ONU : «Nous sommes tous otages de l’inaction du Conseil de sécurité» : Lula est le premier chef d’État à s’exprimer

DAKAR, 23 SEPTEMBRE 2026 (JVFE)—Le chef d’état brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a débuté son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. «Nous sommes tous otages de l’inaction du Conseil de sécurité», a-t-il constaté. Le président brésilien a durement critiqué l’ONU et son Conseil de sécurité, déplorant leur échec dans leur mission essentielle d’éradiquer «le fléau de la guerre».

«L’ONU échoue dans l’une de ses missions les plus importantes: débarrasser l’humanité du fléau de la guerre, sa crédibilité n’a jamais été aussi faible», a-t-il lancé dans son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU. «Nous sommes tous pris en otage par l’inaction du Conseil de sécurité, qui ne remplit pas le rôle qui lui a été confié», a-t-il ajouté.

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a prononcé ces mots marquants lors de l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Fidèle à la tradition diplomatique, le Brésil a été le premier État à s’exprimer à la tribune juste après les allocutions d’ouverture du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Au-delà de sa charge sévère contre l’inaction du Conseil de sécurité, le discours du chef d’État brésilien a abordé plusieurs enjeux internationaux et nationaux majeurs :

  • Critique des grandes puissances : Sans nommer directement son homologue américain Donald Trump, qui devait lui succéder à la tribune, Lula a fustigé l’utilisation des barrières douanières comme armes de coercition. Il a également dénoncé les velléités hégémoniques visant à vouloir « recoloniser le Sud global ».
  • Crises géopolitiques : Il a exprimé son indignation face à la situation en Palestine, condamné l’embargo contre Cuba et affirmé le droit du peuple vénézuélien à choisir son destin. Il a aussi alerté sur les risques économiques mondiaux liés aux tensions militaires dans le détroit d’Ormuz.
  • Régulation de la Tech : Lula s’en est pris aux « techno-oligarques » et a appelé à une réglementation stricte des géants du numérique et de l’intelligence artificielle.
  • Contexte politique interne : Le président a conclu son intervention en évoquant les élections présidentielles cruciales au Brésil du 4 octobre prochain, où il fait face à la forte dynamique de son principal opposant, Flavio Bolsonaro (le fils de l’ex-président Jair Bolsonaro). Il s’est dit déterminé à faire barrage aux forces antidémocratiques

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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