DAKAR, 23 SEPTEMBRE 2026 (JVFE)—Ces discussions directes ont eu lieu le mardi 22 septembre 2026, marquant un tournant diplomatique majeur en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Cette rencontre confidentielle de trois heures s’est déroulée dans un contexte de fortes tensions, alors que les États-Unis et l’Iran traversent un conflit militaire ouvert depuis le début de l’année.
Il a annoncé cette reprise du dialogue avec Téhéran pendant un point presse donné en compagnie du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Côté américain, les discussions ont été menées par l’émissaire spécial Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Côté iranien, c’est le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a mené la délégation.
Donald Trump a partagé ces informations lors d’un point presse aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’entourage américain s’est dit « très confiant » quant à l’élan créé pour l’obtention d’un accord.
Selon les médias d’État iraniens, Téhéran a profité de ce canal pour transmettre ses conditions strictes à une désescalade : la fin du blocus naval, le dégel des avoirs iraniens et la réouverture du détroit de Ormuz.
Un contraste saisissant avec la tribune de l’ONU
Cette annonce a surpris la communauté internationale, car elle est intervenue seulement quelques heures après un discours extrêmement virulent de Donald Trump devant l’Assemblée générale. À la tribune, le président américain avait affirmé faire face à un choix binaire : « anéantir » la République islamique ou conclure un accord de paix après les élections législatives américaines de novembre. Les discussions directes montrent cependant que la voie diplomatique reste activement explorée en coulisses.
Le passage à l’ONU de Donald Trump, qui oppose au multilatéralisme la défense décomplexée de “l’Amérique d’abord”, a été émaillé de promesses de paix aussi bien que de déclarations martiales. “Quand d’autres parlent de paix, je fais la paix”, a assuré le dirigeant républicain, auquel les électeurs reprochent au contraire de n’avoir pas tenu sa promesse de tenir l’Amérique à l’écart des conflits du monde.
Le président américain Donald Trump à l’Assemblée générale des Nations unies. [CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]ArticleSuggestions.
Un peu plus tôt à la tribune de l’ONU, Donald Trump a dit qu’il avait le choix entre “anéantir” l’Iran ou passer un accord, en prédisant qu’une solution diplomatique serait trouvée après les élections législatives de novembre aux Etats-Unis.
“Je me sens très bien” à propos de ces discussions, a dit l’émissaire américain Steve Witkoff, présent aux côtés de Donald Trump. Le gendre du président, Jared Kushner, qui avait aussi participé à des négociations avec Téhéran avant qu’elles ne s’interrompent en juin, était également dans la salle.
Des mots qui ont eu un effet immédiat : les cours du pétrole se sont repliés dans la soirée. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a reculé de 1,09% à 99,25 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, dont c’est le dernier jour de cotation, a perdu 1,24% à 94,59 dollars.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
