Bourse:actualités des marchés & cotations

Dakar, 26 décembre 2025 (JV-FE)LA CAPITALISATION BOURSIERE DE LA BRVM PROGRESSE DE 2000 MILLIARDS FCFA EN 6 MOIS ! … une nouvelle étape de son développement, en atteignant une capitalisation boursière record de 12 070 milliards FCFA

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a franchi ce vendredi 20 juin 2025 une nouvelle étape de son développement, en atteignant une capitalisation boursière record de 12 070 milliards FCFA, soit plus de 21 milliards USD. Ce niveau inédit témoigne du dynamisme exceptionnel de notre place financière régionale, commune aux huit pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

Ainsi, par rapport au 31 décembre 2024, la capitalisation du marché des actions enregistre une progression de 19,76%. Sur les cinq dernières années, la performance de ce marché est de 176% (+39,33% en 2021 ; +24,23% en 2022 ; +5,38% en 2023 et +26,51% en 2024), conduisant à une capitalisation globale du marché (actions + obligations) qui s’établit à 22 516 milliards FCFA, renforçant le poids de la BRVM dans l’économie régionale, avec un niveau qui représente environ 17% du PIB de l’UEMOA.

Aujourd’hui, les indicateurs clés de la BRVM témoignent d’un marché parmi les plus attractifs de notre continent, avec un indice BRVM Composite (BRVM-C) qui affiche une croissance de 13,40% depuis le début de l’année 2025. Le PER moyen du marché à 12,29, confirme un niveau compétitif dans les standards des marchés émergents et illustre la capacité des entreprises cotées à créer de la valeur pour leurs actionnaires.

Cette dynamique est portée par plusieurs facteurs clés, notamment, les bonnes perspectives de croissance des pays de l’UEMOA, l’assouplissement des conditions monétaires par la BCEAO, l’introduction en bourse de deux nouvelles sociétés en moins de six mois, les augmentations du capital de certaines banques, la progression généralisée des cours des titres cotés soutenue par la régularité des distributions de dividendes par la quasi-totalité des sociétés cotées.

Avec ces indicateurs, la BRVM confirme et consolide sa place de 5ème bourse en Afrique tout en renforçant son attractivité et sa position stratégique dans l’écosystème financier continental.

Cours des devises du vendredi 26 décembre 2025

Bourse:actualités des marchés & cotations

Le Groupe Frigoglass cède Beta Glass à Helios pour 100 millions d’euros

Frigoglass Group a conclu un accord portant sur la vente de la totalité de sa participation dans Frigoinvest Nigeria Holdings B.V., la société holding de ses activités nigérianes dans le secteur du verre, comprenant Beta Glass plc (NGX:BETAGLAS) et Frigoglass Industries Nigeria Limited.

L’opération a été conclue avec Helios Investment Partners pour un montant pouvant atteindre 100 millions d’euros. La transaction, encore soumise aux autorisations réglementaires, devrait être finalisée au premier trimestre 2026. 

Cette cession marque une étape majeure dans la stratégie de transformation engagée par Frigoglass depuis trois ans. Le groupe explique vouloir renforcer son positionnement dans les secteurs du refroidissement commercial et de l’emballage en verre, tout en optimisant la performance de ses actifs. Il assure par ailleurs une transition en douceur, avec un soutien continu apporté aux équipes, clients et partenaires au Nigeria durant toute la période de passation. 

Beta Glass, portée ces dernières années par des marges solides et une croissance soutenue, a suscité l’intérêt de nombreux investisseurs internationaux, souligne Frigoglass. Le groupe se dit confiant dans la capacité d’Helios à poursuivre le développement de cette entreprise emblématique, forte de 50 ans d’activité dans la production d’emballages en verre.

Nomination de M. NASSER SEDDIQI, Directeur Général de la Bourse de Casablanca

Nomination de M. NASSER SEDDIQI, Directeur Général de la Bourse de Casablanca

La Bourse de Toronto clôture en baisse, Wall Street en hausse

Les marchés boursiers au Canada et aux États-Unis ont évolué dans des directions opposées lors de la journée de négociation écourtée de la veille de Noël, dans un contexte de volumes plus faibles.  

