Sommet du G20 à Miami : les États-Unis ont invité Vladimir Poutine

DAKAR, 23 Septembre 2026 (JVFE)—Le président américain a invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 en décembre aux États-Unis, alors que Washington peine à convaincre Russes et Ukrainiens de mettre fin à la guerre, a annoncé mercredi le secrétaire d’État américain Marco Rubio.

Les États-Unis ont formellement invité le président russe Vladimir Poutine à participer au prochain sommet du G20, qui se tiendra les 14 et 15 décembre 2026 à Miami, en Floride.

L’annonce a été faite par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Marco Rubio a expliqué ce choix en affirmant que pour résoudre des différends internationaux, « il faut rencontrer les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord ». Il a ajouté que ce sommet est une opportunité pour Vladimir Poutine d’échanger avec le président Donald Trump ainsi qu’avec d’autres dirigeants mondiaux.

Moscou avait précédemment indiqué n’avoir pris aucune décision définitive quant à un déplacement en personne de son président. De plus, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, venait de réaffirmer devant l’ONU que la Russie ne ferait pas de « pause » dans son offensive en Ukraine.

Le président ukrainien, ZELENSKY , s’est quant à lui déclaré ouvert à l’idée de rencontrer le dirigeant russe lors de ce sommet pour discuter de mesures de désescalade. Un tournant diplomatique : S’il accepte, il s’agira de la première visite de Vladimir Poutine sur le sol américain (hors Alaska) depuis plus de dix ans, marquant une rupture majeure avec la politique d’isolement international menée contre la Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.

Moscou n’a pas encore répondu à l’invitation, mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu que la Russie ne ferait « pas de pause » dans sa guerre contre l’Ukraine devant le Conseil de sécurité de l’ONU.  

« Une phrase qui résume tout », a rétorqué son homologue ukrainien Andriï Sybiga.

« Pour résoudre les problèmes, il faut rencontrer les personnes avec lesquelles on est en désaccord ou celles avec lesquelles on peut avoir des différends ; c’est pourquoi nous avons invité le président Poutine au G20 », avait justifié plus tôt Marco Rubio lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Nous pensons que c’est l’occasion pour lui de dialoguer non seulement avec le président, mais aussi avec d’autres dirigeants mondiaux », a ajouté le secrétaire d’État américain Marco Rubio en disant « espérer qu’il acceptera cette invitation ».

« Nous pensons que c’est l’occasion pour lui de dialoguer non seulement avec le président, mais encore avec d’autres dirigeants du monde », a-t-il ajouté en disant « espérer qu’il acceptera cette invitation ».

Le chef de la diplomatie américaine s’exprimait peu après sa rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov dans un grand hôtel de New York, alors que le président ukrainien Volodymr Zelensky doit prendre la parole à la tribune de l’ONU.

Il a aussi exhorté Moscou et Kyiv à conclure un cessez-le-feu énergétique, disant que les États-Unis y travaillaient.

Un tel moratoire ne mettra pas fin à la guerre en Ukraine, a-t-il dit, mais pourrait servir de « plateforme » pour un accord plus large.

« Les deux parties ont exprimé leur intérêt pour un cessez-le-feu limité impliquant l’énergie », selon M. Rubio.

« Évidemment, ce n’est pas quelque chose de facile mais les deux parties ont dit être intéressées ».

De nouvelles attaques russes en Ukraine contre des infrastructures de transport civil, visant mercredi des stations-service, la navigation maritime et le rail, ont fait plusieurs morts, ont indiqué les autorités.

Kyiv et Washington souhaitent que la guerre de la Russie contre l’Ukraine s’arrête « avant l’hiver », selon un communiqué du président ukrainien publié mardi en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Les États-Unis comme l’Ukraine veulent voir cette guerre absurde menée par la Russie prendre fin avant l’hiver », écrit Volodymyr Zelensky, qui précise avoir discuté avec le président Donald Trump « des mesures de désescalade susceptibles d’ouvrir la voie à la diplomatie ».

Lors d’une conférence de presse, le dirigeant ukrainien avait dit avoir fait part au président américain de son intention de cesser les frappes sur les sites énergétiques russes à condition que Moscou fasse de même avec ses frappes massives en Ukraine.

Avec le président américain, « nous avons parlé d’un moratoire énergétique », a déclaré mardi le président ukrainien.  

La dernière rencontre entre les présidents américain et russe, qui ont échangé de multiples fois par téléphone, remonte au sommet dans l’Alaska en 2025.

Volodymyr Zelensky et Serguei Lavrov sont tous deux présents mercredi à l’ONU.  

Dans une déclaration commune en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, 51 pays dont la France, le Royaume-Uni, le Japon ou le Canada ont réaffiché leur soutien à l’Ukraine face à la Russie.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par les attaques en mer Noire », ont-ils également souligné, estimant que la Russie tentait d’entraver les exportations agricoles ukrainiennes, « menaçant ainsi la sécurité alimentaire mondiale ».  

Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

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