
Dakar,17 aout 2025(JVFE)-Depuis 1979, le Maroc commémore, chaque 14 août, l’anniversaire de la récupération de la province d’Oued Eddahab et son intégration à la patrie marocaine. Cette date avait constitué, en 1979, c’est-à-dire quatre années après la Marche Verte, un tournant historique pour la Nation marocaine, qui s »inscrit dans la glorieuse tradition patriotique qui, bon an mal an, a les yeux rivés sur le parachèvement de l’intégrité territoriale de la patrie marocaine.
Il suffit de rappeler quelques dates phares dans l’Histoire contemporaine du Maroc indépendant en 1956. Elles ont pour nom Tarfaya, Sidi Ifni, récupérés, respectivement en 1958 et 1969 ; la glorieuse marche verte du 6 novembre 1975 qui a permis le recouvrement de nos provinces du Sud, couronnée, d’abord, par la libération de la région de Laâyoune Sakiat Al Hamra, avec le départ du dernier soldat espagnol le 28 février 1976, et consolidée par la récupération d’Oued Eddahab le 14 août 1979.
Il s’ agit d’ une épopée héroïque dans le processus de parachèvement de l’intégrité territoriale du Maroc, et ce, dans une ambiance marquée par la mobilisation nationale constante autour de la première cause du Royaume.
Le 14 août 1979, les oulémas, les notables et les chefs de tribus de la province d’Oued Eddahab s’étaient rendus au Palais Royal de Rabat pour présenter à Feu SM le Roi Hassan II leur serment d’allégeance et réaffirmer leurs liens d’attachement indéfectibles au Glorieux Trône Alaouite.

Par cet acte solennel et hautement patriotique, les habitants d’Oued Eddahab ont signifié qu’ils ne braderaient jamais leur identité marocaine, en affirmant leur attachement à la Patrie et à son intégrité territoriale sacrée de Tanger à Lagouira, en dépit des manœuvres des adversaires.
Ce fut un moment historique immortalisé par le discours Royal, dans lequel le regretté Souverain avait affirmé :”Nous venons de recevoir, en ce jour béni, votre serment d’allégeance que Nous préserverons et conserverons précieusement, comme un dépôt sacré. Désormais, vous devez honorer ce serment. De Notre côté, Nous faisons également un devoir de garantir votre défense et votre sécurité et d’œuvrer sans relâche pour votre bien-être. Soyez donc, Mes chers fils, les bienvenus au sein de votre Patrie. Rendons grâce au Tout-Puissant de Nous avoir comblés de ses bienfaits en rattachant le Sud de Notre pays à sa patrie Nord et en restaurant les liens de sang entre ses fils”.
Lors de cette cérémonie, Feu SM Hassan II avait aussi procédé à la distribution d’armes aux représentants des tribus, un geste fort et symbolique de la poursuite de la lutte pour la défense de l’intégrité territoriale et l’instauration de la sécurité dans les provinces du Sud récupérées.
Peu de mois s’écoulèrent avant que ne se renouvelle la rencontre entre l’architecte de la Glorieuse Marche Verte et les fils de la province d’Oued Eddahab, à l’occasion de la visite historique effectuée par le regretté Souverain à Dakhla.
Cette visite a consacré, une nouvelle fois, la parfaite symbiose entre le glorieux Trône Alaouite et les fils des provinces du Sud. Ce lien indéfectible, qui constitue le ciment de la cohésion de la nation, a mis en échec toutes les manœuvres ourdies par les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc.
Depuis, le Royaume a œuvré pour la promotion économique et sociale de ses provinces du Sud, en vue de les intégrer dans le processus du développement global et durable.
La célébration de l’anniversaire de la récupération d’Oued Eddahab est l’occasion de se remémorer la haute portée de cet événement qui incarne l’attachement indéfectible de la population de la province au Souverain et au Trône Alaouite et leur mobilisation constante pour la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, comme en témoigne la récupération de la ville de Tarfaya le 15 avril 1958, puis de Sidi Ifni le 30 juin 1969 et des autres parties du Sahara marocain grâce à l’épopée de la Marche Verte le 6 novembre 1975.
