Dakar,04 aout 2025(JVFE)-Ce lundi 4 août 2025 est jour d’audience du contentieux pré-électoral, au Conseil Constitutionnel
L’on assiste à l’ouverture des débats sous la conduite du président Clément Atangana. Sur la table de la haute juridiction, 36 requêtes à examiner.Au pouvoir depuis 1982, le chef de l’Etat a annoncé, le 12 octobre, son intention de se représenter. Bien qu’affaibli physiquement, il aborde le scrutin en position de force.
A la question de savoir si le silence et la longue absence publique du président camerounais, Paul Biya, replié depuis des mois dans son village, illustreraient une altération de sa capacité à gouverner liée à son âge avancé – 92 ans, dont près de la moitié au pouvoir –, Paul Atanga Nji va chercher son grand registre. Là s’étalent, page après page, ses notes manuscrites alignées dans des colonnes tracées à la main. Comme un gardien notant les entrées et les sorties d’un immeuble, le ministre de l’administration territoriale et secrétaire permanent du Conseil national de sécurité y consigne ses échanges, ses courriers et ses rapports envoyés quotidiennement à la présidence.
Dépôts effectifs des dossiers
Univers dépose le 11 juillet 2025 la candidature de Akere Muna, menée par Prosper Nkou Mvondo.
Maurice Kamto soumet officiellement sa candidature le 18 juillet 2025 sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM). Il fait à cette l’occasion l’objet de virulentes critiques du Ministre du Travail et de la Sécurité sociale et secrétaire général adjoint du RDPC, Grégoire Owona. Ce dernier déclare ainsi « Kamto-Ekane: leur seul point de convergence c’est Violence-Argent !!! […] Alliance contre nature! Association de m…… […] »
Á la clôture du dépôt des candidatures le 21 juillet 2025, ELECAM totalise un nombre record de 83 dossiers .
Le 26 juillet 2025, ELECAM annonce n’avoir retenue que 13 candidatures sur les 83 déposées. Est notamment rejetée la candidature de Maurice Kamto, pour cause de « Pluralité d’investiture par le MANIDEM ». Les candidats provisoirement exclus de la compétition présidentielle disposent d’un unique et ultime recours devant le Conseil constitutionnel. 35 requêtes contre les résolutions d’ELECAM ont été enregistrées à l’expiration du délai de recours.


