DAKAR, 07 NOVEMBRE 2026 (JVFE)—Ce samedi 7 novembre 2026 marque l’« Acte IV » de la mobilisation contre la vie chère et pour la jeunesse en France, encadré par un dispositif de sécurité comptant 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire.
- À Paris (inter-syndicale et jeunesse) : Un cortège déclaré et autorisé par la préfecture de police relie la place de la République à la place de la Nation (même tracé que jeudi). Il rassemble les unions syndicales régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) ainsi que l’intersyndicale de la jeunesse (Union étudiante, FAGE, UNEF et USL).
- À Paris (Gilets jaunes) : Faisant cavalier seul, la coordination des Gilets jaunes a maintenu un appel à se rassembler sur la place de la Concorde de 14h00 à 19h00, malgré l’interdiction prononcée par la préfecture de police de Paris.
- En région : Près de 80 à 120 rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France (telles que Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Nantes ou Nice). À Nice, un rassemblement est notamment prévu place Masséna à 14h00.
Cette journée de contestation intervient deux jours avant une conférence sociale convoquée à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui réunira lundi matin les organisations syndicales et le patronat, suivies l’après-midi par les organisations lycéennes et étudiantes
Des centaines de milliers de Français (575 000 selon les autorités et 1,6 million d’après la CGT) ont manifesté pour la revalorisation de leurs salaires et du pouvoir d’achat.
Face à la pression de la rue, le Premier ministre Sébastien Lecornu a officiellement convoqué une conférence sociale avec les syndicats et le patronat pour le lundi 9 novembre.
Face à la recrudescence des violences et à la contestation contre la vie chère et le projet de budget d’austérité, le ministre de l’Intérieur
Laurent Nuñez a ordonné des consignes de « grande fermeté ». Un dispositif exceptionnel de 70 000 policiers et gendarmes est reconduit sur l’ensemble du territoire pour contrer les risques de débordements. .

L’organisation étudiante Unef a réitéré son mot d’ordre d’action pour le samedi 7 novembre afin de contraindre le gouvernement à reculer.
Que s’est-il passé à la préfecture de police ?
La préfecture de police de Paris a opposé une fin de non-recevoir (un refus catégorique) à la déclaration de rassemblement des Gilets jaunes prévue sur la place de la Concorde.
À la place, les autorités leur ont imposé d’intégrer un parcours alternatif autorisé, négocié par l’intersyndicale, reliant la place de la République à la place de la Nation via le boulevard Voltaire.
Pourquoi les Gilets jaunes rejettent-ils cette décision ?
Les représentants de la coordination contestent cette orientation pour deux raisons principales :
- Une différence de nature dans les revendications : Selon l’avocat David Libeskind, la manifestation intersyndicale se concentre sur des aspects économiques et sociaux (comme le pouvoir d’achat), tandis que les Gilets jaunes portent des revendications plus structurelles et politiques, incluant notamment l’instauration d’une démocratie directe.
- La symbolique du lieu : La place de la Concorde a été choisie à dessein pour sa proximité immédiate avec l’Assemblée nationale. Il s’agit pour le mouvement d’investir un « lieu de pouvoir » afin d’interpeller directement les institutions politiques.
Quelle est l’action judiciaire entreprise ?
Pour contester la gestion policière de l’événement et les restrictions de parcours, l’avocat David Libeskind a annoncé avoir déposé une plainte pénale directement à l’encontre du préfet de police de Paris, Patrice Faure.
Quelle est la stratégie finale annoncée par le mouvement ?
Face à l’interdiction, les organisateurs ont explicitement appelé à la désobéissance civile. Benjamin Ball a confirmé que les militants comptaient maintenir leur rendez-vous initial place de la Concorde de 14 heures à 19 heures, en adoptant un mode d’action pacifique mais déterminé, prévoyant que les participants restent assis par terre pour occuper l’espace.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