Persévérant sur la voie tracée par Son auguste père, Sa Majesté le Roi Mohammed VI accorde un intérêt particulier aux provinces du Sud, en y assurant un essor économique et en consolidant la mobilisation nationale pour déjouer les complots des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.
Les efforts de développement se sont en effet poursuivis dans cette partie chère du Royaume, en vue de l’ériger en un véritable pôle économique. Quatre décennies après leur libération, les provinces et régions du Sud du Maroc vivent au rythme d’une dynamique soutenue dans divers domaines, à la faveur d’une série de projets structurants et multisectoriels.
La commémoration du 46e anniversaire de la récupération d’Oued Eddahab reflète aussi l’expression claire de la volonté du peuple marocain et de sa mobilisation constante pour la consécration des acquis nationaux et la défense de l’intégrité territoriale du Royaume, ainsi que de son attachement au plan marocain d’autonomie des provinces du Sud.
Pour commémorer cet événement phare de l’histoire du Maroc, le Haut-commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération (HCAR) organisera, jeudi, un meeting au siège de la wilaya de Dakhla-Oued Eddahab, au cours duquel des hommages seront rendus à des anciens combattants et membres de l’armée de libération et des aides financières seront remises aux membres de la Famille de la résistance.
Afin de commémorer cette épopée nationale, plusieurs événements et activités à caractère éducatif et culturel axés sur l’hommage à la mémoire historique sont prévus dans l’ensemble des Délégations régionales et provinciales, et des Bureaux locaux du HCAR, ainsi que dans les espaces de mémoire historique, de la résistance et de la libération, en partenariat avec les départements ministériels, les établissements publics, les instances élues et les associations de la société civile.
Pour comprendre lavaleur et l’ampleur de cet acquis, il va falloir rappeler l’accord tripartite signé, le 6 novembre 1976 à Madrid, entre l’Espagne, pays colonisateur, le Maroc et la Mauritanie, impliquée, malgré elle, par l’Assemblée générale de l’ONU auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye (CIJ). L’instance onusienne avait posé deux questions à cette Cour, dont une se rapportant à la Mauritanie et le genre de liens que sa population avait avec les territoires du Sahara marocain …
Cet accord, venu sanctionner l’avis de la CIJ, partageait nos provinces du sud, libérées grâce à la Marche Verte et à l’avis favorable de cette Cour, entre le Maroc et la Mauritanie, malgré la puissance des arguments historiques de notre pays, qui ne pouvait pas avoir plusieurs adversaires à la fois, surtout que le commun des mortels savait que la Mauritanie n’est autre qu’une création de l’impérialisme français pour la mainmise sur les minerais de fer…
La capitulation de la Mauritanie de Haidallah…
Feu SM Hassan II, pleinement conscient de la conjoncture internationale et régionale ainsi que des rapports de force du moment, avait accepté ce deal surtout que la Mauritanie était dirigée par Mokhtar Ouled Daddah, totalement acquis à la cause marocaine.
Et, pour l’Histoire, il faudra rappeler que l’Algérie n’avait pas officiellement, en 1975, de prétentions territoriales sur le Sahara marocain. Mais déjà, avec l’aide de la Libye de Kaddhafi, Boumediene avait commencé à comploter contre le Maroc, lorgnant, tous les deux, d’une façade atlantique, que le Maroc d’aujourd’hui offre généreusement et sans calculs politiciens ç des oays dy Sahel ne disposant pas de littoral, à l’instar du Mali, du Niger et du Burkina Faso …
Mais une année après la Marche Verte, les adversaires du Maroc ont vite changé de fusil d’épaule pour h »berger un pseudo-mouvement au nom duquel ils ont bâti leur bonheur.
Sachant pertinemment que la Mauritanie est le maillon faible dans cette équation régionale, le pouvoir algérien a tout misé pour mettre à genoux la Mauritanie, en envoyant des milices commettre des actes guerriers contre Nouakchott.