Alors que la Bourse de Toronto a terminé en territoire négatif, plombé par les pertes dans le secteur des matériaux de base, Wall Street a clôturé en hausse et atteint de nouveaux records mercredi. Environ 1,8 milliard d’actions ont été échangées à la Bourse de New York mercredi, soit environ un tiers du volume moyen d’une journée de négociation.

« Je pense simplement que la voie de la moindre résistance est à la hausse », souligne Allan Small, conseiller en placement principal chez iA Gestion privée de patrimoine.

Avant cette semaine, il note que les actions ont été « légèrement bradées » en raison des inquiétudes liées à l’intelligence artificielle (IA) et aux dépenses des centres de données.  

« Mais pour une raison quelconque, à l’approche des fêtes, les gens ont tourné la page et attendent maintenant avec impatience une autre grande année », affirme-t-il.  

« Les gains ne seront peut-être pas aussi importants que ceux que nous avons connus ces trois dernières années. Mais je pense que nous pouvons encore espérer des gains d’environ 10 %, à quelques points près, sur les marchés boursiers et les indices pour 2026. »

Les investisseurs ont également examiné les derniers chiffres du marché du travail américain.  

Les demandes d’allocations chômage aux États-Unis pour la semaine se terminant le 20 décembre ont baissé de 10 000 pour atteindre 214 000, contre 224 000 la semaine précédente, a annoncé mercredi le département du Travail.

« Les entreprises ne licencient pas vraiment en ce moment. Elles ne recrutent tout simplement pas. Il s’agit donc davantage d’un gel des embauches que de licenciements », explique M. Small.  

« Par exemple, celles qui prennent leur retraite, au lieu d’embaucher de nouvelles personnes pour les remplacer, demandent simplement à leurs employés d’en faire plus. Elles utilisent peut-être l’intelligence artificielle pour les aider à en faire plus. »

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a grimpé de 288,75 points, soit 0,60 %, à 48 731,16 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a avancé de 22,26 points, ou 0,32 %, à 6932,05 points. L’indice composé du NASDAQ s’est pour sa part apprécié de 51,46 points, soit 0,22 %, à 23 613,31 points. Le S&P 500 a dépassé le record établi plus tôt en décembre.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a laissé 58,97 points, ou 0,18 %, pour terminer la séance avec 31 999,76 points.  

Les pertes enregistrées dans le secteur des métaux de base ont pesé sur l’indice global mercredi, malgré la hausse du TSX pendant une grande partie de l’année. Le prix de l’or, pour livraison en février, a perdu 2,90 $ US à 4502,80 $ US l’once.  

« L’or a été le principal facteur à l’origine de la forte hausse du TSX cette année, avec une augmentation de quelque 70 % voire plus à l’heure actuelle. L’argent a connu une année fantastique. […] Les matériaux ont donc vraiment ouvert la voie, suivis par les banques canadiennes », observe M. Small.  

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 73,13 cents US, en baisse par rapport à celui de 72,97 cents US de mardi.  

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut, pour livraison en février, a laissé 3 cents US à 58,35 $ US le baril.  

La Bourse de Toronto et les marchés américains seront fermés jeudi pour le jour de Noël et reprendront leurs activités vendredi.

S&P 500, CAC 40, Nikkei… les indices qui ont réalisé les meilleures performances de 2025

L’année du Serpent a été favorable aux boursicoteurs. Partout autour du monde, les Bourses ont prospéré depuis le 1ᵉʳ janvier. L’indice MSCI World qui réunit les 1 600 plus grandes entreprises du monde a ainsi progressé de 20,3% cette année. Avec toutefois de fortes disparités entre les continents et même entre pays d’un même continent.

Le monde financier a, encore cette année, été propulsé par l’intelligence artificielle. Une thématique particulièrement présente dans les indices américains. Ainsi, le S&P 500 a grimpé de 17,7 % depuis le début de 2025 quand l’indice dédié à la technologie, le Nasdaq Composite, a affiché 22,1 % de croissance. Ces hausses sont dues aux bons résultats des valeurs technologiques qui ont rassuré les investisseurs sur la solidité des entreprises du secteur malgré la crainte d’une bulle de l’IA. Si la plupart des géants ont connu une année en dents de scie, les valeurs technologiques ont été tirées par la flambée de 65 % du cours d’Alphabet.

