DAKAR, 08 NOVEMBRE 2026 (JVFE)—Le ministère de la Défense de la Corée du Sud a annoncé l’extension de sa mission navale et le déploiement de moyens militaires supplémentaires près du détroit d’Ormuz afin de sécuriser la circulation des navires commerciaux. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient mettant en péril les approvisionnements énergétiques et le commerce maritime international. L’opération répond à des critères précis :
Séoul prévoit d’adjoindre un avion de patrouille maritime (un P-8), une équipe de déminage (EOD), ainsi que des drones de surface et des robots sous-marins. La zone d’action de l’unité anti-piraterie Cheonghae, déjà active dans le golfe d’Aden, va ainsi être doublée.
Le gouvernement sud-coréen a insisté sur le fait que ses troupes n’interviendront pas directement dans les hostilités de la guerre en cours entre les États-Unis/Israël et l’Iran. Les opérations se limiteront exclusivement aux eaux internationales au sud d’Oman.
La Corée du Sud a pris position précédemment contre un déploiement de ses forces armées dans la région, ne souhaitant pas participer à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, mais cherche à protéger son commerce maritime et son approvisionnement énergétique.
Le ministère sud-coréen de la Défense a « confirmé les informations » selon lesquelles Séoul allait élargir la zone d’opérations de l’unité antipiraterie Cheonghae de sa marine, qui protège les navires commerciaux dans le golfe d’Aden au large de la Somalie, jusqu’aux eaux proches du détroit d’Ormuz, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Défense.
Le déploiement comprendra non seulement un destroyer, mais aussi un avion de patrouille maritime P-8, une équipe de déminage, des drones navals de surface et des robots sous-marins contrôlés à distance, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.
Le déploiement de l’unité Cheonghae, actuellement autorisé jusqu’à la fin de l’année, requiert l’approbation du Parlement, précise Yonhap.
« Le renforcement de la mission de l’unité Cheonghae vise à protéger nos citoyens et nos intérêts économiques », a déclaré un responsable du ministère de la Défense à des journalistes sous couvert d’anonymat, en soulignant que le déploiement était strictement non combattant et serait indépendant de toute force alliée.
« Les opérations resteront limitées aux eaux internationales au sud d’Oman, et il sera interdit à l’avion de patrouille maritime de cibler ou de surveiller le territoire iranien, les eaux territoriales iraniennes ou l’intérieur du détroit d’Ormuz lors de ses missions », a-t-il ajouté
Le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a réaffirmé en septembre que Séoul ne déploierait pas de troupes d’une manière qui pourrait conduire à une intervention militaire, malgré l’appel américain à ses alliés à contribuer à l’offensive contre l’Iran.
« Nous avons jusqu’à présent respecté le principe de non-implication et de non-intervention dans la guerre », a-t-il déclaré : « Et nous continuerons de le respecter à l’avenir ».
Téhéran avait mis en garde la Corée du Sud en septembre contre tout déploiement de ce type après que Séoul a indiqué qu’elle envisageait de contribuer à la sécurisation du détroit d’Ormuz.
Les forces sud-coréennes agiront indépendamment des forces alliées afin de préserver les intérêts économiques propres du pays tout en restant à distance de l’offensive militaire globale.
Puisqu’il s’agit d’une extension de mission à l’étranger, le projet de loi doit obtenir l’aval de l’Assemblée nationale sud-coréenne.
Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE
