DAKAR, 02 février 2026(JVFE)-Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, la ville de Niamey, capitale de la République du Niger, a été la cible d’une attaque terroriste d’une gravité exceptionnelle, visant notamment la base aérienne 101 ainsi que l’aéroport international Diori Hamani. Cet acte, qualifié de barbare et lâche par les autorités de la Confédération des États du Sahel (AES), marque une nouvelle tentative de déstabilisation contre un espace sahélien engagé dans une dynamique souveraine, indépendante et résolument tournée vers la sécurité collective
La Confédération des États du Sahel (AES) a fermement condamné l’attaque terroriste « barbare » perpétrée.
Visant l’aéroport international Diori Hamani, un site hautement stratégique, cette agression est dénoncée comme une tentative de déstabilisation directe de la souveraineté de la région.
Points clés de la réaction de l’AES :
- Condamnation de l’agression : Le président de la Confédération a qualifié cet acte de « lâche » et de violation de l’intégrité territoriale.
- Soutiens étrangers pointés du doigt : Les autorités de l’AES, notamment le capitaine Ibrahim Traoré, dénoncent l’implication de « sponsors étrangers » et de complicités visant à entraver l’orientation souveraine des États membres.
- Riposte coordonnée : L’Alliance a promis une riposte ferme et coordonnée, affirmant que les auteurs et leurs complices (qu’ils soient financiers ou politiques) « répondront de leurs actes ».
- Unité renforcée : Malgré cette épreuve, le Niger a réaffirmé son ancrage profond au sein de l’AES, consolidant le front commun Mali-Burkina-Niger face à l’insécurité.
L’Union Africaine a également exprimé sa vive inquiétude et condamné l’attaque le 31 janvier.

Selon le communiqué officiel du Président de la Confédération des États du Sahel, cette attaque ne saurait être perçue comme un fait isolé. Elle s’inscrit au contraire dans une stratégie préméditée, coordonnée et aveugle, ciblant à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant en danger des populations innocentes et des biens à usage civil.
La Confédération des États du Sahel met en garde contre les réseaux multiformes de soutien au terrorisme, évoquant sans détour des appuis directs ou indirects, y compris de la part de sponsors étatiques étrangers, dont la responsabilité morale, politique et stratégique est pleinement engagée
Cette prise de position ferme traduit une évolution majeure :
le refus catégorique de l’hypocrisie internationale, la dénonciation des doubles discours,
et la volonté d’assumer une lutte souveraine contre le terrorisme, sans complaisance ni tutelle.
L’AES rappelle avec clarté que toute instrumentalisation du terrorisme, sous quelque forme que ce soit, constitue une menace directe contre la paix régionale et la stabilité du continent africain.
Au-delà du Niger, c’est l’ensemble de la Confédération des États du Sahel qui a été visée. En frappant Niamey, les auteurs de cette agression s’en prennent directement au projet politique, sécuritaire et souverain porté conjointement par le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
L’AES, sous l’impulsion du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la Transition du Niger, et du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, incarne aujourd’hui une alternative sahélienne fondée sur l’autodétermination, la solidarité régionale et la rupture avec les schémas de dépendance sécuritaire imposés de l’extérieur.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité de la nouvelle doctrine sécuritaire sahélienne, fondée sur la coopération régionale, le renforcement des capacités nationales et la mutualisation des moyens de défense.
La Confédération des États du Sahel a exprimé sa solidarité totale au peuple nigérien, à son Gouvernement ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité du Niger, saluant leur courage, leur professionnalisme et leur engagement constant dans la protection des populations.
Selon un communiqué lu à la télévision publique du ministre nigérien de la Défense, “un groupe de mercenaires télécommandés a attaqué la base aérienne 101 de Niamey” pendant “une trentaine de minutes”, avant une “riposte aéroterrestre”.
La télévision a diffusé une visite du chef de la junte à la base militaire de Niamey et montré des corps qu’elle a présentés comme étant ceux des assaillants tués, affirmant qu’il y a “un Français” parmi eux.
Situé à une dizaine de kilomètres de la présidence nigérienne, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey abrite une base de l’armée de l’air nigérienne, la Base 101. Il s’agit d’une base de drones récemment construite ainsi que le quartier général de la Force unifiée créée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali pour combattre les groupes djihadistes qui endeuillent les trois pays de manières récurrentes.
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Fodé CISSE, Journaliste, Rédacteur en Chef & Directeur de Publication © JVFE