L’intelligence artificielle a aussi porté de nombreuses sociétés technologiques de l’autre côté du Pacifique. C’est notamment le cas de l’indice Kospi coréen qui a grimpé de 71 % depuis le début de l’année. Il a bénéficié des gains générés par les entreprises liées aux semi-conducteurs comme Samsung (+108 %) et SK Hynix (243 %).

Toujours en Asie, le Nikkei japonais a connu une année record à +28 % grâce au retour des investisseurs après des années de baisse. La Chine a aussi connu son grand retour dans la finance mondiale. Alors que les cours des entreprises chinoises étaient plombés depuis le tour de vis réglementaire du Parti communiste de 2021, l’indice Hang Seng de Hong Kong a grimpé de 31,5 % cette année. Une performance qui, là encore, doit beaucoup à l’intelligence artificielle et notamment aux avancées des géants technologiques du pays Alibaba (+130 %), Baidu (+47 %) et Tencent (+44 %).

L’Espagne et la Pologne, champions des Bourses européennes

Du côté du Vieux Continent, le millésime 2025 a, ici aussi, été plutôt bon. L’indice européen Stoxx 600 a augmenté de 15,2 % mais avec de fortes disparités entre les pays de l’UE.

Si le CAC 40 français n’a affiché que 9,60 % de hausse, le Dax 30 allemand a lui grimpé de 21,5 %, porté par le plan de relance de Berlin et la hausse du cours des sociétés de la Défense comme Rheinmetall (+154 %).

Mais les champions boursiers européens ne sont pas les plus grandes puissances cette année. Ce sont l’Espagne avec l’Ibex 35 (+47 % depuis le début de 2025) et la Pologne avec le WIG20 (+41,6 %) qui affichent les meilleures performances. Ces deux pays ont connu une forte consommation intérieure qui a bénéficié à leurs entreprises cotées

La Bourse de New York évolue sans grand dynamisme mercredi, à l’entame d’une séance écourtée de plusieurs heures à la veille de  Noël , où une faible participation est attendue chez les investisseurs. Vers 15h05 GMT, le Dow Jones prenait 0,24%, l’indice Nasdaq cédait 0,04% et l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,08%, au lendemain d’un record en clôture.

«Les actualités sont rares en cette veille de Noël, tout comme l’activité des acteurs du marché, qui ont d’autres préoccupations en cette période de fêtes», souligne Patrick O’Hare, de Briefing.com. «Ce qu’il se passe actuellement, c’est que nous avons une configuration très solide et qu’il ne nous manque plus qu’un catalyseur haussier» pour que les indices boursiers progressent, juge de son côté Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

Mardi, la place américaine s’est montrée convaincue par la hausse plus importante qu’anticipé du produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis au troisième trimestre. Ces données «étaient clairement positives», selon Adam Sarhan, car si cela a un peu plus réduit les anticipations sur une baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) en janvier, cela montre que «l’économie est en pleine croissance». Un signal généralement positif pour les marchés qui y voient la perspective de bénéfices encore plus importants pour les entreprises. Mercredi, la séance terminera à 18h GMT au lieu de 21h GMT habituellement. Cela marquera aussi l’entrée officielle dans le «Santa Claus Rallye», ou rebond de Noël, période des cinq dernières sessions de l’année qui est généralement favorable aux investisseurs.

Nike en hausse

Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes, à 214.000 contre 223.000 escompté. Aucune autre donnée d’ampleur est attendue cette semaine. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable vers 15h GMT par rapport à la clôture la veille, à 4,16%. Au tableau des valeurs, le groupe de vêtements et d’équipements sportifs Nike était en hausse de 5,46% à 60,47 dollars. Le patron d’Apple, Tim Cook, a acheté pour presque trois millions de dollars d’actions de l’entreprise, selon un document financier déposé auprès du gendarme boursier américain (SEC).

L’entreprise américaine Dynavax, qui commercialise notamment un vaccin contre l’hépatite B pour adultes, s’envolait de plus de 38%, à 15,44 dollars, après l’annonce de son rachat par le géant pharmaceutique français Sanofi. Selon l’accord, Sanofi lancera une offre publique d’achat en numéraire pour racheter toutes les actions de Dynavax, société cotée aux États-Unis, au prix de 15,50 dollars par action, valorisant ainsi l’entreprise à environ 2,2 milliards de dollars, selon le laboratoire français.

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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