûte 25 shekels israéliens et reste valable jusqu’à deux ans.

 Cet accord annule les restrictions de visa strictes imposées en 2025 sous la présidence de Gustavo Petro, qui avait rompu les liens avec l’État hébreu. Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, mène un rapprochement diplomatique et économique accéléré avec Jérusalem.

Le rétablissement de l’exemption de visa n’est que la première étape d’un alignement diplomatique et économique global entre la Colombie du nouveau président Abelardo de la Espriella et Israël. Depuis l’investiture de la Espriella en août 2026, la politique internationale de Bogota a opéré un revirement complet par rapport à l’ère Gustavo Petro.

Les autres changements diplomatiques et géopolitiques majeurs en cours incluent :

Transfert de l’ambassade colombienne à Jérusalem

La Colombie s’apprête à devenir le neuvième pays au monde à ouvrir son ambassade à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme capitale d’Israël. Le futur ministre des Affaires étrangères colombien, Omar Bula Escobar, a acté cette décision historique lors de rencontres bilatérales à Washington.

Reprise immédiate des exportations de charbon

Le gouvernement colombien a signé un décret officiel cassant l’embargo énergétique imposé par l’ancien gouvernement de gauche. La Colombie relance ses expéditions de charbon thermique vers Israël. C’est un enjeu critique : Bogota était historiquement le premier fournisseur de charbon de l’État hébreu (représentant environ 450 millions de dollars de transactions en 2023).

Reconnaissance de souveraineté sur le Golan

Dans un geste diplomatique fort et hautement symbolique, la nouvelle administration colombienne a officiellement reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

Retrait des procédures judiciaires internationales

La Colombie a annoncé son intention de se retirer formellement de la plainte pour génocide initiée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ), ainsi que du « Groupe de La Haie ». De plus, le président de la Espriella a bloqué le projet d’ouverture d’une ambassade colombienne auprès de l’Autorité palestinienne à Ramallah.

Coopération militaire et commerciale rétablie

Les deux nations ont validé une feuille de route pour réactiver pleinement leur Accord de libre-échange. Sur le plan sécuritaire, la Colombie relance son partenariat avec Israël et les États-Unis pour l’achat d’armements et le partage de renseignements, ciblant directement les réseaux de narcotrafic en Amérique latine.

Voici l’analyse détaillée des deux dossiers majeurs qui redéfinissent la géopolitique de la Colombie en août 2026.

1. L’impact économique de la reprise du marché du charbon

Le décret signé par le ministre du Commerce Mauricio Gómez marque une bouffée d’oxygène pour les finances colombiennes. Les enjeux sont stratégiques pour les deux pays :

  • Pour la Colombie : Le charbon est un pilier essentiel des revenus nationaux. Avant l’embargo de Gustavo Petro, Israël représentait un marché de 450 millions de dollars par an (environ 342 millions d’euros). La reprise sécurise les contrats de grandes multinationales minières opérant dans le nord-est du pays et garantit des rentrées fiscales directes pour le budget de l’État.
  • Pour Israël : C’est la fin d’une crise d’approvisionnement énergétique. La Colombie est historiquement le premier fournisseur de charbon de l’État hébreu, couvrant en temps normal plus de la moitié de ses besoins. Même si Israël a réduit sa dépendance au charbon au profit du gaz naturel (la part du charbon est tombée à environ 10 % en 2025), le combustible colombien reste indispensable pour sécuriser et diversifier une partie de sa production électrique.

2. La coalition du « Bouclier des Amériques »

Le « Bouclier des Amériques » est une alliance stratégique et militaire majeure lancée en 2026 en Floride par Donald Trump. Elle vise à restructurer l’influence de Washington en Amérique latine (dans l’esprit de la doctrine Monroe).

  • Lutte contre le narcotrafic : L’objectif principal de la coalition est de mener une guerre totale et coordonnée contre le crime organisé, les réseaux de drogue et les guérillas.
  • Un virage idéologique régional : En rejoignant cette alliance, le président Abelardo de la Espriella aligne fermement la Colombie sur un axe pro-Washington aux côtés d’autres gouvernements conservateurs de la région comme l’Argentine et le Chili. L’alliance sert aussi de levier politique pour contrer l’influence économique de Pékin sur le continent.
  • Soutien financier massif : En échange de son intégration au Bouclier, la Colombie bénéficie d’une aide américaine d’un milliard de dollars dédiée à sa politique de sécurité et au financement de son armée.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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