El Ouali Sayed, un pur Marocain, fondateur et homme fort du Polisario, y laissera sa vie, le 6 juin 1976 à Nouakchott, envoyé par Alger pour faire un coup d’Etat en Mauritanie, une fois qu’il a compris le jeu d’Alger et de la Libye et qu’il avait songé à se départir du plan séparatiste algérien…
Mais les militaires mauritaniens, lassés par les harcèlements d’Alger, par Polisario interposé mais également par des unités militaires algériennes, ont flanché et ont fini par capituler face aux attaques armées et aux appétits hégémoniques algériens.
Un putsch sera organisé, le 10 juillet 1975, pour chasser Mokhtar Ouled Daddah, jugé très fidèle au Maroc, par des militaires mauritaniens menés par un certain Khouna Ould Haidallah.
Ce dernier, avec la junte arrivée au pouvoir, estimaient qu’ils allaient avoir la paix en reniant l’accord tripartite de Madrid, qui, depuis 1976, était dans le collimateur des stratèges politiques et militaires algériens.
La capitulation mauritanienne était totale face à l’Algérie, qui avait, récompensé les putschistes par une trêve unilatérale de la part de ses mercenaires et progéniture du «polisario».
Plus encore, Alger parrainera, début août 1979, des négociations entre les putschistes mauritaniens et les éléments du mouvement séparatiste pour signer un accord de paix qui fera renoncer la Mauritanie à toute revendication territoriale sur le Sahara et mettra fin à l’accord de Madrid puisqu’elle se désengagera totalement des territoires de Oued Eddahab, que les nouveaux maîtres de Nouakchott voulaient offrir sur un plateau d’or à Alger et ses mercenaires.
La réaction de feu SM Hassan II ne s’est pas faite attendre. Les valeureuses FAR ont mis en échec le plan machiavélique algérien qui voulait que les milices du Polisario mais aussi l’armée algérienne prennent possession de cette région marocaine.
Le triomphe de l’Histoire et de la justice…
C’est dans cette logique historique que la récupération de ces territoires sahariens marocains s’inscrit. Une logique qui tient compte des rapports de forces en présence et de la force de conviction patriotique de la nation marocaine. Cela s’est vérifié, également, pour les territoires marocains de Sidi Ifni et de Tan Tan, libérés du joug colonial, en 1958, trois années après la proclamation de l’indépendance du Maroc, et ceux de Tarfaya, en 1969.
Une fois la situation militaire stabilisée sur place, le Maroc a organisé une cérémonie d’allégeance à SM le Roi Hassan II, le 14 août 1979 au palais royal de Rabat, au cours de laquelle les représentants plusieurs tribus sahraouis avaient été reçus par le Souverain défunt. Il s’agit notamment des notables sahraouis de la région de Oued Eddahab qui représentaient les tribus de Ouled Dlim, Reguibat, Aït Lahcen, Lâaroussiyine, Izarguiyine, Oulad Cheikh Maa-alaïnine, Ouled Tidrarine, Aït Bâamrane, Mohamed Salem, Bark Allah, Assikab, Tindagha, Fikart et Amghrane.
La Fête du Trône de l’année suivante, (03 mars 1980) sera symboliquement célébrée à Dakhla et sera marquée par l’allégeance des tribus marocaines venues de toutes les régions du Maroc.
L’Histoire va de l’avant…
Depuis, la date de la récupération définitive de cette région du Maroc est hautement célébrée, chaque année, en souvenir de la lutte patriotique des tribus sahraouies pour parachever l’intégrité territoriale de leur pays.
Depuis, les manœuvres contre la souveraineté marocaine sur ses provinces sahariennes, toujours objet de convoitises, n’ont pas cessé, malgré la forte dynamique que connaît la marocanité du Sahara et le soutien accru et massif de la communauté internationale.
Aujourd’hui la ville de Dakhla, en tant que capitale de cette région marocaine, jouit d’une renommée internationale incontestable et d’un développement économique et social impressionnant.
Plusieurs pays, africains et arabes mais également européens y ont choisi d’installer des représentations consulaires et culturelles.
Grâce à la volonté unanime de toute une nation.

