DAKAR, 29 AOUT 2026 (JVFE)— Le président américain Donald Trump a officiellement annoncé le vendredi 28 août 2026 la signature de ce qu’il qualifie de « plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale »
Cet accord pétrolier présenté comme « historique » porte sur le développement de 17 champs stratégiques .
Négocié en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, cet accord historique vise à donner aux États-Unis le contrôle de 65 milliards de barils de réserves prouvées (soit environ un cinquième des immenses ressources vénézuéliennes).

En échange d’un investissement massif, estimé à près de 100 milliards de dollars, les États-Unis vont prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays (qui possède des ressources dépassant les 303 milliards de barils).
Le contrat a été signé “en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez” et “au travers d’un partenariat avec des entreprises privées”
, précise le président américain. Par ailleurs, “il ne coûtera rien aux contribuables américains”
et permettra “de réduire considérablement le prix de l’essence, et ce pendant de nombreuses années”
, soutient-il.
De son côté, Delcy Rodriguez salue un accord pétrolier “historique” et remercie”chaleureusement”son homologue américain. Ce partenariat va permettre “de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État” vénézuélien, assure-t-elle. Cette manne financière permettra de financer “la remise en état et reconstruction des infrastructures stratégiques nécessaires au développement de notre industrie des hydrocarbures”, souligne-t-elle. “Pour le peuple vénézuélien, cet accord (…) soutiendra des milliers d’emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l’économie vénézuélienne”, confirme le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
Les chiffres clés de l’accord
- 65 milliards de barils : Le volume de réserves de brut dont les États-Unis prennent le contrôle majoritaire à travers le développement de 17 champs stratégiques.
- 100 milliards de dollars : Le montant des investissements privés (notamment via des compagnies pétrolières) nécessaires sur plusieurs années pour reconstruire l’infrastructure pétrolière vénézuélienne, aujourd’hui vétuste.
- 209 milliards de dollars : Le montant des recettes fiscales promises à l’État vénézuélien pour soutenir la reconstruction de son économie.
- 55 % de contrôle : Les États-Unis s’associeront à un opérateur privé pour créer une nouvelle entité détenant des droits d’exploitation sur 100 ans, garantissant une production achetée au prix coûtant.
Pourquoi cet accord intervient-il maintenant ?
- Crise énergétique aux États-Unis : En raison de la guerre en cours au Moyen-Orient (notamment avec l’Iran), le prix de l’essence a fortement augmenté aux États-Unis. Les réserves stratégiques américaines ont fondu, atteignant leur plus bas niveau depuis 1982. Donald Trump promet que cet accord doublera virtuellement les réserves américaines et fera baisser durablement les prix à la pompe.
- Nouveau contexte politique au Venezuela : L’accord fait suite au renversement et à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier. La nouvelle dirigeante par intérim, Delcy Rodríguez, a amorcé un virage économique radical en ouvrant largement le secteur pétrolier aux capitaux privés étrangers.
Un projet colossal mais contesté
Bien que salué par l’administration Trump (notamment par le secrétaire d’État Marco Rubio) comme une victoire majeure pour l’économie des deux pays, l’accord suscite de la prudence chez les experts économiques. Les infrastructures du Venezuela sont lourdement dégradées et plusieurs années seront nécessaires avant que ces projets ne portent pleinement leurs fruits sur le marché mondial.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
